Développement

Le Salon industriel 2025 : Pour la promotion du savoir-faire local

La 7ème édition du Salon industriel a été officiellement lancée ce 11 novembre à Bujumbura, marquant l’ouverture de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat et de l’industrialisation africaine. Les industriels y voient une occasion stratégique de promouvoir la production locale et d’évaluer les défis persistants du secteur.

Le président de l’Association des Industriels du Burundi (AIB) Juvénal Sakubu souligne que le Salon industriel sert d’espace de réseautage, de marketing et de réflexion commune sur les défis du secteur.

La Semaine mondiale de l’entrepreneuriat et de l’industrialisation africaine, appelée Salon industriel (édition 2025) a été officiellement lancée ce mardi le 11 novembre 2025 à l’hôtel Source du Nil, à Bujumbura. Les activités principales de cette septième édition sont prévues du 17 au 22 novembre et s’inscrivent sous le thème : « La politique nationale d’industrialisation : levier de développement économique et d’intégration à la ZLECAf dans la vision du Burundi, pays émergent en 2040 et développé en 2060 ».
Cette orientation souligne l’ambition du pays de consolider sa base industrielle et de promouvoir davantage la production locale dans un contexte d’intégration régionale croissante.

Présent à la cérémonie d’ouverture, Juvénal Sakubu, président de l’Association des Industriels du Burundi (AIB) a rappelé que l’objectif du Salon industriel est avant tout de valoriser les entreprises nationales et les produits fabriqués au Burundi. Selon lui, cette plateforme constitue une occasion unique pour les industriels de présenter leurs réalisations, de faire connaître leurs produits au public national ou international et de promouvoir le savoir-faire burundais. Il a ajouté que l’événement sert également d’espace de réseautage, de marketing et de réflexion commune sur les défis du secteur.

Cette édition offre ainsi une vitrine essentielle pour démontrer les progrès réalisés par les industries burundaises et sensibiliser le public à la diversité des biens produits localement, souvent méconnus face à la prédominance des produits importés. Le Salon Industriel permet également d’évaluer collectivement les obstacles qui freinent la compétitivité industrielle dans le pays et d’envisager des solutions durables.

Mais les défis persistent

Interrogé sur la difficulté des industriels à travailler ensemble pour produire des biens à forte valeur ajoutée capables de s’imposer sur les marchés régionaux, Juvénal Sakubu a reconnu que la culture de l’union reste encore limitée au Burundi. Il estime que la collaboration entre investisseurs permettrait pourtant d’améliorer la qualité des produits et de renforcer leur compétitivité. L’AIB plaide ainsi pour que les institutions compétentes, notamment l’Agence de Développement du Burundi (ADB) encouragent davantage les initiatives d’association en offrant des avantages spécifiques aux groupes d’investisseurs.

Le secteur industriel burundais fait également face à plusieurs contraintes structurelles. Le manque d’énergie, marqué par des coupures fréquentes d’électricité, constitue l’un des principaux obstacles, car il ralentit la production et augmente les coûts de production pour les entreprises. Les difficultés d’accès au financement limitent par ailleurs la modernisation des équipements, essentielle pour accroître les capacités de production. A ces défis s’ajoutent l’insuffisance des infrastructures comme les routes, le coût élevé du transport, la rareté des matières premières locales et la concurrence des produits importés souvent moins chers. La pénurie du carburant et le manque de devises étranglent également le secteur, les matières premières devant fréquemment être achetées à l’extérieur du pays.

Le président de l’AIB reconnait la réalité de ces difficultés, mais rappelle que le Salon industriel constitue justement un espace privilégié pour en débattre et proposer des solutions. Certaines de ces problématiques peuvent être résolues à court terme grâce au dialogue entre les industriels et les autorités, tandis que d’autres nécessitent une approche progressive. Il insiste toutefois sur la responsabilité directe des industriels dans la recherche des solutions durables : « Ce sont eux qui peuvent générer des devises pour le pays. Si la production augmente et qu’un surplus est exporté, le Burundi pourra renforcer sa capacité à acquérir des matières premières », a-t-il affirmé.

M. Sakubu encourage également les industriels à réduire leur dépendance à l’importation en se tournant davantage vers les matières premières disponibles localement lorsque cela est possible. Pour lui, l’industrialisation durable du Burundi passe par une valorisation accrue du potentiel local.

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A propos de l'auteur

Gilbert Nkurunziza.

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