Société

El Nino: Que les victimes soient délocalisées

Pour Anselme Katiyunguruza, secrétaire général de la CRB

Pour Anselme Katiyunguruza, secrétaire général de la CRB

Alors que la Croix Rouge du Burundi(CRB) avait érigé des infrastructures justes pour trois mois pour les ménages victimes du phénomène El Nino, le secrétaire général de cette institution tire la sonnette d’alarme pour que ces dernières soient délocalisées dans des sites plus viables.

 

«80 personnes décédées suite au phénomène El Nino, 170 blessées, 4085 maisons totalement détruites, 821 maisons partiellement détruites, des ponts cassés et 15285 hectares de champs détruits. Tel est le bilan des pertes occasionnées par le phénomène EL Nino répertoriées par la Croix Rouge du Burundi jusqu’aujourd’hui.

 

Une urgence

 

Selon Anselme Katiyunguruza, secrétaire général de la Croix Rouge du Burundi, ce bilan qui prouve qu’aujourd’hui plus que jamais toute la communauté internationale et l’ensemble de tous les amis du Burundi devraient pouvoir se mobiliser pour trouver la réponse aux effets néfastes liés au phénomène El Nino. Et cela dans les meilleurs délais, souligne M.Katiyunguruza. « A titre d’exemple, la CRB a monté des camps pour plus de 2000 personnes sans abris de Cashi et Gitaza de la province Rumonge. La CRB a installé des infrastructures dont la durée de vie est uniquement de trois mois. Mais ce délai tend à expirer. Nous demandons aux uns et aux autres de se mobiliser davantage pour que les populations qui vivent dans ces camps puissent être délocalisées vers d’autres sites beaucoup plus solides, beaucoup plus viables. Ensemble avec le reste de la communauté humanitaire, la Croix Rouge du Burundi demande de penser aux abris plus durables pour ces populations », renchérit M. Katiyunguruza.

 

Faire face à El Nino

 

D’après le secrétaire général de la Croix Rouge du Burundi, quand les spécialistes de la météo ont annoncé les prévisions par rapport à la pluviométrie, la CRB mis en place un plan de contingence « El Nino ».

 

« Alors qu’on avait pensé à trois scénarios, le scénario numéro 1 étant cette pluviométrie à laquelle nous sommes habituées pendant la saison des pluies, le 2scénario étant cette pluviométrie qui avait affecté un certain nombre de populations, initialement 11 provinces avaient été affectées mais et aujourd’hui c’est presque la totalité du pays qui est affectée. Le bilan ci–dessus confirme réellement la pertinence de ce plan de contingence qu’on avait monté », précise M. Katiyunguruza

 

Cependant, il fait remarquer que par rapport au phénomène El Nino que nous sommes entrain de vivre aujourd’hui, les mêmes spécialistes de la météo indiquent qu’il est fort possible qu’on vive un autre phénomène lié à El Nino, à savoir « La Nina ». C’est une perturbation climatique qui pourrait nous conduire facilement vers une sécheresse intense et prolongée sur l’une ou l’autre partie du pays. Pour M. Katiyunguruza, la Croix Rouge du Burundi ainsi que toute la communauté humanitaire doivent se préparer et mobiliser les communautés autour des impacts prévisibles de « La Nina ».

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

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