Société

DPDFS de Cibitoke, un loup édenté

La Direction Provinciale de Développement Familial et Social (DPDFS) est une institution indispensable dans le développement communautaire de la province de Cibitoke. Pourtant, cette institution nantie de beaucoup de missions enregistre des manquements sur les plans financiers, matériels et humains. Augustin Niyonkuru, responsable-adjoint de la DPDFS de Cibitoke suggère d’appuyer les actions de cette institution 

La Direction Provinciale de Développement Familial et Social (DPDFS) de Cibitoke fait face à de nombreux défis dans l’accomplissement de ses nombreuses missions. Le périmètre d’intervention de cette institution dans la province Cibitoke s’étend sur 131 collines réparties dans 6 Communes qui composent cette province.

Pourtant, elle souffre d’une insuffisance du personnel. Comme dans toutes les autres provinces, la structure dirigeante de la DPDFS de Cibitoke est composée du Coordinateur, d’un Coordinateur-Adjoint et d’un Secrétaire-Comptable. Ce personnel est insuffisant vu les missions assignées à la DPDFS de Cibitoke et la multiplicité des personnes qui sollicitent des assistances auprès de cette institution. Selon Augustin Niyonkuru, responsable-adjoint de la DPDFS dans cette province. Cette institution assiste autour de 50 personnes chaque mois, sollicitant différentes assistances parfois compliquées. « Des fois, nous sommes débordés. S’il arrive que la coordinatrice et moi soyons empêchés en même temps, nous sommes obligés de fermer les bureaux et il n’y a personne d’autre pour aider les demandeurs d’assistance », fait savoir M. Niyonkuru. Cette insuffisance du personnel se remarque également au niveau des communes. Chaque commune n’est dotée que d’un seul assistant social. Pour pallier à ce défi, M. Niyonkuru suggère le renforcement du personnel de la DPDFS.

Les DPDFS ont comme missions d’animer et de coordonner toutes les actions du domaine de la solidarité nationale, de la protection sociale, des droits humains et du genre menées dans leurs circonscriptions.

Manque de moyens financiers

Cette Direction n’a pas de budget de fonctionnement propre à elle comme le fait savoir M. Niyonkuru. Selon toujours lui, pour chaque besoin financier, si petit soit-il, la DPDFS doit faire recours au ministère de tutelle qui est le ministère de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre. Ce manque d’autonomie financière  constitue une barrière dans la réalisation de leur mission. Le coordinateur-adjoint de la DPDFS de Cibitoke souligne aussi un problème lié au déplacement. Cette institution n’a pas de voiture. « Nous avions bénéficiés de motos de la part d’un projet du gouvernement du Burundi en partenariat avec la Banque Mondiale. Ces motos ne sont plus fonctionnelles à cause du manque d’entretien », déplore-t-il. Il suggère l’autonomie financière des DPDFS.

Les missions des DPDFS

Les Directions Provinciales de Développement Familial et Social (DPDFS) sont régies par le décret n° 100/160 du 07 juillet 2021 portant création, missions, organisation et fonctionnement des directions provinciales de développement familial et social.

Elles ont comme missions d’animer et de coordonner toutes les actions du domaine de la solidarité nationale, de la protection sociale, des droits humains et du genre menées dans leurs circonscriptions. Elles contribuent également au suivi-évaluation des réalisations des partenaires sur terrain, à la mobilisation et à la coordination des partenaires œuvrant dans la province et intervenant dans les domaines de compétence du ministère.

Les DPDFS tiennent régulièrement la base de données provinciales dans tous les domaines d’intervention et les utilisent en tant que base de données de planification stratégique. Elles sont également chargées d’accueillir, d’écouter, de traiter et d’orienter les demandeurs des services du ministère. Les DPDFS sont chargées de contribuer à la lutte contre l’analphabétisme des groupes vulnérables. Elles coordonnent les activités des comités locaux ou des groupements dont les activités répondent aux objectifs du ministère. Elles contribuent également à la production du rapport sur la situation des droits de la personne humaine dans la province.

Les DPDFS viennent en remplacement des Centres de Développement Familiale et Communautaire (CDFC). Ceux-ci ont été créés en 1982 comme des centres de développement féminin. Ils ont été restructurés en 2012 pour que leurs missions incluent tous les aspects de la famille et de la communauté en général. Est-ce que la restructuration des textes régissant cette institution de 2021 permettra le bon fonctionnement de cette institution qui n’a jamais été à la hauteur de ses missions depuis sa création ?

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A propos de l'auteur

Florence Inyabuntu.

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