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L’APEFE en appui au MSPLS pour le renforcement de la réadaptation dans le système de santé du Burundi

L’APEFE, en coordination avec l’OMS, appuie le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida pour le renforcement de la composante la réadaptation dans le système sanitaire burundais.
Avec l’appui technique et financier de l’organisation belge APEFE et de l’OMS au Burundi, les membres d’un groupe technique de travail nommé par Le Ministre de la Santé Publique et  de la Lutte contre le Sida ont validé au terme d’un atelier tenu à Gitega du 23 au 25 mai,  le « Plan Stratégique National de Réadaptation 2023-2027 »  dans le système de santé au Burundi.

Olivier JADIN : « Le plan stratégique augmente largement le champ d’action du développement de la réadaptation au Burundi ».

Avec l’appui technique et financier de l’Association pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger (APEFE) et de l’OMS au Burundi, le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida (MSPLS)  a présidé du  23 au 25 mai 2023 un atelier de validation du « Plan Stratégique National de Réadaptation 2023-2027 » dans le système de santé au Burundi.

A cette occasion,  l’administrateur de programme de l’APEFE Mr Olivier JADIN nous a expliqué que le « Programme d’Appui  au Développement de la Médecine Physique et Réadaptation » (PAD-MPR) a débuté en 2011 suite à une demande adressée à l’organisation belge APEFE par le MSPLS, associé à l’ONG nationale « Conseil pour l’Education et le Développement » (СОРЕD).

Le but de ce programme, financé est de renforcer la composante «Soins de réadaptation» au sein du système de santé du burundi

A côté des soins préventif et curatifs, connus depuis longtemps, les soins réadaptatifs ont en effet été longtemps négligés en Afrique. Cependant, les pathologies et les besoins en réadaptation qui en résultent évoluent très vite.

Aujourd’hui les accidents de la route et du travail se multiplient, de même que les problèmes cardio-vasculaires et particulièrement l’hypertension artérielle qui provoque les terribles accidents vasculaires cérébraux (AVC). Il faut aussi parler du diabète, du mal de dos, des paralysies cérébrales chez les enfants, des affections respiratoires, des problèmes d’incontinence urinaire chez les femmes multipares et de bien d’autres affections handicapantes.

Pour apporter des solutions à ce problème de santé publique, le PAD-MPR, à travers le partenariat entre l’APEFE, le MSPLS et le COPED a depuis 2011 initié une forte dynamique de développement de la médecine physique et réadaptation au Burundi. Ce programme est financé par la « Direction Générale de la Coopération au Développement » (DGD) du Gouvernement belge. Il bénéficie également de la collaboration de l’Université Catholique de Louvain, de « Wallonie Bruxelles International, d’Enabel et de quelques autres acteurs.

Quid des réalisations du PAD-MPR ?

Depuis 2011 le PAD-MPR a enregistré des résultats très concrets

  • Une vingtaine de kinésithérapeutes ont tout d’abord été formés à l’extérieur du Burundi (à la faculté de sciences de la santé de Cotonou au Bénin et aussi en Belgique, à l’Université Catholique de Louvain).
  • Un Centre National de Référence en Kinésithérapie et Réadaptation (CNRKR) a ensuite été créée à Bujumbura sur financement du PAD-MPR. Ce dernier est placé sous la tutelle du MSPLS et géré en partenariat public-privé par le COPED.
  • Ce centre a développé son savoir-faire et des soins d’excellence et a alors permis de créer en 2019 une « Filière Nationale de Formation en Kinésithérapie » (FFKR) au sein de l’INSP de Bujumbura.
  • La FFKR vient de produire sa seconde promotion de 19 diplômés.
  • La présence de ces jeunes diplômés permet maintenant d’accélérer la création de services de kinésithérapie – réadaptation à travers les hôpitaux du pays ».
Le Plan Stratégique National de Réadaptation 2023-2027 repose sur 6 piliers

Olivier JADIN explique que le plan stratégique augmente largement le champ d’action du développement de la réadaptation au Burundi.  Il va devenir un document de référence national portant le label « OMS » et va servir de guide à tous les acteurs nationaux et internationaux actifs dans le domaine de la réadaptation.

Ce plan stratégique s’articule autour des 6 piliers de développement de la réadaptation selon l’OMS.

