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Le deuxième Plan National Semencier financé par l’IFDC/PSSD validé

La validation du deuxième Plan National Semencier (PNS) financé par le Centre International pour la fertilité des sols et le Développement du secteur agricole (IFDC) à travers son projet PSSD a eu lieu vendredi le 22 avril 2022. Cet outil actualisé permettra d’orienter les interventions dans le secteur semencier conformément aux réalités actuelles et aux directives des instances habilitées   

« C’est dans un cadre de collaboration que nous nous sommes réunis pour valider le PNS, deuxième édition. Un plan dont l’élaboration a été financée par l’IFDC/PSSD. La nouvelle édition intervient 12 ans après l’élaboration et la validation du PNS, première édition en 2009 et qui a affiché de bons résultats, mais qui ne reflétait plus les réalités du moment », a déclaré   Micaël BEUN, représentant pays de l’IFDC au Burundi. L’existence de ce document permet la création d’un climat d’affaires favorable sur tous les maillons de la chaîne de valeur de la filière semencière. Ce qui permet l’augmentation de la production agricole.

Présent au Burundi depuis 2006, soit plus de 15 ans au service de l’amélioration de la sécurité alimentaire, M. Micaël BEUN explique qu’IFDC œuvre dans la vision d’avoir des sols sains et des plantes saines. Ceux-ci étant des leviers pour assurer le mécanisme pour la sécurité alimentaire.

Micaël BEUN représentant pays de l’IFDC au Burundi : « L’IFDC œuvre dans la vision d’avoir des sols sains et des plantes saines ».

Une multitude d’interventions

IFDC ne finance pas seulement la validation des PNS. Par ailleurs, renchérit le représentant pays de l’IFDC au Burundi, le centre exécute deux projets, un sur la thématique de la fertilité du sol et un autre sur la thématique semencière.

Avec par exemple la thématique semencière, le projet en cours d’exécution s’appelle Private Seed Sector Development (PSSD). « Démarré en 2018, PSSD est pour le moment dans sa dernière phase. et cela jusqu’en 2022 », fait remarquer M. Micaël BEUN. C’est un projet financé par l’ambassade des Pays-Bas au Burundi et qui vise à augmenter les productions et les revenus de 178 mille ménages agricoles. Cela à travers le développement du secteur semencier et la promotion des entrepreneurs semenciers privés.

Au cours de l’année 2021, IFDC à travers le projet PSSD, a appuyé financièrement 78 partenaires privés.

Et de poursuivre : « L’IFDC coopère également avec l’Institut des Sciences Agronomiques du Burundi (ISABU) dans la production du matériel première génération et avec l’Office National de Contrôle et de Certification des Semences (ONCCS) pour la certification, l’emballage et l’homologation des variétés ». 

Cela sans oublier la collaboration avec le Collectif des Producteurs des Semences au Burundi (COPROSEBU) pour la professionnalisation du secteur privé et la collaboration avec la Direction en charge de la Promotion des Filières Agricoles et des Produits Forestiers Non Ligneux (DPFAPFNL) pour assurer un environnement favorable aux affaires… 

La disponibilité des semences de qualité et en quantité suffisante, une condition sine qua none

Emmanuel Ndorimana, secrétaire permanent au ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage et président de la Commission Nationale Semencière précise que le secteur agricole est considéré comme le garant de la sécurité alimentaire.  

« Il est aussi le poumon de l’économie nationale et familiale et le moteur de la croissance des autres secteurs de la vie nationale », explique-t-il.

Or, rappelle M.Ndorimana,  pour accroître la production agricole, la disponibilité des semences de qualité en quantités suffisantes s’avère nécessaire. Et d’éclairer : « L’utilisation de la bonne semence est la base de l’augmentation de la production agricole ». 

Il informe que dans le but d’augmenter la production agricole, le gouvernement via le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage a mis en place le programme national de subvention des engrais et le programme national de subvention des semences. Ce qui facilite l’accès des agriculteurs aux intrants de base.

Emmanuel Ndorimana, secrétaire permanent au ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage et président de la Commission Nationale Semencière : « Pour accroître la production agricole, la disponibilité des semences de qualité en quantités suffisantes s’avère nécessaire ».

« Suite aux différents efforts entrepris par le gouvernement au cours des 12 dernières années du PNS, 1ère édition de 2009 dont la mise en place a été financée le PAIOSA, des progrès ont été enregistrés dans le secteur semencier. Beaucoup d’investisseurs privés ont déjà manifesté l’intérêt d’investir dans ce secteur que ce soit dans le domaine de la recherche ou dans le domaine de l’entrepreneuriat. Cela pour produire des semences de qualité », se réjouit M.Ndorimana.

