Economie

Financement des projets par les partenaires : Le faible taux d’absorption reste problématique

Le faible taux d’absorption des fonds offerts par les partenaires au développement demeure une problématique criante. Pour le moment, seulement 22% d’un milliard 900 millions USD destinés aux projets ont été utilisés. Le ministère en charge des finances invite les responsables des projets financés par les partenaires au développement à changer cette situation.

Dr Alain Ndikumana, ministre en charge des finances ꓽ « Sur un montant de 1 milliard 900 millions USD octroyé par la Banque mondiale à 16 projets de développement, un montant d’un milliard 600 millions USD n’a pas été consommé. En d’autres termes, seulement 22% du budget a été utilisé ».

Le ministère en charge des finances déplore le fait que le taux d’absorption des fonds offerts par les partenaires au développement reste faible.

Dans une réunion organisée le 9 octobre 2025 avec les coordonnateurs des projets financés par les partenaires au développement, Dr Alain Ndikumana, ministre en charge des finances a précisé que sur un montant de 1 milliard 900 millions USD octroyé par la Banque mondiale à 16 projets de développement, un montant d’un milliard 600 millions USD n’a pas été consommé. En d’autres termes, seulement 22% du budget a été utilisé.

Pourquoi cette situation ?

Au cours des échanges, il a été précisé que cette situation est liée à la lenteur des procédures, aux retards observés dans la passation des marchés publics et aux contraintes administratives. Ndikumana déplore qu’un projet peut passer 15 ans alors qu’il avait un mandat de 5 ans.

Le pire est qu’on trouve que les résultats en termes d’utilisation des fonds sont mitigés.  Le manque de personnel qualifié et suffisant, la pénurie du carburant et de l’énergie, empirent la situation.

Que recommande Ndikumana ?

Ndikumana invite les responsables des projets financés par les partenaires au développement à bien coordonner les activités et à être plus efficaces, car ces derniers jouent un rôle important dans le développement du pays.  Sans ces projets, il est difficile pour la population d’accéder au développement durable.

Pour gagner le pari, les responsables des projets sont appelés à fournir beaucoup d’efforts pour être efficaces.

A l’issue de la réunion, trois recommandations majeures ont été formulées. Il s’agit du renforcement de la redevabilité et du suivi régulier des projets ainsi que de l’élaboration d’une feuille de route claire pour chaque initiative.

Cela s’observe depuis belle lurette, dit PARCEM

Faustin Ndikumana, président de l’Ong locale PARCEM indique que le faible taux de décaissement des fonds par les projets financés par les partenaires au développement ne date pas d’aujourd’hui. C’est une situation qui s’observe depuis belle lurette.

Lorsque le Burundi a négocié à Genève les fonds destinés à la lutte contre la pauvreté, il déplore que les fonds consommés étaient estimés à moins de moins de 20%.

Selon lui, cela a des conséquences néfastes telles que la corruption, le manque d’eau potable, d’énergie et d’infrastructures, la perte de la confiance auprès des partenaires, etc.

Pourtant, il fait savoir que les projets financés par les partenaires contribuent de façon remarquable au développement du pays. Le pays bénéficie des devises à travers la construction des centrales hydroélectriques, le développement du secteur agro pastoral, de la santé, etc.

Ndikumana demande alors de recruter un personnel capable de faire une bonne gestion des fonds lors de la mise en œuvre des projets financés par les partenaires pour inverser la tendance.

La Banque mondiale confirme cette situation

La Banque mondiale affirme aussi que le taux de décaissement reste faible au Burundi.  Ces derniers jours, Albert G. Zeufak, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Burundi, la RDC, l’Angola, Sao Tomé et Principe a fait savoir que le taux de décaissement était de 13,3% sur des prévisions de 25% pour l’enveloppe de la Banque mondiale destinée aux projets du Burundi au cours de l’exercice 2024-2025.

Notons que la Banque mondiale finance le Burundi sur un portefeuille équivalent à 1,97 milliards de dollars pour 16 projets nationaux et trois projets régionaux incluant l’agriculture, l’énergie, la santé, la nutrition, le commerce, la protection sociale, les TIC, l’éducation et autres   pour les trois dernières années.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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