Education

Difficiles préparatifs de la rentrée scolaire à Cibitoke

La pauvreté qui sévit sur la colline Rukana I, commune Rugombo de la province de Cibitoke au Nord-Ouest du pays ne facilite pas les bons préparatifs de la rentrée scolaire 2022-2023. Cela au moment où la rentrée scolaire est fixée au 12 septembre. Les habitants de cette localité lancent un cri d’alarme.

Les habitants de la colline Rukana I, commune Rugombo dans la province de Cibitoke estiment qu’une aide en matériels scolaires ou en nourriture peut les aider à mieux débuter l’année scolaire.

   

Selon Léa Ndayahundwa, mère de 6 enfants et habitant la colline Rukana I, commune Rugombo dans la province de Cibitoke, les bons préparatifs de la rentrée scolaire sont conditionnés par la bonne production.

«Une partie de la production est vendue pour se procurer par après ce dont on a besoin. Une autre partie de la production est consommée», informe-t-elle.

Avec la fin de la saison culturale B, témoigne Mme Ndayahundwa, la moisson n’a pas été bonne. « Le soleil a frappé de plein fouet les champs de la colline Rukana I », déplore-t-elle. Pour le moment, si je parviens à encaisser de l’argent, je m’en sers pour approvisionner le ménage en quoi se mettre sous la dent, continue cette trentenaire dont le mari est travailleur saisonnier à Bujumbura dans la capitale économique.

De plus, indique-t-elle, les sources de revenus ne sont plus rémunératrices. Une portion de champs de 5 mètres sur 10 mètres qu’on labourait autrefois pour 12 mille FBu est labourée pour le moment à 8 mille FBu.

Pour Mme Ndayahundwa, un parent qui a trois enfants préfère envoyer seulement deux à l’école afin d’éviter les dépenses y relatives. 

Par ailleurs, s’inquiète-t-elle, même le matériel scolaire est cher. Et de faire remarquer : « Un cahier de 100 feuilles s’achète ici à la colline Rukana I à 2500 FBu, soit plus du prix d’1 kg de haricot. Celui-ci est fixé à        2 000 FBu ». Et Claude Hatungimana, père de 5 enfants de la compléter: « Pour que nos enfants débutent l’année scolaire dans de bonnes conditions, nous avons besoin d’une aide en matériels scolaires. Pourquoi pas en nourriture ! ».

Les conditions ne sont pas réunies pour débuter l’année scolaire 2022-2023 en toute quiétude

Carême Bizoza, gouverneur de la province de Cibitoke déclare qu’on ne peut pas confirmer que les salles de classe et les enseignants sont en effectifs suffisants. Toutefois, précise-t-il, le ministère de l’Education et de la Recherche Scientifique a arrêté des stratégies pour faire face à cela.

« Les salles de classe de même niveau qui accueilleront peu d’apprenants vont se compléter pour former une seule classe. Ce qui va libérer des espaces. Les enseignants seront mutés des établissements qui en sont pourvus vers les établissements qui n’en ont pas. En cas de besoin, on va se rabattre sur les enseignants vacataires », explique M.Bizoza. 

Le gouverneur de la province de Cibitoke avoue qu’il existe des abandons scolaires liés à la mauvaise volonté des apprenants qui ne veulent pas fréquenter l’école. 

Il rassure sans donner les statistiques que les abandons scolaires liés aux grossesses non désirées ont diminué. Ce qui a été fait pour les diminuer a été qu’une fille engrossée doit dénoncer l’auteur de la grossesse. Au cas contraire, c’est le directeur de l’établissement fréquenté par cette fille qui doit se justifier.

M.Bizoza annonce que le Centre d’Education pour Sourds et Muets de Karurama dans la commune Rugombo de la province de Cibitoke ne va pas fonctionner cette année scolaire comme prévu dans les planifications. Celui-ci est construit en deux niveaux avec une quinzaine de salles de classe. « Le centre nécessite encore des travaux de finissage », poursuit-il.

Le patron de la province de Cibitoke conclut en mettant en garde les commerçants qui spéculent sur le prix du matériel scolaire et exige le respect du prix fixé par le gouvernement.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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