Société

Le délai des travaux sur la RN1 pourrait être prolongé

La projection de la clôture des travaux sur la RN1 en décembre 2018 pourrait être reportée. Cela est dû à l’insuffisance du financement. Les instances habilitées tranquillisent qu’un financement additionnel de 15 millions USD a été promis par la Banque Mondiale (BM) pour finaliser les travaux

Ir Vincent Nibayubahe, directeur général de l’Office des Routes (OdR) : « La Banque Mondiale a accepté de financer la finalisation des travaux sur la RN1 à hauteur de 15 millions USD »

« Les travaux qui s’effectuent   depuis 2017 au niveau de la RN1 (route Bujumbura-Kanyaru sur 166 km) sont la réparation de certains points critiques et l’amélioration du drainage de certaines parties (construction des bises, des dalots, des fossés de crêpes…)  », fait remarquer Ir Vincent Nibayubahe, directeur général de l’Office des Routes (OdR).

Pour effectuer ces travaux, il rappelle que le gouvernement du Burundi a eu un don de la part de la Banque Mondiale (BM) de 25 millions USD. Ce don a été subdivisé en deux parties.

« Une partie  a été réservée au volet urbain. Elle s’occupe de l’assainissement des caniveaux à Carama, à Gasenyi jusqu’à côté de Buterere. Le deuxième volet s’occupe de travaux d’assainissement de la RN1 et de la réparation de certains points critiques », explique Ir Nibayubahe.

Aujourd’hui, selon toujours lui, le niveau de réalisation des travaux est à 70 %. « Cependant, il advient que le financement n’ait pas été suffisant », martèle-t-il. Ce qui, d’ailleurs, va demander un temps additionnel pour finaliser les travaux. Ir Nibayubahe tranquillise qu’une plaidoirie a été faite auprès de la Banque Mondiale. « Celle-ci a eu un bon accord de principe. La BM a accepté de financer la finalisation des travaux à hauteur de 15 millions USD », informe-t-il.

Ir Nibayubahe signale que ce financement additionnel sera également scindé en deux parties et orienté sur deux volets, une partie pour le volet urbain et une autre pour le volet transport.

Projet d’installation des ponts bascules mobiles

Ir Nibayubahe cite les grands tonnages parmi les causes de la dégradation des infrastructures routières. Pour lui, les camions qui y passent ne respectent pas le standard de tonnages exigé dans la Communauté Est Africaine (CEA), soit 56 tonnes par camion.

« Dans le but de protéger la RN1, nous projetons, dans un proche avenir, installer sur cette infrastructure des ponts bascules mobiles. Ceux-ci pourront intercepter les camions surchargés en cours de transport », annonce-t-il.

Par ailleurs, notifie Ir Nibayubahe, le même système sera installé sur la RN5 (route Ruhwa-Nyamitanga-Bujumbura).

Le niveau de réalisation des travaux sur la RN1 est à 70 %

A part la surcharge, Ir Nibayubahe rappelle que la RN1 traverse les grandes montagnes de Bujumbura rural. Les gens de la localité cultivent sur les montagnes et les maisons sont construites de temps en temps au bord de la route. Ce qui fait que les eaux pluviales sont drainées vers la route. « Voilà une autre cause de la dégradation de la RN1 », lâche-t-il.

Selon Ir Nibayubahe,  Si l’environnement et l’assainissement sont garantis de part et d’autre de la route (culture des herbes fixatrices et plantations des arbres, traçage des courbes de niveau pour éviter l’érosion), les ouvrages pourraient durer longtemps telle que prévue par les notions de dimensionnement.

Cependant il témoigne que les routes en bicouche ne durent pas longtemps. Raison pour laquelle, d’après Ir Nibayubahe, toutes les parties réhabilitées sont en béton bitumineux (système qui peut durer 25 ans de vie).

Lacune réglementaire

« Lorsqu’une route est tracée, l’Etat indemnise la population riveraine et la zone concernée devient propriété de l’Etat», précise Ir Nibayubahe.

Il regrette que le constat fait soit que les gens continuent à s’aventurer à construire au niveau de la zone qui fait déjà objet d’indemnisation. Normalement, avise-t-il, celui qui a envahi une zone de l’Etat est punissable.

Néanmoins, fait-il savoir, il n’existe pas de textes d’accompagnement pour appliquer la loi. Notons que la RN1 est d’une importance primordiale. Elle alimente le pays au niveau des importations et des exportations et connecte le Burundi avec les autres pays de l’EAC via le corridor nord, à savoir : le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya.

Bien qu’il y ait des travaux qui sont en train d’y être effectués, la RN1 ne remplit pas les standards de la Communauté Est Africaine en ce qui est des dimensions. Celles-ci sont de 7 m de largeur avec des accotements de 1,5 m de part et d’autre et 2 m dans les agglomérations.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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