Développement

Le développement industriel, une arme cruciale contre le chômage

La compétitivité de l’économie est aujourd’hui l’une des préoccupations majeures des Etats quel que soit le niveau de leur environnement économique. Le développement industriel, notamment la compétitivité industrielle, est un levier important sur lequel le Burundi devra s’appuyer pour réaliser ses objectifs en termes de développement humain, économique et social

« L’histoire a montré à maintes reprises que le seul aspect important qui différencie les pays riches des pays pauvres est tout simplement leurs hautes compétences dans le secteur manufacturier où la productivité est généralement plus élevée et croît plus rapidement que dans les secteurs primaire et tertiaire. » (Chang, 2007. Bad Samaritans). Le secteur industriel du Burundi est peu compétitif comparativement à celui des autres pays. Cette situation est due généralement à l’enclavement du pays, à l’insuffisance des infrastructures de base dans le domaine de l’énergie, des transports et des TIC, au faible accès aux ressources financières, à la faiblesse des mécanismes institutionnels de coordination et d’appui ainsi qu’a un environnement des affaires peu favorable.

Professeur Jean Ndimubandi, exposant sur le thème « développement industriel, facteur de lutte contre le chômage. » lors du salon industriel,3eme Edition qui s’est tenu du 17 au 19 décembre 2020.

En dépit des nombreuses contraintes auxquelles le Burundi est confronté, le pays  a quand même défini les grandes orientations comme son adhésion aux grandes organisations régionales (EAC, COMESA…) qui lui offrent des possibilités d’accès à des marchés élargis, sa volonté de faire de la science de la technologie et de l’innovation le moteur du développement durable , l’existence des politiques sectorielles dans les différents ministères et l’élaboration du plan national de développement 2018-2027.

Ce plan a été adopté par le conseil des ministres le 29 juin 2018.C’est un document qui vise l’amélioration de la productivité agricole, la modernisation des infrastructures de base, la création de l’emploi chez les jeunes et la préservation des écosystèmes.

La contribution du secteur public est indispensable

Dans son exposé sur le thème : « Le développement industriel, facteur de lutte contre le chômage », Professeur Jean Ndimubandi invite le secteur public à jouer son rôle de créer un contexte de politique générale propice aux opérations du secteur privé en facilitant l’établissement des partenariats, en incitant les jeunes à participer aux activités de formation et de développement de l’esprit d’entreprise, mais aussi en leur apportant une aide financière à court terme.

« Les milieux urbains et ruraux regorgent de potentialités non exploitées et qui, si on arrivait à les exploiter, amélioreraient les conditions de vie des populations notamment par la création des emplois. » précise –t-il. Il a expliqué cependant que pour assurer un niveau de vie appréciable a tout le monde, il faut des emplois pour les pauvres, des emplois donnant un sentiment d’équité. Et au niveau de la productivité, il faut des emplois dans les villes fonctionnelles, des emplois pris avec les marchés mondiaux, des emplois non dangereux pour l’environnement. Enfin pour la cohésion sociale, il faut des emplois donnant un sentiment d’équité, des emplois ouvrant sur les réseaux, des emplois structurant un terme d’identité sociale.

Selon toujours professeur Ndimubandi, le Burundi est un pays qui a une économie basée essentiellement sur l’agriculture. Cependant, l’agro-industrie est la solution la plus sûre pour faire face aux problèmes liés au chômage et a l’insécurité alimentaire. Pour ce, les jeunes burundais doivent être guidés et accompagnés dans le développement de l’esprit d’entreprise, en les incitant à penser à la création de leurs propres entreprises.

Signalons que le thème « Le développement industriel, facteur de lutte contre le chômage » a été développé lors du salon industriel troisième édition qui s’est tenu à Bujumbura en date du 17 au 19 décembre 2020.

A propos de l'auteur

Florence Inyabuntu.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

éditorial

Marché des capitaux, une autre source de financement dont il faut profiter

Marché des capitaux, une autre source de financement dont il faut profiter

Au moment où la plupart des burundais sont confrontés à un problème de financement de leurs projets, une autre source de financement a été mise en place par l’Etat. Il s’agit du marché des capitaux qui est fonctionnel depuis deux ans.

    Abonnez-vous à notre bulletin

    Journal n° 703

    Dossiers Pédagogiques

    Facebook

éditorial

Marché des capitaux, une autre source de financement dont il faut profiter

Marché des capitaux, une autre source de financement dont il faut profiter

Au moment où la plupart des burundais sont confrontés à un problème de financement de leurs projets, une autre source de financement a été mise en place par l’Etat. Il s’agit du marché des capitaux qui est fonctionnel depuis deux ans.
  • Journal n° 703

  • Dossiers Pédagogiques