Développement

Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté : Les enfants plus touchés que les adultes

Les taux d’extrême pauvreté ont été réduits de plus de moitié depuis l’an 2000. Certes, la pauvreté persiste et touche les enfants plus que les adultes. Un enfant sur trois souffre de pauvreté multidimensionnelle, contre un adulte sur six dans le monde. L’Organisation des Nations Unies (ONU) propose des voies de sortie de la pauvreté

Dans son message à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale pour l’Elimination de la pauvreté, Achim Steiner, administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) indique que les taux de pauvreté extrême dans le monde ont considérablement chuté, passant de 36 % en 1990 à 8,6 % en 2018.

Toutefois, il annonce que quelque 700 millions de personnes ne disposent toujours que de moins d’ 1,90 dollar par jour pour vivre.

Le message de l’administrateur du PNUD stipule que le seuil de pauvreté international ne permet pas de se faire une idée complète des manières multiples et simultanées dont les gens vivent la pauvreté. L’indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) tente de saisir le vécu quotidien de la pauvreté. A titre d’exemple, les indicateurs de l’IPM cherchent à déterminer si un ménage a accès à de l’eau potable, à des installations sanitaires ou à l’électricité ou si un membre du ménage a terminé cinq années de scolarité.

Près de la moitié des personnes vivant dans une pauvreté multidimensionnelle, soit 663 millions d’individus, sont des enfants, les plus jeunes étant les plus touchés

« Il ressort des données de l’IPM qu’ 1,3 milliard de personnes dans le monde est en réalité en situation de pauvreté multidimensionnelle », lit-on dans le message. L’IPM souligne également le fait qu’il existe des pauvres vivant en dehors des pays pauvres, en dehors des régions pauvres et en dehors des ménages pauvres.

SOS les enfants

Les résultats de l’IPM montrent que les enfants souffrent plus de la pauvreté que les adultes. Ils sont aussi plus exposés au risque d’être privés de tous les éléments  manquant de biens et services essentiels tels que l’eau potable, l’assainissement, une nutrition suffisante ou l’éducation primaire.

Le message de l’administrateur du PNUD annonce qu’il est encore plus stupéfiant de constater que, dans le monde, un enfant sur trois souffre de pauvreté multidimensionnelle, contre un adulte sur six. Autrement dit, près de la moitié des personnes vivant dans une pauvreté multidimensionnelle, soit 663 millions d’individus, sont des enfants, les plus jeunes étant les plus touchés.

L’enfant burundais touché par la pauvreté

Selon les données de la Banque Mondiale (BM) mises à jour en avril 2019, le Burundi figure parmi les pays les plus pauvres d’Afrique avec un taux de pauvreté de 74,7%.

La majeure partie de la population burundaise vit dans la pauvreté, surtout en milieu rural. Le niveau d’insécurité alimentaire est presque deux fois plus élevé que la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne. Cela, avec environ 1, 8 million de personnes souffrant d’insécurité alimentaire et plus de la moitié des enfants (six sur dix) présentant un retard de croissance en 2017.

« On ne pourra mettre fin à la pauvreté des enfants sans s’attaquer à la pauvreté des ménages, la première procédant souvent de la seconde. L’accès à des services sociaux de qualité doit être une priorité, alors même qu’aujourd’hui près des deux tiers des enfants n’ont aucune protection sociale  », déclare António Guterres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Selon lui,  les personnes qui vivent dans la pauvreté doivent faire face à de nombreuses discriminations, notamment : des conditions de travail dangereuses, des conditions de logement insalubres, des carences en aliments nutritifs, un accès inégal à la justice, une absence de participation politique, et un manque d’accès aux soins de santé.

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) estime que pour éliminer la pauvreté, la croissance économique doit être partagée pour créer des emplois durables et promouvoir l’égalité. Des systèmes de protection sociale doivent être mis en place pour aider à soulager les souffrances des pays exposés aux catastrophes et apporter un soutien face aux risques économiques importants. Ces systèmes contribueront à renforcer la manière dont les populations peuvent répondre à des pertes économiques inattendues lors des catastrophes et contribueront à mettre fin à l’extrême pauvreté dans les zones les plus pauvres

La Journée Mondiale de l’Elimination de la pauvreté 2019 a été célébrée le 17 octobre sous le thème : « Agir ensemble pour donner aux enfants, à leurs familles et à la société les moyens de mettre fin à la pauvreté ».

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

éditorial

Marché des capitaux, une autre source de financement dont il faut profiter

Marché des capitaux, une autre source de financement dont il faut profiter

Au moment où la plupart des burundais sont confrontés à un problème de financement de leurs projets, une autre source de financement a été mise en place par l’Etat. Il s’agit du marché des capitaux qui est fonctionnel depuis deux ans.

    Abonnez-vous à notre bulletin

    Journal n° 703

    Dossiers Pédagogiques

    Facebook

éditorial

Marché des capitaux, une autre source de financement dont il faut profiter

Marché des capitaux, une autre source de financement dont il faut profiter

Au moment où la plupart des burundais sont confrontés à un problème de financement de leurs projets, une autre source de financement a été mise en place par l’Etat. Il s’agit du marché des capitaux qui est fonctionnel depuis deux ans.
  • Journal n° 703

  • Dossiers Pédagogiques