Société

Le BAGF, le bon samaritain des réfugiés congolais du site de Musenyi

Samedi 6 septembre 2025, l’Église Burundi Assemblies of God Fellowship (BAGF) a accordé une aide alimentaire aux ménages les plus vulnérables parmi les réfugiés congolais du site de Musenyi, dans la province de Burunga. Le HCR ainsi que les bénéficiaires ont accueilli favorablement cette assistance, qui arrivait à point nommé.

Pasteur Jérôme Ndayisaba, représentant légal du BAGF « Nous effectuons une évangélisation holistique et nous sommes convaincus que l’être humain en difficulté a besoin d’une aide matérielle en plus d’une aide spirituelle pour survivre ».

 

«Nous sommes dans la joie de recevoir ce don qui va soutenir ces réfugiés dont les besoins sont énormes compte tenu de leur nombre», a déclaré M. Jean de Dieu Ndayihaya, représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Makamba, après la réception de cette aide humanitaire offerte par le BAGF dans l’après-midi de ce samedi 6 septembre.

Cette assistance, destinée aux réfugiés congolais ayant fui les conflits armés dans l’Est de la RDC, était composée de 12 tonnes de riz, 12 tonnes de haricots (variété Kinure), 60 bidons d’huile de 20 litres chacun, 250 cartons de savons et 48 sacs de sel de cuisine.

Le BAGF, engagé pour l’évangélisation et le développement

Dans son allocution, le pasteur Jérôme Ndayisaba, représentant légal du BAGF, a indiqué que cette organisation religieuse ne se limite pas à l’évangélisation. Elle s’investit également dans le développement du pays et dans l’assistance humanitaire.
«Nous effectuons une évangélisation holistique et nous sommes convaincus que l’être humain en difficulté a besoin d’une aide matérielle en plus d’une aide spirituelle pour survivre», a-t-il déclaré avant de rappeler les différents domaines d’intervention du BAGF au-delà du soutien aux personnes en difficulté.

Il a cité notamment l’appui aux populations vulnérables pour favoriser leur autonomie, la création des écoles, l’accès à l’eau potable grâce aux forages à travers le pays ainsi que des actions dans le secteur agricole.

Les bénéficiaires expriment leur reconnaissance

Les réfugiés congolais se sont réjouis de recevoir cette aide venue d’une organisation compatissante.

Adams Bonfils Keno, un jeune homme installé sur ce site depuis quelques mois, a exprimé sa gratitude envers le BAGF :
«Il y avait plus de deux mois qu’on avait pas distribué des vivres. Je manque de mots pour exprimer ma reconnaissance. » Il a ajouté que non seulement cette aide était nécessaire, mais que sa qualité était également appréciée. Il fait savoir que ces derniers mois, leurs repas était exclusivement composé de farines et de haricots.

Célestine Kanyele, une sexagénaire loquace du site, a abondé dans le même sens. Elle a appelé d’autres organisations à leur venir en aide face aux conditions difficiles qu’ils traversent :
«Ici nous dépendons entièrement des autres. Nous n’avons ni terres à cultiver, ni moyens pour exercer des activités génératrices de revenus.» Elle a souligné que l’aide du BAGF arrivait à point nommé.

Le HCR salue l’acte de compassion

De son côté, M. Jean de Dieu Ndayihaya du HCR Makamba a rappelé que l’organisation a besoin de davantage de partenaires pour répondre aux besoins de tous les réfugiés du site. Il a salué l’acte de compassion du BAGF, le qualifiant de «bon samaritain».

«Le HCR, avec ses partenaires, notamment le PAM, intervient dans plusieurs domaines d’assistance. Mais nous sommes parfois débordés face au nombre élevé de réfugiés et à la diversité de leurs besoins», a-t-il expliqué.

Il s’est réjoui que le BAGF figure désormais parmi les premiers partenaires désireux d’intervenir sur le site de Musenyi, où vivent actuellement environ 20 000 réfugiés. Profitant de l’occasion, il a lancé un appel à d’autres organisations pour qu’elles suivent cet exemple.

«Ce site accueille un nombre élevé de réfugiés qui nécessitent beaucoup d’assistance. Les besoins ne se limitent pas à l’alimentation : ils concernent aussi la santé, l’éducation, l’hébergement, le WASH (eau, hygiène et assainissement), ainsi que d’autres secteurs», a-t-il insisté.

Il a par ailleurs invité le gouvernement du Burundi qui a accepté d’accueillir ces réfugiés à redoubler d’efforts pour assurer leur bien-être. Selon lui, ces personnes vivent dans des conditions précaires et doivent être soutenues afin de développer des activités génératrices de revenus leur permettant de s’autonomiser et de ne pas dépendre uniquement de l’aide extérieure.A noter que le site de Musenyi est en pleine extension en raison du nombre croissant de réfugiés.

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Journal Burundi Eco.

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