Au mois d’octobre 2021, le ministère de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre a annoncé le minima des standards que doivent remplir les centres résidentiels afin d’avoir le droit d’accueillir les enfants. La ministre Imelde Sabushimike est revenu sur cela lors de la célébration de la Journée internationale des droits de l’enfant qui a eu lieu à Muramvya le 29 novembre 2021
Le ministère en charge de la solidarité nationale a mis en place une série de mesures censées promouvoir le bien-être de l’enfant élevé dans des centres résidentiels (ou orphelinats). Pas mal d’exigences doivent être remplies en faveur du bien-être de l’enfant. Pour s’en rassurer, le ministère effectue régulièrement des inspections pour voir si ces centres sont dans les normes. «Après l’inspection, quand nous ne sommes pas convaincus, nous ne laissons pas les enfants vivre dans des conditions minables. Dans ce cas, nous les transférons dans d’autres centres qui remplissent les standards exigés», indique Mme Sabushimike.
Parmi les missions du ministère figure la préservation des droits de l’enfant et leur bien-être. Ces normes doivent être respectés en intégralité. C’est pour cette raison que le ministère a fermé certains de ces centres qui ne remplissent pas le minima des standards. Jusqu’à présent, 13 centres de placement des enfants ont déjà fermé leurs portes.

Imelde Sabushimike, ministre de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre : « L’enfant doit vivre là où il peut bénéficier au moins le minimum de ce dont il a besoin pour grandir dans de bonnes conditions ».
Quels sont ces standards exigés ?
Le ministère en charge de la solidarité nationale exige des centres de placement des enfants une vingtaine de standards (https://bit.ly/2ZQO50A). A titre illustratif, le troisième standard indique que tous les centres de placement des enfants doivent avoir une politique interne de protection des enfants écrite qui reflète la loi nationale et la convention relative aux droits de l’enfant avec des procédures pour le personnel et un guide pratique.
Pour le 22ème standard, l’hébergement des enfants dans les institutions est approprié à leurs besoins de base : dortoirs suffisants et équipés pour un nombre déterminé d’enfants et séparés selon le sexe et l’âge, l’existence d’une aération dans les chambres, de grillages anti moustiquaires ou moustiquaires non déchirés. Quant au 25ème standard, tous les centres de placement des enfants doivent avoir un budget annuel pour le centre avec des bailleurs ou des donateurs reconnus par le gouvernement du Burundi et un système comptable pour le suivi des transactions financières.
Le bien-être de l’enfant avant tout
Selon Mme Sabushimike, l’enfant doit vivre là où il peut bénéficier au moins le minimum de ce dont il a besoin pour grandir dans de bonnes conditions : une nourriture saine et équilibrée, les soins de santé, une habitation décente, etc. Donc un enfant doit avoir accès à ce dont bénéficie un enfant vivant dans une famille plus ou moins riche.
« Quand les centres de placement des enfants ne sont pas en mesure de répondre à ces exigences, nous les fermons et, les enfants qu’ils prenaient en charge nous les insérons dans des familles d’accueil ou dans d’autres centres qui remplissent les normes », indique Mme Sabushimike. Mais ces familles-là doivent être formées pour qu’elles sachent comment prendre en charge de tels enfants. En plus de cela, le ministère continue à suivre de près ces centres pour se rendre compte que l’enfant est élevé comme il faut.
Les enfants qui n’ont pas pu avoir des familles d’accueil ou d’autres centres de placement des enfants, le ministère les transfère dans d’autres centres gérés amplement par l’Etat. Par ailleurs, le gouvernement du Burundi dispose des centres pareils où il peut prendre en charge les enfants et satisfaire tous leurs besoins, car l’enfant doit vivre heureux et épanoui où qu’il soit.
La famille est primordiale
Pour Mme Sabushimike, ce qui est très important pour un enfant c’est qu’il soit élevé dans sa famille. Sinon, le fait de le placer dans les centres résidentiels est considéré comme un second recours après avoir constaté que sa famille est incapable de l’élever. Quand l’enfant grandit dans sa famille, il bénéficie au moins de l’affection de ses proches.
Même si un enfant est élevé dans de tels centres, il est recommandé aux membres de sa famille de continuer à être toujours en contact avec lui pour que les liens familiaux demeurent. Ainsi l’enfant grandira tout en sachant qu’il a une famille. En plus de cela, où qu’il soit, l’enfant doit avoir tous les documents officiels auxquels il droit.
Malgré tout, dans le budget général de l’Etat, exercice 2021-2022, le ministère de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre ne bénéficie que d’à peu près 18 milliards de FBu. Mais seulement 70 millions et 20 millions de FBu sont alloués respectivement à l’assistance sociale et aux contributions sociales.




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