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Document de Programme Pays 2019-2023 : Plus de 200 millions USD seront mobilisés pour sa mise en œuvre

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) sous le leadership du ministère Burundais des Finances, du Budget et de la Coopération au Développement Economique a organisé du 24 au 26 septembre 2019 un atelier d’opérationnalisation du Document de Programme Pays (Country Programme Document – CPD) 2019-2023. C’était une occasion pour tous les partenaires de tous les secteurs d’activité de trouver ensemble des mesures pour atteindre les objectifs du CPD

« Les Objectifs de Développement Durables (ODD) à l’horizon 2030 constituent un plan intégré pour éliminer la pauvreté, préserver l’environnement et garantir à toutes les populations une vie prospère dans un climat de paix. Le rôle du PNUD dans la mise en œuvre de cette feuille de route globale est défini dans son plan stratégique 2018-2021 et a pour objectif d’aider les gouvernements et les différents acteurs à entreprendre et à accélérer les efforts nécessaires pour atteindre ces objectifs », a souligné Mme Nicole Flora Kouassi, Représentante Résidente du PNUD au Burundi dans son allocution d’ouverture de l’atelier. Selon elle, le PNUD a élaboré son Document de Programme Pays qui est le cadre de coopération programmatique entre le PNUD et le Burundi pour la période 2019-2023. Ce document a été validé en janvier 2019 lors de la session du conseil d’administration du PNUD à New York. Il est la contribution du PNUD à la mise en œuvre du cadre de coopération des Nations Unies pour l’atteinte des ODD au Burundi (UNDAF 2019-2023) lui-même intégrant pleinement les axes prioritaires et stratégiques du Plan National de Développement du Burundi (PND 2018-2027).

Mme Flora Kouassi : « L’enveloppe allouée à ce programme est d’environ 200 millions USD pour une période de 5 ans. Sur les 200 millions USD, environ 45 % de ces ressources seront mobilisées par le gouvernement auprès de tous les partenaires financiers et diverses institutions et 55 % sont déjà mobilisés par le PNUD et ses partenaires qui nous donnent des appuis financiers »

Quant à Mme Marie Salomé Ndabahariye, secrétaire permanent au ministère des Finances, elle fait savoir que le PNUD a voulu, en organisant cet atelier, mettre à jour son programme à tous les acteurs nationaux en collaboration avec les autres agences du Système des Nations Unies afin d’analyser ensemble et d’analyser ensemble si le document est en droite ligne avec le PND 2018-2027. « Dans le cadre de la gestion des catastrophes par exemple, le Burundi pourra bien en bénéficier parce que nous ne sommes pas épargnés par les conséquences du changement climatique. Nous avons vécu le cas dans le quartier de Gatunguru où les pluies diluviennes ont dévasté la zone et des vies humaines y ont péri. A ce moment, quand il arrive des cas pareils, si le PNUD intervient dans la restauration et l’intervention rapide, c’est un grand intérêt pour le pays. Il y a beaucoup de cas où le PNUD intervient aux côtés du gouvernement à travers divers appuis à la population », a-t-elle affirmé.

Le PNUD se mobilise pour la mise en œuvre du PND aux côtés du Burundi

Le CPD 2019-2023 a été élaboré en étroite collaboration avec le gouvernement du Burundi en liaison avec le PND à travers le cadre de coopération des Nations Unies pour le développement qui se focalise sur trois priorités, à savoir : l’accès à des revenus substantiels pour les populations les plus vulnérables, l’amélioration des services judiciaires, administratifs, sanitaires et la gestion des catastrophes, l’environnement et les changements climatiques.

« L’enveloppe allouée à ce programme est d’environ 200 millions USD pour une période de 5 ans. Sur les 200 millions USD, environ 45 % de ces ressources seront mobilisées par le gouvernement auprès de tous les partenaires financiers et diverses institutions et 55 % sont déjà mobilisés par le PNUD et ses partenaires qui nous donnent des appuis financiers », a fait savoir Mme Kouassi avant d’ajouter que les ressources de ce programme quinquennal sont liées aux priorités stratégiques du CPD et que l’atelier est une étape essentielle dans la mise en œuvre de ce Document de programme pays qui va permettre de définir les modalités et le cadre du mécanisme institutionnel et opérationnel,  mais aussi de coopération qui permettra sa mise en œuvre. « Ces mécanismes sont partagés avec les partenaires, les institutions et différents ministères avec lesquels nous travaillons qui sont des parties prenantes à l’atelier, mais aussi les Agences des Nations Unies qui collaborent avec le PNUD et les ONGs locales qui sont récipiendaires des fonds du PNUD. Les trois jours ont permis de réfléchir sur les mécanismes d’opérationnalisation de sa mise en œuvre et de sa gestion », a martelé Mme Kouassi

