Développement

Encore des progrès dans le secteur café : L’humidité sera dorénavant contrôlée

Malgré des moyens techniques insuffisants, le secteur café burundais a démontré à maintes reprises sa compétence dans la production d’un café de bonne qualité pouvant être compétitive à l’échelle mondiale. La notion de taux d’humidité joue un rôle primordial dans la qualité du café. Dans le souci de répondre au besoin de maîtrise de l’humidité, et ainsi améliorer la qualité du café produit, le programme MARKUP a octroyé 37 humidimètres d’une valeur de $ 15.450 à 31 sociétés œuvrant dans le secteur du café au Burundi

Les acteurs de la filière café se sont depuis longtemps débrouillés tant bien que mal pour produire un café de bonne qualité. La filière café a enregistré un succès résultant de la conjugaison des efforts de toutes les parties prenantes. Le succès n’a pas été total, car il y a toujours eu des pertes dues au fait que la technologie utilisée ne leur permettait pas de bien maîtriser l’humidité contenu dans le café.

Les humidimètres comme solution

Pour répondre à ce besoin précis, le programme UE-MARKUP, volet régional qui vise entre autres l’amélioration de la qualité du café, le Centre du Commerce International (ITC) ont acheté 37 humidimètres pour le compte de 31 sociétés œuvrant dans le secteur du café au Burundi. « Ces humidimètres permettront de suivre de façon régulière la qualité du café parche et vert pour offrir sur le marché un produit de haute qualité. Cela facilitera l’exportation du café Burundais dans la région et vers le reste du monde », a fait savoir Mme Emmanuella Hakizimana, coordinatrice du programme MARKUP.

Le programme MARKUP a octroyé 37 humidimètres d’une valeur de $ 15.450 à 31 sociétés œuvrant dans le secteur du café au Burundi.

Pour Ir Emmanuel Niyungeko, Directeur général de l’Office pour le Développement du Café du Burundi (ODECA), ces humidimètres permettront d’améliorer la qualité du café burundais. « Avec cette nouvelle technologie, les consommateurs internationaux auront plus de confiance dans la qualité du café burundais. L’augmentation de la qualité influencera certainement la valeur monétaire de notre café sur le marché international », précise-il. Selon lui, on ne peut pas améliorer la qualité du café sans les outils de contrôle de la qualité, dont les humidimètres. Si le taux d’humidité n’est pas bien maîtrisé, c’est-à-dire s’il est trop ou moins séché, le café perd sa qualité.

Le taux d’humidité du café doit être maitrisé

Les cafés insuffisamment séchés peuvent développer des champignons microscopiques et des moisissures. Lorsque le taux d’humidité passe en dessous de 10%, l’arôme, l’acidité et la fraîcheur commencent à disparaître et à 8% ou moins ils disparaissent complètement.

A l’instar du café insuffisamment séché, un séchage excessif coûte de l’argent. Ce qui fait de ce problème un problème aussi grave que le séchage insuffisant. Cela signifie non seulement une perte inutile de poids et donc d’argent, mais la perte de couleur qui l’accompagne se traduit aussi directement par une qualité à la tasse inférieure. Outre la baisse d’acidité et la perte de saveur causées par le séchage excessif, l’utilisateur final peut aussi se trouver dans l’embarras – autant de bonnes raisons pour ne plus jamais acheter ce café.

Encore un long chemin à faire

Les sociétés œuvrant dans le secteur du café au Burundi sont aujourd’hui au nombre de 57. Ce qui veut dire que 37 humidimètres ne pourraient en aucun cas suffire. Le besoin exige que chaque station de lavage soit dotée d’au moins plus d’un humidimètre.

Laurent Nkurikiye a remercié au nom des sociétés bénéficiaires de ces humidimètres le programme MARKUP et l’ODECA pour le soutien qu’ils ne cessent de témoigner aux caféiculteur pour améliorer leur production tant au niveau qualitatif que quantitatif. « Nous vous demandons de continuer dans ce même chemin pour que toutes les sociétés œuvrant dans le secteur du café puissent travailler dans les conditions leur permettant d’améliorer leur production au niveau qualitatif et quantitatif ».

Mme Emmanuella Hakizimana a précisé que chaque pays de l’Afrique de l’Est a bénéficié de 37 humidimètres. « Ce n’est que le début. Notre projet s’étend sur quatre ans, durant lesquels nous resterons auprès des caféiculteurs. Si le besoin se fait sentir, MARKUP faira tout son possible pour chercher d’autres humidimètres pour tous les quémandeurs », ajoute-t-elle.

Elle précise également que ces humidimètres complètent d’autres équipements déjà réceptionnés pour 7 laboratoires de 5 institutions, à savoir : BBN, CNTA, ISABU, OTB et ODECA en vue de renforcer leur capacité de test et d’analyse. Le programme MARKUP représente ainsi un exemple concret de la manière dont la coopération entre l’Union Européenne et le Burundi peut contribuer activement au développement économique et sociale du pays.

Rappelons que MARKUP est un programme de quatre ans qui s’inscrit dans une action régionale appuyée par l’union européenne qui couvre tous les pays de l’EAC. Il vise à contribuer au développement économique du pays à travers le renforcement des exportations des produits agricoles tant vers les marchés de l’EAC que vers ceux de l’UE.

A propos de l'auteur

Florence Inyabuntu.

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