L’Office pour le Développement du Café (ODECA) affirme que la production du café a été bonne au cours de la campagne caféicole 2026‐ 2027. Elle est estimée à plus de 112 000 tonnes de café cerise contre 50 000 tonnes l’année dernière. La raison est que l’Etat s’est engagé à redynamiser la filière café. Le prix par kg de café cerise est passé de 1380 FBu à 2800 FBu. Le retard dans le paiement des caféiculteurs est en train d’être maitrisé pour les motiver.

Oscar Uwikunda, directeur général de l’ODECA ꓽ « La production du café se porte bien pour le moment. Elle est estimée à plus de 112 000 tonnes de café cerise au moment où elle était de 50 000 tonnes l’année passée ».
La production du café se porte bien pour le moment. Elle est estimée à plus de 112 000 tonnes de café cerise au moment où elle était de 50 000 tonnes l’année passée. Cela a été précisé par Oscar Uwikunda, directeur général de l ‘ODECA mercredi le 29 juillet 2026.
Selon lui, c’est grâce aux efforts fournis par l’Etat que ces résultats ont été atteints. A titre illustratif, le prix du café cerise par kg a été revu à la hausse et est passé de 1380 FBu le kg à 2800 FBu le kilo, soit multiplié par deux.
De plus, le retard dans le paiement des caféiculteurs est en train d’être combattu avec énergie. Il a profité de cette occasion pour informer ceux qui sont en attente d’être payés que le dernier paiement est prévu du 17 août au 31 août 2026.
Il fait savoir que les caféiculteurs concernés sont estimés à 195 321. Ils vont bénéficier d’un montant de plus de 199 milliards de FBu. Selon lui, le paiement se fait actuellement à travers les comptes dans les banques et les institutions de microfinance. Tout caféiculteur doit disposer d’un compte pour gagner le pari.
Le gouvernement engagé dans la redynamisation de la filière café
Uwikunda se réjouit du fait qu’il s’observe actuellement des avancées dans la filière café suite à l’engagement de l’Etat pour promouvoir cette filière.
Après avoir constaté que les caféiculteurs commencent à être démotivés suite au prix par kg de café cerise par rapport aux autres cultures telles que le maïs, le haricot, etc, certaines mesures telles que la hausse de la rémunération ont été prises.
Pour le moment, ce cadre de l’ODECA indique que la population est en train de cultiver le café avec beaucoup d’engouement et cela s’observe pendant la distribution des plants de caféier. Etant donné que ceux qui en ont besoin sont nombreux, on recourt aux éléments du corps de sécurité pour que l’activité se déroule normalement, argue-t-il.
Toujours dans l’objectif de développer cette culture, l’Etat distribue à la population 25 millions de plants de caféier par an, laisse entendre Uwikunda. Actuellement, des blocs industriels sont en train d’être créés par l’Etat et le secteur privé.

Café burundais.
Vers la diversification des variétés dans la filière café
Bientôt, il renchérit que l’ISABU sera à l’œuvre pour initier des activités de recherche afin de trouver des variétés plus rentables et qui peuvent s’adapter même dans les autres régions du pays.
Et d’ajouter la disponibilisation des fertilisants. Il a précisé que les fertilisants seront disponibles au mois de Septembre.
Il demande à tous les caféiculteurs de développer la culture du café et, pour ce faire de produire et d’utiliser beaucoup plus les fertilisants organiques. Selon lui, cela booste le rendement de cette culture en quantité et en qualité.
Que disent les caféiculteurs ?
Les caféiculteurs contactés par Burundi Eco se réjouissent des efforts fournis par l’Etat pour valoriser la filière café à travers la hausse de la rémunération par kg de café cerise.
Pourtant, ils indiquent que le prix d’achat de cette denrée d’exportation n’est pas satisfaisant au regard des efforts fournis par le caféiculteur. Un montant de 2800 FBu par kg de café cerise reste minime par rapport au coût des autres produits vivriers, déplorent-ils.
Ils donnent l’exemple d’un kg de haricot qui s’achète à plus de 3000 FBu, du riz à plus de 6000 FBu, etc. Ces derniers font remarquer que c’est la raison pour laquelle il s’observe beaucoup de fraude dans la commercialisation du café, car le prix est élevé dans les pays voisins.
Notons que le café est un produit qui génère beaucoup de devises pour le pays.




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