Développement

Débarcadère de Rutumo, fonctionnel mais non exploité

2 chambres froides d’une capacité de 12 tonnes chacune, 3 frigos d’une capacité d’1 tonne chacun sont installés depuis 2 ans au débarcadère de Rutumo. Fonctionnels, ceux-ci ne sont pas utilisés faute de manque d’investissement et d’une mauvaise organisation. Leur usage permettrait de conserver le poisson pendant 6 mois et d’augmenter la production du poisson

« Je ne vois pas ce qui bloque le fonctionnement du débarcadère. Le courant électrique est déjà installé pour faire fonctionner les chambres et les frigos. Le débarcadère détient également 10 caisses isothermiques pour garder le poisson à l’état frais », déclare Nsabimana Nkorokoro, président de la Coopérative de Gestion des Pêcheurs de Rutumo (COGEPERU), responsable en même temps du débarcadère de Rutumo.

Un objectif précis

Normalement, 2 débarcadères sont construits sur le lac Tanganyika plus précisément à Rutumo dans la commune Rumonge de la province de Rumonge et à Kabonga dans la commune Nyanza-lac de la province de Makamba comme le signale M. Nkorokoro.

Le débarcadère de Rutumo est fonctionnel il y a de cela depuis 2 ans. Il manque des investissements importants pour le faire rendre dynamique.

Pour lui, après la prise du poisson, celui-ci devrait être amené et conserver dans les chambres froides et les frigos installés dans le débarcadère. Et d’indiquer : « Un seul débarcadère parmi les deux devrait  utiliser pendant la période de pêche. Les poissons en provenance des sites ciblés de débarquement devraient être acheminés vers celui-ci ».

Il explique que pendant ce temps, d’autres sites de débarquement sont en repos pendant 2 mois. L’enjeu c’est quoi, rappelle-t-il, c’est pour que cette période les poissons se reproduisent. Et de renchérir : « Si on passe deux mois sans qu’on ne pêche pas dans un endroit, vous verrez les poissons débordant le lac invitant eux-mêmes les pêcheurs eux-mêmes à jouer leur rôle ».

Au cours de ce temps, fait remarquer M. Nkorokoro, les pêcheurs des autres sites de débarquement acheminant leurs poissons vers l’un des deux débarcadères s’occupent de la commercialisation.

Il regrette que le projet n’ait été qu’un mort-né. Pourtant, rappelle-t-il, les terrains n’ont été libéré par les pêcheurs eux-mêmes vers 2010. Les premières infrastructures comme les maisons n’ont été construites en 2012 et 2013. Il ne reste comme promu de construire les dispensaires et les établissements scolaires.

Selon lui, rien ne peut pas empêcher que le débarcadère s’occupe de la pêche et de la commercialisation du poisson.

« Deux chambres installés au débarcadère de Rutumo ont une capacité de conserver 12 tonnes de poissons, soit en tout 24 tonnes de poissons sur une période de 6 mois. Pendant ce temps, approvisionner le marché tant local qu’international en poisson est possible. 3 frigos ayant une capacité d’une tonne sont également installés », avoue le gestionnaire du débarcadère. Malheureusement, déplore-t-il, personne n’ait jamais songé à utiliser dans ce sens le débarcadère. Les pêcheurs continuent à recourir aux méthodes alcaïques de conditionnement et de conservation du poisson. Celles-ci sont le séchage et le fumage.

Toutefois, M. Nkoroko reconnait qu’un investissement important peut fait pour rendre le débarcadère dynamique. Il informer qu’un opérateur économique burundais habitant aux Etats-Unis (USA) avait commencé à utiliser le débarcadère. « Le poisson burundais avait commencé à envahir les marchés des USA. Le projet a été déboussolé par la pandémie de la Cov-19 », s’exclame-t-il.

Au niveau du débarcadère, on ne fait qu’actuellement sécher sur les claies de séchage et fumer le poisson  dans des fours.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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