  • Le premier pilier est le renforcement de la gouvernance du développement la réadaptation. «Le MSPLS a mis en place depuis 2017 un service chargé du développement de la médecine de réadaptation au sein du programme national Intégré de lutte contre les maladies chroniques non transmissible (PNILMCNT) . C’est une équipe qui coordonne tous les acteurs en matière de la réadaptation afin que ce volet se développe », argue- t-il.
  • Le deuxième pilier est le financement de l’offre des soins. Le but est d’une part de consacrer  plus d’argent  pour créer des services de réadaptation à travers le pays et d’améliorer d’autre part la prise  en charge du coût des soins pour permettre aux patients d’en bénéficier plus facilement.
  • Le troisième pilier est la formation des ressources humaines. «Nous dévons former d’avantage et diversifier les professionnel de santé soins dans le domaine de la réadaptation», martèle- t- il
  • Le quatrième pilier est l’information sur la réadaptation. il s’agit de mieux produire et exploiter l’information sur le besoins et les soins de réadaptation  pour guider la prise de décision dans ce domaine
  • Le cinquième pilier est le développement d’un réseau de services à travers tout le pays. Le MSPLS, avec ses partenaires, souhaite  multiplier les services de réadaptation  pour que les soins soient géographiquement accessibles partout dans le pays.  On va aussi s’assurer de la qualité des soins offerts, renchérit- il.
  • Le sixième pilier concerne la disponibilité des technologies d’assistance. Il s’agit en particulier des fauteuils roulant, des  appareils orthopédiques (prothèses et orthèses), des cannes et béquilles, des appareils auditifs, des lunettes, etc …

 

Olivier JADIN explique que  le but de ce plan stratégique, qui sera largement diffusé et fera l’objet d’un plan de communication intensif, est en particulier  d’attirer vers le Burundi les acteurs nationaux et internationaux de la réadaptation et de multiplier, sous la coordination du MSPLS, les activités de développement des soins réadaptatifs dans le système de santé du Burundi,

Bref, ce vaste mouvement permettra de créer au Burundi un « Pôle d’Excellence » national, régional et international du développement des soins de réadaptation, poursuit-il.

Le Burundi classé parmi les rares pays qui disposent de ce plan par l’OMS

Le Docteur Jérôme Ndahurutse, délégué du représentant de l’OMS l’OMS au Burundi, est ravi du fait que le Burundi se dote d’un plan stratégique national de réadaptation.  Il a rappelé que le Burundi est parmi les rares pays qui disposent de ce plan en Afrique.

Docteur Jérôme Ndahurutse : « Le Burundi est parmi les rares pays qui disposent de ce plan en Afrique. »

Le Docteur Jean de Dieu Havyarimana, Directeur du Programme National Intégré de Lutte contre les Maladies Chroniques Non Transmissibles au MSPLS  affirme que l’APEFE et l’OMS contribuent beaucoup au développement de la réadaptation au Burundi.   Et d’estimer que c’est la raison pour laquelle le pays enregistre des avancées non négligeables dans ce domaine.  «Avec l’appui de l’APEFE, nous pouvons aujourd’hui former et nos kinésithérapeutes sur place», confie- t- il.

Il ajoute qu’à peu près 34 services de réadaptation existent aujourd’hui  à travers tout le pays, en particulier dans un nombre croissant d’hôpitaux de district. Le PAD-MPR les a dotés d’un kit d’équipements standards et veille à la qualité des soins qui y sont délivrés.   Dans les 3 ans à venir, une quinzaine d’autres services de kinésithérapie verrons le jour dans les hôpitaux du Burundi.    Pour toutes ces raisons, le Directeur du PNILMCNT   considère  que le Burundi est assez avancé pour les soins de réadaptation par rapport à la sous-région  en particulier et à l’Afrique en général.

Dr Cléophile Akindavyi : «La contribution du COPED, de  l’APEFE et de l’OMS est salutaire »

Le Dr Cléophile Akindavyi, Directrice Générale de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, qui a ouvert officiellement l’atelier de validation du PSNR 2023-2027 a confirmé dans son discours que la contribution du COPED, de  l’APEFE et de l’OMS est salutaire pour faire progresser  le domaine de la réadaptation dans le système de santé du Burundi.  Elle espère que ce nouveau plan stratégique va contribuer à accélérer ce programme jusqu’à présent très fructueux.

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Journal Burundi Eco.

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