La hausse des prix du carburant frappe plusieurs pays de l’East African Community (EAC), notamment la Tanzanie et le Rwanda, dans un contexte de tensions sur le marché international liées au conflit au Moyen-Orient. Tandis que les gouvernements ajustent les prix à la pompe, certaines autorités adoptent aussi des mesures d’austérité pour limiter la consommation. Mais le Burundi affirme, pour l’instant, maintenir ses tarifs inchangés.

Le Burundi n’a pas encore ajusté à la hausse les prix du carburant, contrairement au Rwanda et à la Tanzanie, dans un contexte de flambée mondiale liée à la guerre en Iran.
Le régulateur tanzanien de l’énergie a annoncé une augmentation de 33% du prix de l’essence, effective depuis le 1er avril 2026. Le litre est ainsi passé de 2864 shillings tanzaniens à 3820 shillings, une hausse attribuée à la flambée des prix mondiaux du carburant, elle-même liée aux tensions au Moyen-Orient.
Dans ce contexte, la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a annoncé une mesure symbolique d’austérité : la réduction drastique de son cortège officiel. Désormais, les déplacements présidentiels se feront avec un dispositif limité, incluant un seul bus pour les membres de la délégation en plus de l’escorte et d’un véhicule de secours. « A partir d’aujourd’hui, où que j’aille, tous les responsables voyageront ensemble dans un seul bus », a-t-elle déclaré lors d’une cérémonie officielle, rappelant qu’il était auparavant courant de voir des cortèges de plus de 30 véhicules.
Au Rwanda, nouveaux tarifs et appel à la sobriété énergétique
Le Rwanda Utilities Regulatory Authority (RURA) a également annoncé une révision à la hausse des prix des carburants. Le litre d’essence passe à 2303 francs rwandais contre 1989 francs rwandais auparavant, tandis que le diesel atteint 2205 francs rwandais contre 1948 francs rwandais précédemment. Selon l’autorité de régulation, cette hausse reflète les tendances du marché international et vise à atténuer les effets des fluctuations mondiales.
Dans son communiqué du 3 avril 2026, le régulateur a encouragé la population à adapter ses habitudes : planifier les déplacements, privilégier les transports en commun et limiter les trajets non essentiels afin de réduire la consommation de carburant.
Au Burundi, des prix stables, mais aussi des inquiétudes sur l’avenir
Contrairement à ses voisins, le Burundi n’a pas encore procédé à une révision des prix du carburant. Interrogé sur la situation régionale et les risques d’un impact local, le secrétaire général et porte-parole du gouvernement, Jérôme Niyonzima, a appelé les citoyens au calme lors d’une émission publique des porte-paroles des différentes institutions tenues à Kayanza le 27 mars 2026. Il a assuré que l’Etat continuerait à garantir l’approvisionnement en carburant même en cas de tensions internationales, en adaptant les mécanismes d’importation si nécessaire.
De son côté, le ministre ayant les hydrocarbures dans ses attributions, Hassan Kibeya, a confirmé à nos confrères de Yaga que les prix n’ont pas été modifiés pour le moment. « Nous avons un fournisseur et les prix n’ont pas encore augmenté. Si cela devient nécessaire, nous ajusterons, mais ce sera en dernier recours », a-t-il déclaré.
Officiellement, les prix du carburant au Burundi restent donc inchangés depuis la dernière hausse intervenue en octobre 2023, avec un litre d’essence fixé à 4000 BIF et un litre de gasoil à 3925 BIF à Bujumbura.




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