Les accords de prêt entre la République du Burundi et le Fonds Saoudien pour le Développement (FSD) ainsi que la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) relatif au financement du projet de construction de la route nationale nº3 Bujumbura-Nyanza-Lac, tronçon Rumonge-Nyanza-lac ont été adoptés par l’Assemblée Nationale vendredi le 11 janvier 2019. Le coût total des travaux est évalué à 119 milliards de FBu
Les parlementaires ont adopté les accords de prêt entre la République du Burundi et le FSD ainsi que la BADEA relatif au financement du projet de construction de la route nationale nº3 Bujumbura-Nyanza-Lac, tronçon Rumonge-Nyanza-lac. La construction de cette route de 52 km rentre dans la droite ligne de la politique du gouvernement du Burundi d’une part et de la Communauté Est Africaine d’autre part en matière de développement du secteur des transports, a indiqué Jean Bosco Ntunzwenimana, ministre des Transports, des Travaux publics, de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire le 10 janvier 2019 aux honorables députés du Burundi. Elle vise la remise en état, la modernisation et l’entretien du réseau routier, particulièrement les corridors à vocation régionale.

Ir Jean Bosco Ntunzwenimana, ministre des Transports, des Travaux Publics, de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire : «La construction de cette route de 52 km rentre dans la droite ligne de la politique du gouvernement du Burundi d’une part et de la Communauté Est Africaine d’autre part en matière de développement du secteur des transports»
Les objectifs du projet
Selon Ntunzwenimana, cette stratégie du gouvernement vise le désenclavement régional et national du pays en donnant la priorité aux corridors Nord, Central et Sud permettant de désenclaver le Burundi et de relier le Burundi aux différents ports des pays voisins. Les principaux objectifs du projet sont entre autres la stimulation des échanges commerciaux internationaux entre les pays de la sous –région en favorisant l’intégration régionale, le désenclavement des zones rurales situées le long de l’axe et dans sa zone d’influence et la valorisation du potentiel touristique et de pêche du lac Tanganyika. Selon toujours Ntunzwenimana, c’est aussi la préservation du patrimoine routier existant par la réhabilitation des routes ayant subi des dégradations importantes et l’amélioration des conditions de vie de la population en facilitant l’accès aux services sociaux de base (éducation, santé,…). Et d’ajouter la réduction des coûts de transport, notamment celui des produits agricoles vers les principaux centres de transformation et de commercialisation et l’amélioration de la sécurité routière.
Ntunzwenimana a rassuré les parlementaires que pour des raisons d’harmonisation avec les caractéristiques de la liaison multinationale, la route est dimensionnée pour permettre une vitesse de référence de 80 km/h et une plateforme de 10 mètres de largeur dont 7 mètres de chaussée et 1,50 mètres d’accotements de part et d’autre de la chaussée. En agglomération, la route est dimensionnée pour permettre une vitesse de référence de 60 km/h et une plateforme de 11 mètres dont 7 mètres de la chaussée et 2 mètres d’accotements ou trottoirs de part et d’autre. La route aura une structure de chaussée comprenant une couche de fondation en grave naturelle sélectionnée de 30 centimètres d’épaisseur, une couche de base en grave concassée de 20 centimètres d’épaisseur ainsi qu’un revêtement en béton bitumeux de 5 centimètres d’épaisseur et monocouche pour les accotements.
Qui sont les bailleurs ?
Ntunzwenimana a indiqué que le coût total estimé du tronçon Rumoge-Nyanza-lac est de 119 milliards de FBu. Les requêtes de financement avaient été adressées aux quatre bailleurs qui sont la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) avec 15 millions USD, le Fonds Saoudien de Développement (FSD) avec 15 millions USD, le Fonds de l’OPEP pour le Développement International (OFID) avec 20 millions USD, le Fonds Koweitien de Développement Economique Arabe(FKDEA) avec 15 millions USD . La part du Gouvernement étant estimée à 3 millions USD.
Quid de leurs exigences ?
|
Bailleurs |
Montant du prêt en millions d’USD |
Durée de maturité |
Période de grâce |
Taux d’intérêt |
|
BADEA |
15 |
27 ans |
7 ans |
2% |
|
FSD |
15 |
30 ans |
10 ans |
1% |
|
FKDEA |
15 |
27 ans |
5 ans |
2% |
|
OFID |
20 |
20 ans |
5 ans |
2% |
Néanmoins, Ntunzwenimana fait savoir que ces bailleurs ont impose au gouvernement les conditionnalités suivantes.
La durée d’exécution du projet est estimée à 56 mois dont 20 mois pour la préparation du projet et 36 mois pour l’exécution des travaux.




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