Sur plus de 12 000 lauréats formés dans les centres d’enseignement des métiers (CEM) et centres de formation professionnelle (CFP) appuyés par Enabel depuis 2017, plus de la moitié ont trouvé de l’emploi. Et les CEM et CFP qui ne bénéficient pas de cet appui ne sont pas performants
L’Enabel en collaboration avec le ministère en charge de l’éducation a procédé vendredi le 26 août 2022 à la remise des conventions de subsides pour l’année scolaire 2022-2023 à 15 centres d’enseignement des métiers et centres de formation professionnelle appuyés par la coopération belgo-burundaise. Ce sont entre autres le CEM Kinama, CFP Gatete, CEM Bubanza CEM Gihanga, CFP Karurama, CEM Mabayi, CFP Muramvya, CEM Bwoga, CFP Gitega, CEM Mugutu, CEM Karusi, CFP Muyinga, CEM Gitaba et CEM Cankuzo.

Abou El Mahassine Fassi- Fihri, représentant résident de l’Enabel : « Ces subsides permettent à ces centres d’assurer le fonctionnement de l’administration et des organes de gestion du centre ».
Selon Abou El Mahassine Fassi- Fihri, représentant résident de l’Enabel, ces subsides permettent à ces centres d’assurer le fonctionnement de l’administration et des organes de gestion du centre, de fournir les consommables des formations pratiques des filières d’enseignement des métiers et d’ouvrir de nouvelles filières de formation. De plus, ils permettent d’effectuer des visites de partages d’expérience avec d’autres centres, institutions et entreprises, de couvrir les bourses des stages pour environ 1300 élèves par an, d’effectuer le suivi de stages par les cellules d’insertion et de construire des partenariats avec les artisans et entreprises locales ainsi que d’assurer la maintenance des infrastructures et équipements existants.
Selon toujours lui, les métiers enseignés sont la couture, la maçonnerie, la soudure, la mécanique, l’électricité, la plomberie, la transformation agro-alimentaire, l’hôtellerie-restauration, l’agri-élevage ainsi que les TIC et la Bureautique. Et sur plus de 12 000 lauréats formés dans ces CEM et CFP depuis 2017, il se réjouit que plus de la moitié ont pu trouver de l’emploi.
Seulement 18 CEM et CFP appuyés par Enabel
Malgré cet appui de la part de l’ambassade de Belgique, Abou El Mahassane s’inquiète du fait que les CEM et CFP appuyés sont insignifiants par rapport à ceux qui existent déjà estimés à plus de 200. Pourtant, les études montrent que les CEM et CFP appuyés par Enabel sont plus performants. Le directeur de l’un des CEM appuyés par Enabel affirme que cet appui a contribué beaucoup plus à l’amélioration des compétences des CEM et CFP. «Nos centres sont devenus des centres de référence régionale. «On nous appuie dans 4 axes qui sont entre autres la gouvernance et le pilotage scolaire, la qualité de la formation et la qualification professionnelle, l’insertion et le partenariat avec le secteur privé, l’infrastructure et l’équipement ainsi que l’autonomisation, la communication et l’attractivité», fait-il remarquer.
Le directeur général de l’enseignement des métiers et de la formation professionnelle se réjouit de l’appui du royaume de Belgique dans la promotion de l’enseignement des métiers car, depuis 2015, la Belgique a injecté un montant de 15 millions d’euros dans ce secteur. Selon lui, malgré ces bonnes initiatives, certains défis persistent. Ce sont entre autres le manque de personnel qualifié et d’équipements. Il demande aux autres partenaires de lui emboîter le pas pour combattre avec énergie le chômage.
Selon toujours lui, la raison est qu’il a été constaté que ceux qui terminent leurs études dans l’enseignement général ne trouvent pas facilement de l’emploi. Pour inverser la tendance, appuyer ces centres est une nécessité comme le PND 2018-2027 le précise. Pour les lauréats qui s’inquiètent du fait qu’ils ont du mal à affronter l’enseignement supérieur technique, ce DG éclaircit que le cadre national de qualification et de certification permet aux lauréats qui en éprouvent le besoin et qui le méritent de continuer leurs études jusque dans l’enseignement supérieur technique. Seulement, on doit terminer d’abord le CEM et le CFP. Et on passe un test qui autorise à franchir les étapes suivantes dans l’enseignement supérieur.
De plus, une autre initiative visant la promotion de l’enseignement des métiers est qu’il y a actuellement une ligne budgétaire destinée aux CEM et CFP chaque année. Et chaque fois qu’on recrute le personnel dans le secteur de l’éducation, 30% de ce personnel est destiné à l’enseignement des métiers.
Notons que l’ambassadeur du royaume de Belgique au Burundi a précisé que les 15 CEM et CFP appuyés par Enabel bénéficient à travers les conventions de subsides d’un financement direct de 737 000 euros, soit plus d’1 milliard 600 millions de FBu pour la période d’août 2022 à décembre 2023.




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