Entrepreneuriat

Kayanza : Les cornes de vache, une manne pour la coopérative DUSHAZE MW ’IHEMBE

Les cormes de vache constituent un défi pour certains. Pourtant, c’est une manne pour les membres de la coopérative DUSHAZE MW’ IHEMBE implantée au chef-lieu de la province de Kayanza. Elle fabrique plus de 250 sortes de produits à base de cornes de vache. Malgré ces avancées, les responsables de cette coopérative disent qu’ils sont confrontés à certains défis.

Innocent Nyabenda, président de la coopérative DUSHAZE MW IHEMBE : «Notre coopérative fabrique plus de 250 sortes de produits à base de cornes de vache».

 

La coopérative DUSHAZE MW’ IHEMBE située au quartier Kirema de la commune de Kayanza excelle dans la fabrication des produits à base de cornes de vaches. Elle en produit plus de 250 sortes. Il s’agit par exemple des portes clés, des boucles d’oreilles, des assiettes, des vases non trouées et trouées, des bols, des bracelets, des colliers, des cornes de décor, des boules pour les billards, etc, a expliqué le président de cette coopérative Innocent Nyabenda, père de trois enfants le 19 juin 2025.

Nous avons également fabriqué une table à base de cornes de vache pour le compte du bureau de la Présidence du Burundi sous le règne du président feu Pierre Nkurunziza, poursuit-il.

Selon lui, ces produits sont accessibles pour ceux qui en ont besoin, car le prix n’est pas élevé si on tient compte de leur qualité. Les porte-clés s’achètent entre 5 000 FBu et 10 000 FBu, les boucles d’oreilles entre 10 000 FBu et 15 000 FBu, les bols 25 000 FBu, les assiettes entre 50 000 FBu et 80 000 FBu, les vases non trouées à 50 000 FBu, les vases trouées à 15 000 FBu.

Les cornes de vache, une opportunité et non un défi

Nyabenda fait savoir que les cornes de vache sont pour lui une opportunité. Auparavant, il précise qu’il voyait les gens entrain de les jeter dans la nature comme des déchets. Juste après, il a voyagé au Kenya. C’est là où il a vu comment les cornes de vache sont valorisées.

C’est pour cela que les activités liées à la transformation des cornes de vache en différents objets ont été lancées en 2015, argue Nyabenda.  «Nous avons bénéficié d’une formation dans ce domaine avec l’appui du Pnud‐ au Burundi.  Nous avons été formés par les kenyans. Et pour le moment, nous valorisons les cornes de vache sans problèmes », explique-t-il.

Il fait remarquer qu’ils ont des fournisseurs qui facilitent l’approvisionnement en matières premières dont ils ont besoin. Ils achètent ces cornes de vache par kg. Nous ciblons beaucoup plus les cornes de couleur blanche, car ces dernières sont de bonne qualité, argue-t-il.

Quant au marché d’écoulement, Nyabenda laisse entendre que leurs produits sont écoulés dans certaines provinces telles que Ngozi, Gitega, Kayanza et dans certains pays comme la Tanzanie, la RDC, la Côte d’Ivoire, etc.

Des défis signalés

Malgré les avancées enregistrées dans la valorisation des cornes de vache, Nyabenda fait savoir qu’ils sont confrontés à certains défis. Il cite à titre illustratif la pénurie de carburant qui handicape le transport de leurs produits. Et d’ajouter les taxes jugées élevées, car cela fait qu’on revoit souvent les prix de leurs produits pour ne pas travailler à perte. De plus, les foires expositions ne sont pas organisées en grande pompe alors que ces dernières permettraient à cette coopérative d’écouler beaucoup de produits. Selon Nyabenda, l’instabilité des prix des matières premières ajoute le drame au drame.

Les responsables de la commune de Kayanza se réjouissent de l’innovation initiée par la coopérative DUSHAZE MW’ IHEMBE.  Selon ces derniers, c’est un honneur pour la province de Kayanza. Ils encouragent les autres jeunes à leur emboîter le pas.

Notons que cette coopérative est constituée de 6 personnes dont 3 femmes et 3 hommes.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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