Société

KIYO améliore les conditions vie des jeunes vulnérables

Les jeunes bénéficiaires du projet « Empowerment social et économique des jeunes au service de la paix et de la cohésion sociale » de Kids and Youth (KIYO) se  réjouissent du rôle socio-économique qu’ils jouent actuellement dans la société. C’était à l’occasion de la journée des clubs de paix organisée par KIYO vendredi, le 12 mars 2020

«Avant j’étais un délinquant. Avec le projet Empowerment social et économique des jeunes au service de la paix et de la cohésion sociale de KIYO, j’ai appris à fabriquer les savons et à cohabiter pacifiquement avec les autres citoyens», annonce Djuma Robert Nshimirimana, un jeune de 25 ans natif de Kamenge, au Nord de la ville de Bujumbura.

Sandrine Inamahoro de Musaga qui, grâce à ce projet, a appris également comment fabriquer les savons affirme que pour le moment elle parvient à se procurer les produits de première nécessité. « Pour survivre, je contractais des crédits. Avec le projet Empowerment social et économique des jeunes au service de la paix et de la cohésion sociale de Kiyo, nous avons créé des groupements solidaires. Au sein de ceux-ci, nous cotisons une petite somme et après un certain bout de temps, les membres empruntent une somme pour débuter des activités génératrices de revenus », informe-t-elle.

Plus de la moitié des jeunes visés par le projet Empowerment social et économique des jeunes au service de la paix et de la cohésion sociale » exercent actuellement une activité génératrice de revenu et sont engagés à apporter des changements positifs à travers leurs clubs de paix

Des changements positifs

Le projet ci-haut cité consiste en la formation professionnelle en métiers, la réinsertion socio-économique des jeunes et au renforcement de la cohésion sociale.

Pour Sandrine Sangwe, représentant  a.i pays de KIYO, le projet ciblait 480 jeunes vulnérables et à risque d’être exclus du système économique. Cela afin qu’ils accèdent facilement à l’emploi et soient activement engagés dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale dans les quartiers de la mairie de Bujumbura et de Gitega.

« Au cours des deux années et demie de réalisation de ce projet, 97% de jeunes identifiés ont acquis de nouvelles compétences et connaissances techniques à travers des formations en métiers, des formations de compétences à la vie », déclare-t-elle avant de signaler que plus de la moitié de ces jeunes exercent actuellement une activité génératrice de revenu et sont engagés à apporter des changements positifs à travers leurs clubs de paix.

Toutefois, Mme Sangwe regrette que le projet n’ait pas pallié à tous les défis liés à l’employabilité des jeunes alors qu’il est à son terme.

Alain Van Gucht, ambassadeur du royaume de Belgique au Burundi félicite Kiyo pour avoir priorisé les enfants et les jeunes dans un pays où chaque enfant et  jeune continue à rêver et imaginer son avenir, où l’éducation favorise l’épanouissement de l’enfant et le développement de ses attitudes.

« Ce projet a facilité  presque 500 jeunes au processus d’accès à l’emploi. C’est un processus d’intégration qui n’est pas assez simple. Dans tous les pays, passer d’un stade à l’autre en train de tremplin dans la vie professionnelle est toujours délicat. D’où l’intérêt d’un projet», fait remarquer Claude Bochu, ambassadeur de l’Union Européenne au Burundi.

Et de continuer : « L’intégration des jeunes et la formation professionnelle vont de pair avec le renforcement de la cohésion sociale. Ce qui est important dans une société comme le Burundi où les moins de 15 ans représentent presque la moitié de la population. De plus, 15% des jeunes pris en charge  par ce projet de KIYO sont des personnes vivant avec un handicap ».

Le projet Empowerment social et économique des jeunes au service de la paix et de la cohésion sociale était financé par la Belgique et l’UE. Il a été mis en œuvre par FVS/Amie des enfants et Jumelage Jeunesse pour le Bien-être des enfants et des jeunes au Burundi.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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