Une assemblée générale constitutive d’une coopérative des pêcheurs s’est tenue à Kabezi et a décidé de mettre en place cette coopérative. L’objectif est de mieux défendre les droits socioprofessionnels des pêcheurs pour promouvoir le secteur de la pêche. Les pêcheurs s’en réjouissent
Plus de trois cents patrons pêcheurs et pêcheurs provenant des différents ports de pêche des provinces de Bujumbura, Makamba et Rumonge se sont réunis en assemblée générale constitutive d’une coopérative des pêcheurs dans une salle au chef-lieu de la commune de Kabezi. Le président de cette coopérative précise que la première réunion de mise en place d’une coopérative des pêcheurs tenue à Rumonge il y a plus d’un mois a été interrompue par la police et que trois initiateurs de ce projet ont été arrêtés sur le champ accusés de tenir une réunion non autorisée et subversive. Après une analyse approfondie du dossier, les initiateurs de ce projet ont été libérés car, selon lui ils avaient reçu une autorisation de tenir cette réunion et cette dernière n’avait pas de caractère subversif, a indiqué la même source.
Défense des droits socioprofessionnels des pêcheurs
Le président de cette coopérative élu par l’assemblée générale a indiqué que l’objectif de cette coopérative sera de défendre les intérêts et les droits socioprofessionnels des pêcheurs car, jusqu’aujourd’hui, aucun organe, association ou fédération ne s’intéressait aux droits et intérêts des pêcheurs.

L’objectif de cette coopérative sera de défendre les intérêts et les droits socioprofessionnels des pêcheurs.
Il a été constaté et prouvé que la fédération des pêcheurs et fournisseurs de poissons ne s’intéressaient pas aux droits et intérêts des pêcheurs, car elle prenait des décisions sans consulter les pêcheurs ou les patrons pêcheurs, selon la même source.
Le président de cette coopérative donne l’exemple du prix exorbitant d’un badge d’identification des pêcheurs, du montant de l’assurance des pêcheurs fixé unilatéralement en collaboration avec une maison d’assurance et d’autres décisions qui viennent d’être supprimées par les autorités compétentes.
Le pêcheur et le patron pêcheur n’était plus consulté dans la prise des décisions qui les engagent alors que ce sont des partenaires incontournables dans la promotion de la pêche au Burundi. Cela constituait une humiliation pour les pêcheurs.
Au cours de cette assemblée générale, il a été décidé que chaque patron pêcheur va verser chaque mois un montant de cent mille FBu pour le fonctionnement de cette coopérative et le pêcheur va verser trois mille FBu pour couvrir les accidents et les maladies liées à leur profession, a-t-il précisé.
Une équipe a été mise en place pour élaborer les différents textes régissant cette coopérative. Le siège de ladite coopérative sera basé dans la ville de Rumonge.
Gestion indépendante de la coopérative
B.A, un pêcheur avec plus de 30 ans d’expérience dans le secteur de la pêche demande aux gestionnaires de cette coopérative d’assurer une bonne gestion et surtout assurer l’indépendance de cette coopérative vis à vis d’autres courants ou lobbies.
Il a été constaté que des coopératives naissent et ne font malheureusement pas long feu. Cela est dû à la mauvaise gestion ou l’ingérence des personnes externes dans les affaires coopératives pour satisfaire leurs intérêts personnels.
Un secteur à redynamiser
Ce pêcheur souhaite plein succès à cette coopérative. Il invite aux responsables de cette coopérative à s’investir dans la promotion du secteur de la pêche. Ce dernier a été depuis longtemps relégué au second plan alors qu’il nécessite d’être développé pour l’intérêt des pêcheurs, des patrons pêcheurs et des consommateurs du poisson.
N.P, un commerçant de poisson indique que le secteur mérite à être développé car, les techniques de pêche restent rudimentaires raison pour laquelle le poisson devient rare et cher.
Toutes les parties prenantes dans ce secteur doivent s’impliquer au développement de ce secteur, surtout les pêcheurs qui doivent jouer leur rôle dans la promotion de leur métier.
Sachez que plus de 17 000 personnes vivent des activités de pêche au Burundi exercées principalement dans le lac Tanganyika et dans les lacs du Nord du pays.




Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.