Six domaines de définition des projets pour la mise en œuvre du CPD

Sur la base des résultats que nous avons atteints dont les projets et programmes définis, deux étapes ont été suivies, à savoir : les projets qui donnent plus de détails sur les interventions qui vont se faire, la deuxième étape essentielle sera le processus de mobilisation des ressources. « A part les ressources déjà disponibles, le PNUD a encore besoin de ressources en provenance de certains partenaires avec lesquels nous sommes en négociation. L’exercice de mobilisation des ressources doit s’étendre à d’autres partenaires et il va nous permettre de définir avec la partie nationale ce qui est nécessaire pour mettre en œuvre le CPD et d’approcher les partenaires pour une mobilisation effective des ressources. Au fur et à mesure que la mobilisation des ressources sera en cours, nous essayerons aussi de mettre en œuvre ce que nous avons défini », a indiqué Mme la Représentante Résidente du PNUD au Burundi.

L’atelier sur l’opérationnalisation du Programme Pays a été caractérisé par des travaux techniques dans les groupes pour spécifiquement appuyer l’analyse situationnelle du portefeuille actuel du Bureau ; procéder à la structuration des projets/programmes issus des thématiques/domaines d’interventions approuvées par priorité stratégique à travers la cartographie des projets du portefeuille. Il a été aussi question d’engager des réflexions sur la stratégie de partenariat, de mobilisation des ressources et de communication ainsi que la suggestion des améliorations des pratiques au regard du nouveau Manuel de Procédures des Programmes et des Projets du PNUD.

Des idées de projets ont été soulevées pour la mise en œuvre effective du CPD 2019-2023

A l’issue des travaux, des propositions de solutions innovantes pour une mise en œuvre efficace et efficiente du CPD ont été faites.  Il s’agit des six portefeuilles qui s’alignent sur les trois priorités du CDP, à savoir : le développement des moyens de subsistance ruraux non agricoles, le meilleur accès aux services administratifs et la résilience au changement climatique ainsi que la protection de l’environnement.

Les participants à l’atelier apprécient les démarches du PNUD d’associer tous les intervenants pour que le CPD soit une réussite.

Pour la première priorité, l’autonomisation des femmes, des jeunes et leur réintégration durable a été mise en avant avec des projets comme l’appui à l’autonomisation socio -économiques des femmes, la formation, l’encadrement et l’insertion socio-économique des jeunes ainsi que l’accélération du développement communautaire (réhabilitation des pistes d’accès, emplois, petites entreprises)

Sur la seconde priorité, les participants ont prôné un accès équitable aux énergies renouvelables et l’allégement des travaux des femmes à travers l’accès aux services énergétiques et hydrauliques ainsi qu’aux services énergiques ruraux pour la résilience de la population au Burundi

Sur l’amélioration de la résilience au changement climatique, la protection de l’environnement et la résilience au changement climatique ont attiré l’attention des participants. Des projets tels que la gestion durable de la biodiversité, l’appui à la réduction des catastrophes naturelles et à la résilience communautaire, l’éducation communautaire sur la protection de l’environnement, la réduction des GES par le reboisement à grande échelle et le développement des énergies renouvelables.

Des échanges fructueux qui ont satisfait les participants

« Nous venons de passer trois jours en train d’échanger sur le programme tracé par le PNUD en collaboration avec le gouvernement dans différentes institutions et ministères. Il y a un programme d’appui à l’amélioration de l’accès aux services administratifs, judiciaires, sanitaires…Les techniciens que nous sommes allons nous y atteler pour éclater ce qui a été repris dans le document final que nous venons d’approuver ensemble. C’était un travail participatif et nous allons voir concrètement comment mettre en œuvre tout ce qui a été dit au cours de ces échanges. Nous ne doutons pas que cela va démarrer comme il est stipulé dans le document », a fait savoir Gaston Hakiza, recteur de l’École Nationale d’Administration (ENA) tout en appréciant cette démarche du PNUD d’associer tous les intervenants tant nationaux qu’internationaux pour que le CPD soit une réussite. Le PNUD nous a aidé à produire ce document qui est aussi le nôtre et qui vient en appui technique et financier dans différents domaines, notamment au niveau du renforcement des capacités de l’administration publique burundaise.

Dans son mot de clôture, Mme Kouassi a indiqué que les résultats de cet atelier permettront d’affiner les interventions programmatiques qui découlent du CPD, de définir les mécanismes de coopération avec différents partenaires, d’avoir une idée claire des mécanismes à l’interne du PNUD, mais également avec le ministère des Finances, du Budget et de la Coopération au Développement Economique sur les mécanismes de suivi, de mise en œuvre et d’évaluation du processus du CPD.

D’ici à la fin de l’année 2023, les femmes et les hommes de tous âges et des groupes particulièrement vulnérables ont accès aux services des institutions garantissant la responsabilité, la paix, l’égalité des genres, la justice et le respect des droits humains de manière efficace, indépendante et transparente.

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Journal Burundi Eco.

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