Développement

Entrepreneuriat et Industrialisation : des ambitions au Salon industriel 2025

Bujumbura accueille du 17 au 22 novembre 2025 le Salon industriel, un rendez-vous majeur dédié à la promotion de l’entrepreneuriat et de l’industrialisation au Burundi. L’édition de cette année met en lumière les enjeux de la ZLECAf et la place stratégique de l’industrie locale dans la vision nationale 2040–2060.

Différents industriels présentent leurs produits au public lors du Salon industriel et leurs bannières attirent l’attention de tous les visiteurs.

 

La capitale économique Bujumbura abrite du 17 au 22 novembre 2025 la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat et de l’industrialisation africaine, (Salon industriel, édition 2025). L’événement se tient à l’hôtel Source du Nil et rassemble industriels, entrepreneurs, institutions publiques et partenaires engagés dans la promotion du secteur productif national. Le thème retenu cette année, « La politique nationale d’industrialisation : levier de développement économique et d’intégration à la ZLECAf dans la vision du Burundi, pays émergent en 2040 et développé en 2060 », s’inscrit dans l’ambition du pays de renforcer sa base industrielle et d’accélérer la production locale dans un contexte d’intégration régionale croissante.

Cette rencontre se veut un espace d’échanges autour des défis et perspectives du secteur industriel burundais, mais aussi une vitrine pour les entreprises locales. Tout au long de la semaine sont prévus des panels, des présentations thématiques, des séances de partage d’expérience ainsi que des discussions entre professionnels. Les stands d’exposition occupent également une place centrale, donnant aux industriels l’occasion de présenter leurs produits, leurs innovations et leur savoir-faire au grand public. La journée du lundi 17 novembre a été marquée par l’installation des stands, une étape importante qui a mobilisé équipes techniques et exposants afin de préparer l’ouverture officielle.

Entrepreneurs, PME et jeunes au cœur des discussions

Plus de 60 exposants industriels, petites et moyennes entreprises, femmes et jeunes entrepreneurs participent à cette édition. Ils présentent la diversité de l’industrie locale et débattent des solutions à envisager face aux préoccupations soulevées dans le secteur. Les différentes discussions portent essentiellement sur la politique nationale d’industrialisation et sur les mécanismes permettant d’intégrer les industriels burundais à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Les organisateurs insistent notamment sur les défis rencontrés par les entrepreneurs, en particulier les jeunes et les femmes, lorsqu’ils tentent d’accéder aux avantages offerts par ce marché continental. L’objectif global reste de contribuer à l’atteinte de la vision nationale qui projette le Burundi comme pays émergent en 2040 et développé en 2060.

Mercredi 19 novembre, plusieurs allocutions ont ponctué la journée. Le président de l’Association des Industriels du Burundi (AIB) a rappelé le rôle crucial des participants dans la consolidation du tissu industriel national. Selon lui, le choix du thème vise à encourager les industriels à s’approprier les instruments d’opérationnalisation de la ZLECAf afin de renforcer leur compétitivité sur le marché régional des biens et services. Il a souligné que le succès de l’intégration africaine repose sur une responsabilité collective impliquant le secteur public, le secteur privé et la société civile.

Un appel à la formation et à l’innovation pour conquérir la ZLECAf

Le président de la Chambre fédérale du commerce et de l’industrie du Burundi (CFCIB), Olivier Suguru, est également intervenu. Il a salué le Salon industriel comme un cadre privilégié permettant aux entreprises locales de mettre en lumière leurs efforts de créativité et d’innovation. Selon lui, l’entrepreneuriat burundais bénéficie aujourd’hui d’un appui considérable de la part du gouvernement, sous l’impulsion du président de la République Evariste Ndayishimiye. Il a cité, parmi les initiatives publiques, la création de la Banque d’Investissement des Jeunes (BIJE), de la Banque d’Investissement et de Développement (BIDF) ou encore du Programme d’Appui à l’Entrepreneuriat des Jeunes (PAEEJ).

S’appuyant sur les derniers chiffres du recensement général de la population, Olivier Suguru a rappelé que 70 % des Burundais ont moins de 35 ans, ce qui constitue un potentiel important pour le développement. Il estime que cette structure démographique doit être transformée en moteur de croissance à travers la formation, l’innovation et l’entrepreneuriat. Il a souligné que, sur le continent, les micro, petites et moyennes entreprises représentent la colonne vertébrale des économies africaines et contribuent à plus de 80 % des recettes fiscales. Les dispositifs récemment mis en place par l’État visent selon lui à pallier les difficultés d’accès au financement, les banques commerciales imposant encore des garanties trop élevées et des taux d’intérêt souvent dissuasifs.

Le président du CFCIB a encouragé vivement les jeunes à renforcer leurs compétences en multipliant les formations et en fréquentant les centres d’incubation. Il les appelle à se préparer à affronter le marché continental de la ZLECAf, un espace économique regroupant 1,3 milliard de consommateurs. « Il nous faut des produits burundais innovants, et vous, les jeunes, devez être prêts et fiers de participer à cette compétition », a-t-il déclaré.

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A propos de l'auteur

Gilbert Nkurunziza.

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