Développement

Des espaces commerciaux pour optimiser le rail

Le Burundi s’est déjà préparé à tirer profit du chemin de fer à écartement standard (SGR) qui le reliera à la Tanzanie et à la RDC conformément au calendrier de développement du secteur des transports verts. Il a mis en place ou prévoit de mettre en place des espaces commerciaux internationaux tels que des ports secs et des marchés.

Pour tirer profit du chemin de fer à écartement standard (SGR), le pays a mis en place ou prévoit de mettre en place, des espaces commerciaux internationaux tels que des ports secs et des marchés.

 

Selon Omer Niyonkuru, secrétaire permanent au ministère des Infrastructures, des Logements sociaux, des Transports et de l’Equipement, le pays s’est déjà préparé à tirer profit du chemin de fer, notamment en matière de spatialisation des activités économiques.

Il indique que le pays a déjà mis en place des ports secs, dont celui de Gitega. M. Niyonkuru ajoute également que le Burundi a prévu d’aménager un marché d’intérêt régional, notamment à Ngozi.

Et de renchérir : « Tous ces espaces sont réservés à l’activité commerciale. »

Il a fait cette déclaration au moment où les principaux éléments du rapport intérimaire n°1 du projet tripartite du chemin de fer électrifié à écartement standard (SGR), Phase III, ont été validés. Cela s’est déroulé lors d’une réunion tenue début novembre 2025 à Kindu, dans la province du Maniema en République Démocratique du Congo (RDC).

Les éléments validés portent sur la demande de trafic, l’exploitation ferroviaire et les études énergétiques.

La phase III correspond au tronçon Gitega–Bujumbura–Uvira–Kindu

La phase III du projet de construction du chemin de fer électrifié à écartement standard (SGR) porte sur le tronçon Gitega – Bujumbura (Burundi) – Uvira – Kindu (République Démocratique du Congo) d’une longueur totale de 824 km.

Dans le cadre de cette étape, les experts du Burundi et de la RDC se sont réunis à Kindu du 3 au 5 novembre dernier pour une mission d’évaluation visant à finaliser les six rapports relatifs aux études de faisabilité.

C’est Maître Flory Okandju, Secrétaire Exécutif du Corridor Central qui a présidé les réunions du Comité technique et du Comité de pilotage consacrées aux études de faisabilité et d’ingénierie préliminaire du SGR.

Au cours de ces séances, les éléments clés du rapport intérimaire n°1, notamment la demande de trafic, l’exploitation ferroviaire et les études énergétiques ont été examinés et validés.

La conduite des études de faisabilité et d’ingénierie préliminaire est assurée par la firme canadienne CPCS–Zutari pour un coût global de plus de 3 millions USD. La RDC a déjà réglé, depuis avril 2025, l’intégralité de sa quote-part s’élevant à plus de 2 millions USD.

De l’abstrait vers le concret

« Les rapports sur les études de faisabilité de CPCS-Zutari permettront de voir par où le chemin de fer va passer, le coût de ce projet et sa viabilité économique », a déclaré Maître Flory Okandju, Secrétaire Exécutif du Corridor Central. Il était en mission dans le pays au mois de septembre dernier pour rencontrer les officiels burundais afin d’évoquer l’état d’avancement des projets coordonnés par cette organisation interrégionale regroupant sept pays membres dont le Burundi. C’est cette même organisation qui est chargée de coordonner le projet tripartite de construction du chemin de fer.

Me Flory Okandju a signalé qu’il y a des rapports qui ont déjà été validés par les gouvernements du Burundi et de la RDC. Pour lui, la construction est physique. Les gens peuvent voir la partie du chemin de fer construite à Musongati, là où on passe à la matérialisation du projet.

En ce qui est du deuxième lot, explique-t-il, nous sommes encore dans l’abstrait. « Ce sont les études. Il n’y a que les experts qui savent voir, qui savent toucher, qui savent palper, manipuler les rapports. Ce n’est pas encore visible au niveau de la population », fait remarquer le Patron du Corridor Central avant de signaler qu’une fois le rapport validé, on passera aux étapes supérieures de mobilisation des fonds, puis à la construction.

« A ce moment-là, les choses concrètes et palpables pourront être visibles par la population », martèle-t-il.

A la même occasion, le Secrétaire Exécutif du Corridor Central a participé à la 2ème édition de la conférence sur les mines, l’énergie et les infrastructures de la province du Maniema, à Kindu. Il y a présenté l’état d’avancement du projet de chemin de fer tripartite électrifié à écartement standard (SGR) reliant la Tanzanie, le Burundi et la RDC tout en mettant l’accent sur la phase III concernant le tronçon Gitega–Bujumbura–Uvira–Kindu.

Maître Flory Okandju a également rencontré S.E. le Dr Déo Mwapinga, Secrétaire Général du Forum des Parlements de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (FP-ICGLR). Ils ont échangé sur les synergies potentielles entre le Corridor Central et l’ICGLR en vue de renforcer la coopération régionale et de promouvoir le développement des infrastructures comme catalyseur de la transformation économique des pays membres.

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A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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