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La technique de vermicompostage : Plus que stratégique pour booster la productivité agricole

C’est une réalité. L’utilisation du vermicompost permet l’amélioration des paramètres de fertilité du sol, l’amélioration de la germination, de la croissance et de la productivité des cultures, l’accélération du cycle de vie et l’amélioration de la résistance aux pestes et maladies. Les experts et le ministère en charge de l’agriculture demandent alors à tout le monde de s’impliquer dans la dissémination de cette technologie.

Dr Eric Gilbert Kazitsa, professeur et expert dans le domaine du vermicompostage : « Les études montrent que le vermicompost présente beaucoup d’effets sur le sol et les cultures ».

 

Sous le haut patronage du ministère en charge de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, l’Université de Ngozi et l’Ecole Normale Supérieure en collaboration avec l’IFDC dans le cadre du projet Pagris financé par l’Ambassade des Pays Bas au Burundi ont organisé lundi le 30 juin 2025 un forum national sur le Vermicompostage. C’était sous le thème «Ensemble pour une adoption rapide, efficace et durable de la technologie de vermicompostage au Burundi».

A cette occasion, Dr Eric Gilbert Kazitsa, professeur et expert dans ce domaine a fait savoir que les études montrent que le vermicompost présente beaucoup d’effets sur le sol et les cultures. Il cite l’amélioration des paramètres de fertilité du sol, de l’amélioration de la germination, de la croissance et de la productivité des cultures, de l’accélération du cycle de vie et de l’amélioration de la résistance aux pestes et maladies.

Pour cela, il demande à la population de s’impliquer activement dans le développement de cette technique. Il précise que les déchets potentiellement vermicompostables sont disponibles en grandes quantités. Ce sont entre autres les déchets de canne à sucre, de palmiers à huile, des peaux et pulpes de café, les déchets de fabrication de vin de banane, les déchets de marché, ménagers et alimentaires, des déchets agricoles comme le fumier, le son de riz, le maïs, de blé, etc.

Trois espèces de vers de terre composteurs identifiés

Kazitsa explique que trois espèces de vers de terre composteurs ont été identifiés sur base de leur morphologie au Burundi. La première a été trouvée dans la région naturelle de Buyogoma, la seconde dans la région naturelle de Kumoso, la troisième dans les régions naturelles de Bugesera, Buyenzi, Kirimiro et Imbo.

Pour le moment, il laisse entendre que la rédaction et la validation des guides de vermicompostage ont été réalisées. Et d’ajouter la formation de base et l’introduction du vermicompostage dans les écoles ITABU Karusi et Mahwa, la formation de base des agents des sociétés qui veulent vermicomposter leurs déchets. Ces dernières sont entre autres la SOSUMO, IMENA, MICOSTA 2, GICIZI FARM et RUGOFARM.

Le développement du vermicompostage nécessite un travail collectif

Apollinaire Bangayimbaga, recteur de l’Université de Ngozi fait remarquer que l’avenir du vermicompostage au Burundi ne dépend pas d’une seule institution, d’un seul projet ou d’un seul financement. Il dépend de la capacité collective à travailler ensemble, à mettre en réseau nos compétences, à valoriser les savoirs locaux, à renforcer les formations, à faire dialoguer la recherche avec la pratique et surtout à croire en notre potentiel national. Il demande alors aux décideurs politiques de créer un cadre de soutien adapté à la diffusion de cette technologie.

De plus, il demande aux collectivités locales pour qu’elles intègrent la valorisation des déchets dans leur planification.  Aux enseignants et formateurs, il leur demande de faire du vermicompostage un objet pédagogique vivant.

Aux chercheurs, il leur demande de poursuivre les expérimentations sur les vers de terre, les synergies avec les plantes et les effets à long terme sur les sols. Quant aux partenaires techniques et financiers, il leur demande d ’accompagner ce processus dans la durée, en tenant compte des réalités locales.

Emmanuel Ndorimana, secrétaire permanent au ministère en charge de l’agriculture fait savoir que les données disponibles indiquent que le Burundi produit chaque année d’importantes quantités de résidus organiques agricoles, agroalimentaires et urbains souvent abandonnés, brulés ou mal valorisés alors qu’ils représentent une ressource précieuse pour la fertilisation du sol et la protection de l’environnement.

Emmanuel Ndorimana, secrétaire permanent au ministère en charge de l’agriculture : « Le vermicompostage se présente comme une solution innovante, efficace, écologique et accessible ».

 

Le vermicompostage, une solution innovante, efficace, écologique et accessible

Selon lui, il y a là une opportunité réelle, mais encore non exploitée.  Dans ce contexte, il argue que le vermicompostage qui est une technique moderne et rapide de compostage qui utilise l’activité synergique des vers de terre composteurs et des micro-organismes se présente comme une solution innovante, efficace, écologique et accessible.

Il permet de transformer les déchets organiques en amendement et fertilisant naturel de haute qualité, riche en nutriments et en micro-organismes bénéfiques pour les plantes.

Selon Ndorimana, le ministère en charge de l’Agriculture s’engage à promouvoir, soutenir et encadrer toutes les initiatives innovantes qui contribuent à la durabilité du secteur agricole, à la gestion durable des déchets et à la création d’emplois pour la jeunesse.

Il argue que le vermicompostage s’inscrit dans la vision stratégique du gouvernement notamment dans le cadre des axes prioritaires du Plan National de Développement 2018 ‐2027 et de la feuille de route du Burundi émergent en 2040 et développé en 2060 qui appelle à la modernisation de l’agriculture, à l’adoption des technologies locales et à la valorisation des ressources nationales.  Selon toujours lui, le gouvernement encourage l’adoption de la technologie de vermicompostage pour valoriser les déchets organiques. Il continuera à s’investir dans le développement de cette technologie.

Les qualités du vermicompostage

Micaël BEUN, coordonnateur du projet Pagris à l’IFDC signale que le vermicompostage a des qualités physiques, chimiques et biologiques uniques qui contribuent significativement dans l’amélioration de ces mêmes propriétés au niveau du sol. Cela constitue donc une opportunité stratégique pour le Burundi et pour les agriculteurs et il convient donc de le vulgariser.

Micaël BEUN, coordonnateur du projet Pagris à l’IFDC : « Le vermicompostage a des qualités physiques, chimiques et biologiques uniques qui contribuent significativement dans l’amélioration de ces mêmes propriétés au niveau du sol ».

 

Il fait remarquer que la protection et la gestion du capital sol constitue un enjeu majeur pour une agriculture durable. Dans le contexte du Burundi, un pays avec une forte densité de population vivant majoritairement de l’agriculture, le capital sol est soumis à de nombreuses pressions, entre autres l’exigüité des terres et la surexploitation, la dégradation des sols due à la diminution du couvert végétal et à la déforestation ,l’acidification des sols, la faible disponibilité et la capacité de rétention des éléments nutritifs du sol, la diminution de l’activité microbiologique des sols et par conséquent une faible productivité agricole.

Il a enfin signalé que les études montrent que la technique de vermicompostage offre un potentiel significatif dans l’amélioration de la santé des sols tout en contribuant à l’assainissement des déchets organiques.

Notons que les participants audit forum se réjouissent de l’impact de l’utilisation du vermicompost et se sont engagés à s’impliquer activement dans la dissémination de cette technologie.  C’est l’exemple du directeur chargé de l’agriculture à la SOSUMO. Il promet de valoriser les milliers de déchets organiques que génère cette société.

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