Education

Déplacements scolaires: un vrai casse-tête

A la veille de la rentrée scolaire pour l’année scolaire 2025-2026, les parents sont obligés de faire face à l’actuelle flambée des prix de presque tout le matériel scolaire. Mais également, les parents, surtout ceux des milieux urbains, doivent aussi gérer une autre problématique plus ou moins complexe: celle des déplacements quotidiens de leurs enfants qui étudient loin de leurs domiciles.

Les parents, surtout ceux des milieux urbains, doivent gérer une autre problématique plus ou moins complexe: celle des déplacements quotidiens de leurs enfants qui étudient loin de leurs domiciles.

 

La rentrée scolaire pour l’année scolaire 2025-2026 est fixée au 15 septembre 2025. Les besoins scolaires tels que le matériel scolaire, les uniformes et le minerval ont connu une hausse des prix importante. Mais à cela s’ajoute la problématique des enfants qui étudient loin de leurs domiciles et qui sont obligés de se déplacer quotidiennement. Leurs parents regrettent que ce problème les stresse plus que tous les autres, car c’est un problème qu’ils doivent gérer au quotidien.

PM est une maman habitant le quartier Ruziba, commune Mugere dans la province de Bujumbura. Elle a 3 enfants qui étudient tous à l’école Saint Michel Archange de Kinanira. Au départ, il n’y avait aucun problème. « On pouvait facilement les déposer en allant au travail et les récupérer après. Avec la pénurie du carburant, nous avons été obligés de les abonner à dans un bus scolaire. Nous payons actuellement 40 mille FBu par mois et par enfant. Pour mes 3 enfants, je paie 120 mille FBu par mois, soit 360 mille FBu par trimestre », raconte-t-elle. Mais, avec la pénurie actuelle du carburant, elle regrette qu’il y ait des jours où ces bus scolaires manquent de carburant, une situation obligeant les parents à se débrouiller pour déplacer de leurs enfants.

E.I habite à Ngagara et ses enfants fréquentent une école se trouvant au centre-ville. Chaque mois, elle paie pour son enfant 200 mille FBu par mois, soit 600 mille FBu par trimestre, auprès d’un taximan qui se charge de le déplacer. Pour elle, ces frais sont exorbitants, surtout que cela vient s’ajouter à d’autres dépenses scolaires. « L’éducation des enfants devient de plus en plus un fardeau. Mais on est obligé de le porter pour éviter d’hypothéquer la vie de nos enfants », dit-elle.

Les enfants en paient cher

Face à cette situation, PM regrette que certains parents soient contraints de recourir à des écoles proches de leurs domiciles sans toutefois se soucier de la qualité de l’éducation qu’ils y reçoivent. « C’est dommage de voir la vie de ses enfants hypothéquée juste à cause de la pénurie du carburant », dit-elle.

Ce problème de déplacement a également engendré un autre phénomène qui n’est pas des moindres: le mauvais embarquement. Dans ce désespoir des parents, parfois, pour eux, l’important est qu’ils trouvent des chauffeurs qui acceptent de déplacer leurs enfants, leur sécurité étant le cadet de leurs soucis. Les bus scolaires sont souvent débordés: un bus qui ne devrait pas dépasser 35 passagers transporte parfois jusqu’à 60 enfants voire plus. Le taximan qui déplace l’enfant de E.I transporte 10 autres enfants dans une voiture de marque Succeed. Pour PM, cela montre à quel point le désespoir des parents est devenu plus aigu. « Actuellement, le plus grand souci est d’avoir celui qui accepte de déplacer les enfants. C’est à prendre ou à laisser. Si tu y mets des caprices en disant qu’ils sont nombreux, c’est toi qui souffres dans le déplacement de ton enfant. On les met dans les mains du Seigneur, c’est tout ce qu’on peut faire », dit-elle.

A propos de l'auteur

Florence Inyabuntu.

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