Société

Egalité des opportunités d’affaires dans l’agri business

La femme burundaise occupe une place importante dans l’économie du pays. 97 % des femmes burundaises s’occupent de l’agriculture et constitue 53 % de la population active. Mais ce n’est pas évident que ces dernières jouissent du fruit de leur travail au même titre que les hommes. En collaboration avec AgriProFocus, l’Association des femmes entrepreneurs du Burundi ( AFAB) a choisi de célébrer la Journée Internationale de la Femme en mettant en valeur la femme rurale.

Egalité des opportunités d’affaires dans l’agri business

Egalité des opportunités d’affaires dans l’agri business

                                

« Burundi 5050 d’ici 2025, bâtissons un environnement favorable à l’égalité des sexes » ; tel est le thème choisi par le Burundi à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme. La femme est le premier acteur dans le secteur agricole, mais elle ne bénéficie pas au même pied d’égalité que les hommes des opportunités d’affaires en tant qu’exploitants agricoles.

 

Selon Claudette Ngendandumwe, présidente de l’AFAB, l’objectif pour cette année est de chercher à valoriser les efforts d’une femme rurale qui se donne corps et âme dans l’agriculture. Bien que les femmes constituent une grande partie de la population active, certaines d’entre elles n’ont pas le droit de gérer la production et de s’auto développer financièrement.

 

Vu que les femmes rurales occupent une place de choix dans l’économie du pays, l’AFAB a choisi de sensibiliser les femmes afin que celles-ci s’engagent dans le combat pour l’atteinte de l’égalité des opportunités dans les affaires qui proviennent de leurs activités. Mme Ngendandumwe salue les efforts menés par du gouvernement dans la promotion de la femme.

Cependant elle demande au gouvernement de conjuguer les efforts pour soutenir la femme dans les projets d’auto-développement et dans le renforcement des capacités des associations féminines. Et par dessus tout cela, elle demande la mise en place des lois qui prônent l’égalité des genres.

 

Si la femme est soutenue, elle peut réussir

 

Caritas Bucumi est une veuve de la province Muyinga. Elle nous donne son témoignage sur la façon dont elle et les autres femmes ont pu réussir en conjuguant les efforts.

« Je me suis marié comme les autres. Après un certain temps, mon mari est décédé me laissant seul avec les enfants. Un malheur ne vient pas seul !!! La belle famille a profité de cette situation pour s’emparer des biens de mon mari. Et comme j’habite près de la frontière burundo-tanzaniene à Kobero, j’ai commencé à pratiquer le petit commerce. Je vendais les avocats et je traversais la frontière avec la marchandise. J’ai commencé par un sac et petit à petit j’ai augmenté la quantité jusqu’à 50 sacs parce que les clients ont eu confiance en moi.

 

J’ai alors sensibilisé d’autres femmes et elles ont commencé à travailler ensemble en association, car j’ai constaté qu’en travaillant en solo on ne se développe pas vite. Au début nous étions huit femmes et peu à peu on est arrivé à 24 membres et notre association se nomme « Twijukire kurima ivyamwa nukubidandaza ». Suite à l’ignorance, je faisais ce commerce illégalement et puis un jour on m’a arrêté à la douane et on m’a taxé 300 dollars. C’est avec l’AFAB que j’ai appris que pour faire bien le commerce il faut travailler dans la transparence et avoir un Numéro d’Identification Fiscale(NIF). Maintenant je peux même transporter des marchandises dans un camion FUSO sans rencontrer de difficultés à la douane en payant seulement 18 500 FBu. Après une année on a constaté qu’on a sur notre compte 8 millions de FBu. Avec cet argent on a acheté un terrain de 3 hectares pour y planter les avocatiers », confie Mme Bucumi. Elle encourage d’autres femmes à se regrouper en association car l’union fait la force.

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

éditorial

Marché des capitaux, une autre source de financement dont il faut profiter

Marché des capitaux, une autre source de financement dont il faut profiter

Au moment où la plupart des burundais sont confrontés à un problème de financement de leurs projets, une autre source de financement a été mise en place par l’Etat. Il s’agit du marché des capitaux qui est fonctionnel depuis deux ans.

    Abonnez-vous à notre bulletin

    Journal n° 703

    Dossiers Pédagogiques

    Facebook

éditorial

Marché des capitaux, une autre source de financement dont il faut profiter

Marché des capitaux, une autre source de financement dont il faut profiter

Au moment où la plupart des burundais sont confrontés à un problème de financement de leurs projets, une autre source de financement a été mise en place par l’Etat. Il s’agit du marché des capitaux qui est fonctionnel depuis deux ans.
  • Journal n° 703

  • Dossiers Pédagogiques