Gouvernance

Justice : Vers le recrutement de plus de 4620 employés

Dans l’objectif de se conformer à la nouvelle restructuration du secteur judiciaire qui a fait qu’il y ait beaucoup de structures judiciaires par rapport à la période d’avant, plus de 4620 employés seront recrutés. Les justiciables demandent qu’il y ait plus de transparence dans le recrutement afin de rendre plus solide le secteur judiciaire.

Gamaliel Nkurunziza, président de la Cour suprême ꓽ « Le renforcement du secteur judicaire est une nécessité pour les pays qui souhaitent s’orienter vers le développement durable ». (Photo : RTNB)

    

Le gouvernement compte embaucher 4628 employés au ministère de la Justice. Cela a été précisé le 12 juin 2026 par Parfait Hatungimana qui a représenté ce ministère dans une réunion avec toutes les parties prenantes dans ce secteur.

Ces derniers seront constitués de magistrats, d’avocats de l’Etat, de greffiers, etc et seront recrutés pour qu’ils soient auprès de la population dans tout ce qui est en rapport avec la justice tout en tenant compte de la nouvelle restructuration dudit secteur.

Selon Hatungimana, en tenant compte du nouveau découpage administratif, il y a eu beaucoup de changements dans le secteur de la justice.

L’effectif des instances judicaires revu à la hausse  

Les tribunaux de résidence sont passés de 135 à 451. Les tribunaux de grande instance et les parques sont passés de 40 à 84 pour permettre à la population de bénéficier des services de proximité dans le secteur judiciaire.

Gamaliel Nkurunziza, président de la Cour suprême indique que le renforcement du secteur judicaire est une nécessité pour les pays qui souhaitent s’orienter vers le développement durable.

Il demande plus de transparence lors du recrutement dans l’objectif d’accélérer la conclusion et la réduction des procès au niveau des tribunaux et des parquets.

Motiver financièrement les magistrats, une nécessité

Les magistrats contactés par Burundi Eco se réjouissent de ce recrutement, car cela permettra la rapidité dans les prestations. Pourtant, ils demandent au gouvernement de motiver le personnel au niveau de la rémunération, car le coût de la vie devient de plus en plus élevé. C’est dans ce sens qu’il sera impartial dans ses jugements.

Qu’il y ait plus de transparence lors du recrutement  

Dans un entretien avec certains justiciables rencontrés dans les communes Ntahangwa et Mukaza, il est ressorti que le recrutement d’un nouveau personnel dans le secteur judiciaire est très important.

Pourtant, ils demandent qu’il y ait plus de transparence dans le recrutement dans afin d’avoir un personnel qualifié capable de répondre aux besoins du peuple.

Ils déplorent le fait que la corruption prend une allure inquiétante dans ce secteur. Certains magistrats se méconduisent en demandant des pots de vin pour prester en faveur de tel ou tel justiciable.  Les procès sont élastiques. C’est pour cela que les lieux de détention sont débordés. Le pire est qu’ils constatent que certains magistrats ne sont pas libres dans leur métier.

Selon ces derniers, un secteur judiciaire faible, corrompu et qui n’est pas libre dans l’accomplissement de son métier constitue un défi énorme pour le développement du pays. Il bloque les investissements étrangers. La liberté économique en souffre. L’économie du pays vacille et s’effondre petit à petit.

Ils leur demandent alors d’exploiter les connaissances apprises en classe en s’appuyant sur l’éthique et la déontologie du secteur dans l’exercice de leur métier.

Mots-clés :
A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

éditorial

Prévenir plutôt que subir

Prévenir plutôt que subir

Les informations faisant état de fortes pluies susceptibles de provoquer des inondations, des glissements de terrain et d’importants dégâts circulent de plus en plus. Face à ces alertes, la première réaction ne devrait pas être la panique, mais plutôt la vigilance et la préparation. Car lorsqu’une catastrophe naturelle survient, ses conséquences peuvent être lourdes, notamment la destruction des habitations, les pertes de cultures, la coupure des routes, les déplacements de populations, la destruction des infrastructures et, dans les cas les plus dramatiques, les pertes en vies humaines.

    Abonnez-vous à notre bulletin

    Journal n° 728

    Dossiers Pédagogiques

    Facebook

éditorial

Prévenir plutôt que subir

Prévenir plutôt que subir

Les informations faisant état de fortes pluies susceptibles de provoquer des inondations, des glissements de terrain et d’importants dégâts circulent de plus en plus. Face à ces alertes, la première réaction ne devrait pas être la panique, mais plutôt la vigilance et la préparation. Car lorsqu’une catastrophe naturelle survient, ses conséquences peuvent être lourdes, notamment la destruction des habitations, les pertes de cultures, la coupure des routes, les déplacements de populations, la destruction des infrastructures et, dans les cas les plus dramatiques, les pertes en vies humaines.
  • Journal n° 728

  • Dossiers Pédagogiques