Société

La corruption, une pandémie

Le phénomène de la corruption est reconnu au Burundi dans le secteur public et privé. Ce phénomène dépasse tout entendement et est qualifié par la Banque Mondiale comme une triste vérité persistante.

La corruption exacerbe les inégalités et augmente les investissements privés au détriment des marchés, des opportunités d’emploi et des économies.

« Le Burundi connait le problème de la corruption que cela soit au niveau de l’administration ou au niveau du secteur privé. Cela est un défi majeur », déclare Alain Ndikumana, ministre des Finances, du Budget et de l’Economie Numérique lors de la Conférence débat sur les réformes économiques pour assurer la stabilité macroéconomique.

Il indique que les indicateurs mondiaux de gouvernance montrent que le pays a obtenu un score de 17/100 au classement Transparency International 2023 indiquant un niveau de corruption parmi les plus élevés au monde.

« On est dans une mauvaise position par rapport à cet indicateur », déplore-t-il.

La corruption, un phénomène qui persiste dans les pays

Selon, « La corruption est un problème mondial pour le développement. Pour la combattre, nous avons tous un rôle à jouer », un article publié par la Banque Mondiale en 2023, la triste vérité est que la corruption persiste dans tous les pays. Celle-ci se manifestant sous des facettes multiples depuis les dessous-de-table jusqu’au détournement à grande échelle des ressources publiques.

« Avec les progrès technologiques, elle devient de plus en plus un défi transnational sans respect des frontières, car l’argent circule désormais plus facilement à l’intérieur et à l’extérieur des pays, dissimulant des gains illicites », lit-on dans l’article.

D’après celui-ci, la corruption nuit le plus aux pauvres et aux personnes vulnérables, augmentant les coûts et réduisant l’accès aux services de base et même à la justice. Elle exacerbe les inégalités et augmente les investissements privés au détriment des marchés, des opportunités d’emploi et des économies.

Et de continuer : « La corruption compromet la réponse aux situations d’urgence, entraînant des souffrances inutiles et la mort dans le pire des cas ». L’article insiste que si la corruption n’est pas combattue, elle peut saper la confiance que les citoyens accordent à leurs dirigeants et à leurs institutions, créant des tensions sociales et augmentant dans certains contextes, le risque de fragilité, de conflit et de violence.

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A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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