Un nouveau PNS doté de nouvelles orientations basées sur des outils stratégiques dont l’actualité est avérée

Dr Ir Willy Irakoze, consultant qui a élaboré le PNS, deuxième édition indique que le PNS, première édition donnait des orientations pouvant structurer le secteur semencier, notamment la mise en place des institutions qui coordonnent et réglementent le secteur semencier.

« Il proposait d’impliquer davantage le secteur privé dans la production et la commercialisation des semences. Tout cela a été réalisé », confirme-t-il.

Toutefois, martèle Dr Ir Irakoze, il y a eu beaucoup de changements 12 ans après. « C’est pourquoi le PNS, deuxième édition tient compte des évolutions et des nouveaux outils stratégiques dont dispose le pays, notamment le Plan National pour le Développement (PND 2018-2027), le Document d’Orientations de la Politique Environnementale Agricole et d’Elevage, les Objectifs de Développement Durable (ODDs).

Des pistes pour améliorer le secteur semencier

Dr Ir Irakoze propose d’actualiser tous les textes règlementaires régissant le secteur semencier (la loi semencière ainsi que les différents décrets et ordonnances), renforcer les structures impliquées dans la règlementation semencière en moyens humains, matériels et financiers, restructurer l’ONCCS…

« Le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage devrait revoir la décision de cession du domaine foncier de l’ISABU ou attribuer à l’ISABU de nouvelles parcelles ayant une superficie équivalente à celle cédée ou concédée. Cette institution devrait être dotée de nouvelles parcelles de production des semences dans chaque région naturelle du Burundi afin de faciliter les agriculteurs à accéder aux semences améliorées, le pourvoir d’un budget revu à la hausse et de fonds destinés à sa modernisation », insiste le consultant.

Dr Ir Willy Irakoze, consultant qui a élaboré le PNS deuxième édition : « Celui-ci tient compte des évolutions et des nouveaux outils stratégiques dont dispose le pays, notamment le Plan National pour le Développement (PND 2018-2027), le Document d’Orientations de la Politique Environnementale Agricole et d’Elevage, les Objectifs de Développement Durable (ODDs) ».

 Dr Ir Irakoze convie à appuyer les entrepreneurs afin qu’ils deviennent des centres d’excellence produisant à grande échelle les plants de bananier et les semences de maïs hybride et de multiplier les semences de premières générations. Ce qui permettra à l’ISABU de concentrer les efforts sur d’autres cultures d’importance capitale.

Pour lui, il faut faciliter les multiplicateurs des semences à accéder aux crédits et aux assurances agricoles. 

Et de poursuivre : « Les semences de qualité ne suffisent pas à elles seules pour arriver à une bonne production agricole. Ce qui fait que le gouvernement devrait mettre en place des structures assez solides pour être capables de bien contrôler la qualité d’autres inputs comme les fertilisants et les produits phytosanitaires. Ceux-ci devraient être disponibles à temps et facilement accessibles aux agriculteurs ». 

Il recommande aux agriculteurs de mieux garder leurs stocks à l’abri de la pluie, de l’humidité, des insectes et autres animaux nuisibles, de la chaleur excessive…et même des vols en attendant l’écoulement de la production. 

Il les invite aussi à mieux gérer l’approvisionnement des stocks en tenant compte des normes de stockage et de conservation des semences. Ce qui constituera une valeur ajoutée pour rendre meilleur le secteur semencier.  Il en est de même de la proposition aux clients des semences de bonne qualité.

Les producteurs des semences devraient se regrouper en coopératives pour avoir les moyens de traiter et de conditionner les semences avant de les distribuer à petite échelle via les points de vente créés dans les différents coins du pays. 

D’après Dr Ir Irakoze, il est souhaitable d’organiser des unités centrales de production de semences et de vente des intrants agricoles dans chaque province pour desservir les unités auxiliaires. Ce qui limiterait les frais de transport et les pertes de temps.

« Le secteur semencier devrait être organisé de manière à augmenter sensiblement le volume annuellement produit afin de générer un excédent à exporter pour amener les devises au pays », rassure-t-il.

Selon Dr Ir Irakoze, l’idéal serait que la plupart des producteurs soient conscientisés sur le rôle des semences certifiées afin qu’ils quittent progressivement le secteur informel pour le secteur formel. Les services publics qui gèrent la production semencière devraient mettre en place des stratégies visant à règlementer la coexistence des secteurs semenciers formel et informel.

L’élaboration du PNS, deuxième édition s’est déroulée en 4 étapes, à savoir : l’évaluation de l’ancien PNS, le recrutement d’un consultant pour élaborer le draft du nouveau PNS, la lecture du draft par un comité de lecture et la validation du PNS, deuxième édition. Cette deuxième édition du Plan National Semencier a été commanditée lors d’une retraite tenue à Kayanza du 5 au 9 juillet 2021 qui a réuni les experts et les acteurs clés du secteur semencier burundais.

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Journal Burundi Eco.

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