La communication est un outil de régulation interpersonnel. Toutefois, c’est un outil à double facettes. Dans la chronique de cette semaine sur la lutte contre les messages de haine, on vous partage comment les discours intimidants peuvent être une source de prolifération de la haine, leurs conséquences et comment les déconstruire
Les messages d’intimidation agissent comme un poison toxique qui véhicule des stéréotypes et des idées reçues et créent un climat hostile aux droits humains. Et Amnesty International définit le discours toxique comme toute forme d’expression stigmatisant ou traitant différemment et de manière défavorable des personnes en raison des caractéristiques réelles ou supposées telles que la religion, l’origine ethnique, le handicap, le rang social ou administratif…Les conséquences de ces discours sont évidemment nombreuses et dramatiques. Selon Vital Nzambimana, socio-anthropologue ce sont des discours qui vont dans le sens du négativisme social.

Vital Nzambimana, socio-anthropologue : « Pour les personnes ciblées, cela se traduit par le sentiment d’insécurité, la perte de l’estime de soi et surtout l’isolement. Cela peut renforcer le sentiment de marginalisation sociale chez des personnes déjà vulnérables pouvant conduire à la dépression ».
Les discours d’intimidants déconcertent
Les discours qui contribuent à stigmatiser et à alimenter l’hostilité envers certains individus et groupes d’individus se généralisent. Pour prévenir leur diffusion et empêcher la haine de se répandre, il est nécessaire de déconstruire les stéréotypes et les préjugés qui en sont l’origine et de lutter contre leurs impacts négatifs
Selon le socio-anthropologue Nzambimana, pour les personnes ciblées, cela se traduit par le sentiment d’insécurité, la perte de l’estime de soi et surtout l’isolement. Cela peut renforcer le sentiment de marginalisation sociale chez des personnes déjà vulnérables pouvant conduire à la dépression voire au suicide. Qu’il soit formulé de façon explicite ou implicite, le discours intimidant renforce la stigmatisation de certains groupes. Avec le temps, cela peut favoriser un comportement discriminatoire de plus en plus violent comme les persécutions ou encore les crimes de haine.
La déconstruction des messages de haine : un impératif
Dans la déconstruction de ces messages, l’éducation des nouvelles générations est primordiale. Ainsi, Nzambimana propose d’intégrer dans le système éducatif le volet de la communication non violente.
Les médias ont un rôle à jouer dans la construction et dans la déconstruction des messages de haine. C’est ainsi que M. Nzambimana considère que les médias peuvent être utilisés comme un canal de sensibilisation du public mais il est surtout souhaitable qu’ils ne soient pas un canal de diffusion de ces messages.
Les messages intimidants portent atteinte à la vie privée et à l’image d’autrui. Pour le socio-anthropologue Nzambimana, la meilleure façon de gérer ce genre de discours est que l’offensé n’accorde pas d’importance à ces discours et les ignorent complètement.




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