Développement

La fin de la pénurie d’eau propre à Bujumbura plus qu’imminente

La Banque Mondiale (BM) annonce l’ajout prochain de 60 000 m³ d’eau potable par jour à l’approvisionnement de Bujumbura, au bénéfice de 490 000 citadins. Cette augmentation sera réalisée dans le cadre du Projet d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, dont le début est prévu en mars 2026.

Une nouvelle usine de traitement d’eau potable à Bujumbura ajoutera bientôt 60 000 m³ d’eau propre par jour à l’approvisionnement de la ville.

 

Selon le communiqué de la BM du début du mois décembre 2025, une nouvelle usine de traitement d’eau potable à Bujumbura ajoutera bientôt 60 000 m³ d’eau propre par jour à l’approvisionnement de la ville, améliorant ainsi l’accès fiable à l’eau potable pour les familles et les entreprises.

Le projet d’accès à l’eau potable et à l’assainissement (PAEPA)  approuvé, étendra l’accès à l’eau potable à 615 000 personnes dans tout le pays, dont environ 490 000 habitants de Bujumbura qui bénéficieront d’un approvisionnement en eau sûr et fiable directement à leur domicile. Le projet fournira également des services d’assainissement de base à 55 000 personnes vivant en zones rurales, contribuant à réduire les maladies hydriques et à améliorer la santé des communautés.

« L’accès à l’eau potable et à l’assainissement est fondamental pour le développement de tout pays. Reconnaissant ce besoin essentiel, le Projet d’Accès à l’Eau Potable et à l’Assainissement (PAEPA) au Burundi est mis en œuvre selon une Approche Programmatique Multi-Phase (MPA), qui permet le partage des connaissances régionales », a déclaré Babacar Faye, Directeur Pays du Groupe de la Banque mondiale pour le Burundi dans ledit communiqué de presse.

Accès à l’eau potable et à l’assainissement, toujours un défi

La BM signale que le Burundi continue de faire face à des défis importants en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Elle situe le défi particulièrement dans les zones rurales mal desservies, tandis que le changement climatique exerce une pression accrue sur des infrastructures existantes et fragiles.

Les réformes en cours, lit-on dans le communiqué, visent à transformer le secteur, à ouvrir la voie à une participation accrue du secteur privé et à mobiliser des investissements substantiels à l’avenir.

« Pour soutenir ces objectifs, le Groupe de la Banque Mondiale a approuvé le PAEPA, financé par un don de 80 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) », annonce le communiqué de la BM.

Et de continuer : « Cette opération marque la première intervention de la Banque dans le secteur de l’eau et de l’assainissement au Burundi depuis plus de 15 ans, témoignant d’un engagement renouvelé à améliorer les services essentiels à l’échelle nationale ».

A son tour, le Burundi apporte un financement de contrepartie de 10 millions USD pour investir dans des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) résilients.

Le communiqué précise enfin qu’au-delà des infrastructures, le projet contribuera à améliorer la performance de la Régie de Production et de Distribution d’Eau et d’électricité du Burundi (Regideso), à réduire les pertes d’eau et à appuyer les opérateurs privés qui fournissent des services dans les communautés rurales. Il renforcera également la sécurité hydrique à long terme grâce à un plan de gestion d’un aquifère transfrontalier.

Le démarrage de ce projet est prévu pour mars 2026.

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A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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