Editorial

Fuite des cerveaux, la cherté de la vie y contribue beaucoup

L’ampleur des fonctionnaires qui sont en train d’abandonner leur métier pour aller chercher de l’emploi dans les autres pays en Afrique, en Europe, en Asie, etc en vue d’améliorer leurs conditions de vie inquiète plus d’un. Les secteurs les plus touchés sont l’éducation et la santé.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.

Les statistiques avancés par le ministre en charge de l’éducation estiment à 1800 l’effectif des enseignants démissionnaires dans les écoles fondamentales et post fondamentales et 47 à l’Université du Burundi.

Les départs des Burundais vers les autres pays s’observent dans tous les secteurs que ce soit public ou privé. Et l’objectif est le même. Il s’agit de la recherche de l’emploi plus rémunérateur pour booster leur niveau de vie.

Ce qui déplait aux syndicalistes, aux enseignants et aux parents des apprenants est que le gouvernement ne semble beaucoup préoccupé par ce fléau.

Il ne compte pas trouver une solution à ce problème dans l’immédiat, car le ministre en charge de l’éducation a précisé ces derniers jours à la radio Nderagakura que le gouvernement ne prévoit rien dans le budget de l’Etat pour booster les salaires des enseignants. Ce qui le préoccupe est seulement l’harmonisation des salaires.

Pourtant, cette situation inquiète les élus du peuple. Dans la plénière du 26 février 2026 dont l’invité du jour était le ministre en charge de la fonction publique, les parlementaires se sont inquiétés du départ des fonctionnaires vers les autres pays tels que Dubaï, Kenya, Zambie, Mozambique, Afrique du Sud, les pays de l’Europe, etc.

Les conséquences sont fâcheuses, car le départ de ces fonctionnaires laisse des vides dans pas mal de services de l’Etat et du secteur privé.

Selon les syndicalistes, la stratégie annoncée par l’Etat de remplacer les enseignants qui sont partis risque de ne pas être efficace et rentable, car même les nouveaux enseignants recrutés pourront ne pas résister à la cherté de la vie. Et juste après, ils vont prendre la clé des champs comme leurs ainés.

La meilleure solution est de rendre stables les prix des produits et des services sur le marché. Cela permettra l’amélioration du pouvoir d’achat des fonctionnaires en particulier et de la population en général ainsi que de leur bien-être.

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Jean Marie Vianney Niyongabo.

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  • Journal n° 702

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