Le cycle post-fondamental de l’enseignement technique accuse un manque criant de manuels scolaires. Sur 214 branches, seulement 52 ont des programmes en bonne et due forme. Les enseignants utilisent des référentiels pour dispenser les leçons. Entretemps, le ministère de l’Education reconnait la complexité des programmes des filières techniques et s’active à finaliser les programmes
L’enseignement technique post-fondamental est actuellement organisé en 26 filières ou sections. La réforme éducative initiée en 2009 fait face à de nombreuses contraintes. En plus de l’insuffisance du personnel qualifié dans les établissements techniques, les programmes d’enseignement font aussi défaut. Les élèves du cycle post-fondamental technique suivent des cours magistraux. L’enseignant dispense des leçons à des élèves qui n’ont pas de manuels scolaires. Par conséquent, la qualité de l’enseignement en pâtit.
La conception des programmes un travail complexe
Tous les programmes de l’enseignement technique post-fondamental ne sont pas disponibles, mais il existe des référentiels qui détaillent toutes les activités de l’enseignant. D’après Juma Edouard, porte-parole du ministère de l’Education, de la Formation Technique et Professionnelle, les leçons, la méthodologie et les techniques d’évaluation sont reprises dans ces documents. Il reconnait la complexité de l’élaboration des programmes pour les filières techniques. « Ce sont de nouveaux concepts auxquels nous nesommes pas habitués », explique-t-il. Les référentiels dépassent de loin les anciens programmes. Malgré les défis, il y a des progrès, indique Edouard Juma, porte-parole du ministère de l’Education, de la Formation Technique et Professionnelle.

Le cycle fondamental se doteactuellement de nouveaux programmes. De la même manière, le ministère est à l’œuvre pour élaborer des programmes dédiés au cycle post-fondamental de l’enseignement technique. On dénombre plus de 26 filières de l’enseignement technique avec 214 cours. Ce n’est pas du tout facile d’avoir des manuels scolaires pour chaque cours. « Nous avons déjà conçus des programmes pour 52 cours. L’enseignant peut se servir des référentiels pour s’acquitter convenablement de sa tâche », rassure M. Juma.
La capacité d’assimilation reste limitée
Les manuels pédagogiques sont indispensables pour asseoir les élèves dans bonnes conditions d’apprentissage.En plus des leçons apprises en classe, l’élève a besoin des manuels pour réviser les leçons à la maison. « Un enfant ne peut pas bien assimiler la matière s’il ne dispose de manuels scolaires », estime un pédagogue. L’absence de manuels pour certaines disciplines indispose les apprenants à tel point qu’ils parachèvent leur cursus sans compétences suffisantes pour affronter les défis du marché du travail.
Les efforts des concepteurs récompensés
Les experts en éducation qui ont participé à l’élaboration des programmes de l’enseignement technique post-fondamental réclament leurs dus. Ils attendent leurs primes depuis la fin de l’année passée, selon des sources concordantes.
Le porte-parole du ministère de l’Education tranquillise. Il évoque les procédures administratives pour justifier les retards enregistrés dans le décaissement des fonds. La question a été liquidée et les concepteurs ont déjà commencé à percevoir leur dû, explique M. Juma.
Chaque commune est dotée d’au moins un centre d’enseignement des métiers. De plus, trois centres de formation et de perfectionnement professionnelle (CFPP) et dix centres de formation professionnelle sont installés dans sept provinces du pays.




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