Finance

Groupements Financiers Communautaires : Plus de 10 milliards de FBu portés disparus

Plus de 10 milliards de FBu des membres de Groupements Financiers Communautaires ont disparu. La Banque de la République du Burundi déplore cette situation. Elle demande à la population d’être prudente et de l’informer à temps pour éviter le pire.

Les clients dont l’argent a été volé disent que la BRB devrait rembourser leur argent, car elle est la seule structure de l’Etat chargée de suivre le fonctionnement des microfinances.

Selon Simplice Nsabiyumva, directeur de la supervision et de la stabilité financière à la BRB, plus de 10 milliards de FBu des membres des Groupements Financiers Communautaires ont disparu.

Selon lui, cette somme est colossale si on analyse la manière dont les groupements financiers communautaires devraient fonctionner. Ils n’ont pas droit de recevoir des dépôts de la population pour enfin octroyer des rémunérations sur ces derniers.

Ils ne reçoivent que des cotisations des gens pour enfin accorder des crédits à ceux qui en ont besoin, explique-t-il.  Ils ne dépassent pas un crédit de 5 millions de FBu pour chacun à un taux d’intérêt d’au moins 2 %.

C’est la raison pour laquelle la BRB ne voit pas où ces groupements financiers communautaires trouvent ces montants colossaux.

Pourtant, la BRB déplore que ces derniers s’arrogent le droit de collecter les dépôts de la population et même de lui accorder des intérêts y relatifs.

La BRB demande plus de vigilance

Nsabiyumva demande à la demande à la population d’être vigilante et de signaler à la BRB tous les cas de dérapage de ces groupements à leur mission. «Je ne comprends pas comment les clients et les comités de surveillance de ces groupements restent bouche bée alors que les fonds de la population sont en train d’être dilapidés », s’inquiète-t-il.

Il laisse entendre que les groupements financiers communautaires posent un grand problème dans le secteur financier.  Certains fonctionnent comme des organisations de la mafia.

Suite à cela, il fait savoir que la BRB a cessé de leur accorder l’autorisation de fonctionner en attendant qu’on parvienne à les recadrer et à protéger les déposants.

Les groupements financiers communautaires n’ont pas garanties à la BRB

Pour ceux qui pensent que ces groupements ont placé des garanties à la BRB pour que en cas de faillite, les clients puissent être remboursés, ce cadre de la BRB dément catégoriquement. Il précise que ces groupements fonctionnent sans ces garanties.

Il n’y a même pas de montant exigé comme capital social comme c’est le cas pour les IMFs des catégories 1, 2 et 3.

Remboursement des victimesꓽ la BRB s’en lave les mains  

Il fait remarquer que la BRB est en train de chercher les reliquats de l’argent collecté par ces groupements défaillants pour voir comment les clients victimes pourront être remboursés. L’argent qu’elle va trouver sera alors distribué aux clients chacun selon le montant qu’il avait dans ces groupements.

Sinon, Nsabiyumva argue que la BRB n’a pas de budget destiné au remboursement des clients des groupements financiers communautaires défaillants. Il indique qu’elle ne cesse d’informer la population pour qu’elle soit prudente dans sa collaboration avec les IMFs.

Les clients dont l’argent a été volé lancent un cri d’alarme. Ils disent que la BRB devrait rembourser leur argent, car elle est la seule structure de l’Etat chargée de suivre le fonctionnement des microfinances. Ces derniers ne comprennent pas pourquoi les microfinances volent l’argent du peuple au vu de la BRB, car cette dernière reçoit toujours les rapports des IMFs.

Notons qu’on compte 130 groupements financiers communautaires sur tout le territoire national. Et sur ces derniers, plus de la moitié fonctionnent bien selon les rapports disponibles à la BRB.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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