Les enseignants indiquent que la raison principale pour laquelle ils sont en train d’abandonner leur métier est qu’ils vivent dans des conditions déplorables suite à la cherté de la vie qui s’observe actuellement. Les salaires qu’ils perçoivent restent dérisoires. Ils demandent à l’Etat de penser à l’amélioration de leurs conditions de vie pour stopper cette hémorragie.

Les enseignants demandent alors au gouvernement de penser à l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires pour prévenir la fuite des cerveaux.
Les salaires que nous percevons mensuellement ne nous permettent pas de joindre les deux bouts du mois, s’inquiètent les enseignants qui se sont entretenus avec Burundi Eco mardi le 24 février 2026.
Je perçois un salaire brut de 647 000 FBu par mois avec 23 ans de service, déplore un enseignant du lycée communal de Mwaro. Avec des crédits qu’il a contractés ici et là, il fait savoir qu’il perçoit directement un montant de 312 000 FBu.
Avec ce montant, cet enseignant indique qu’il est difficile de prendre en charge sa famille composée de sept personnes, car le coût de la vie est élevé.
Un autre enseignant affecté dans une des écoles de la commune Rumonge abonde dans le même sens. Il touche un salaire mensuel de 480 000 FBu avec 13 ans de service. Il précise que sa famille se trouve dans des conditions critiques, car il ne parvient pas à satisfaire ses besoins.
Auparavant, il vivait dans une maison de 2 chambres et un salon doté d’une douche et d’une toilette. Il la payait 250 000 FBu,mais son cout a doublé voire triplé actuellement.
La cherté de la vie, un casse-tête
Actuellement, il précise qu’il habite dans une maison d’une seule chambre et un salon parce qu’il ne peut pas louer une maison de deux chambres avec son maigre salaire. « Quelquefois, je manque d’argent pour nourrir ma famille. Dans ce cas, nous dormons ventre creux», explique-t-il.
Un autre qui preste à l’ITABU Gihanga argue qu’il ne peut plus prendre en charge sa famille suite au maigre salaire qu’il perçoit. Avec 12 ans de service, il touche un salaire brut de 315 000 FBu par mois.
Il contracte toujours des dettes auprès des institutions de microfinance pour survivre. A la fin du mois, je touche moins de 100 000 FBu, s’inquiète-t-il. Cette situation ne lui permet même pas de se présenter régulièrement au travail suite au manque du ticket de transport.
Les dépenses dépassent de loin les revenus
Ces enseignants indiquent que cette situation fait que ceux qui trouvent les moyens pour se payer un ticket d’avion choisissent de quitter le pays pour voir comment ils peuvent améliorer leurs conditions de vie à l’étranger.
«Nous sommes toujours dans le négatif, car les dépenses que nous engageons dépassent de loin nos revenus. Nous sommes confrontés aux crédits de consommation interminables. Le lobbying lié au système de liquidation du crédit en cours pour contracter un autre s’est taillé la part du lion», se lamente-t-il.
Le gouvernement a aggravé la situation
Ils déplorent que le gouvernement a jeté de l’huile sur le feu lorsque le ministre en charge de l’éducation a dit qu’on ne compte pas revoir à la hausse leurs salaires.
Ils disent qu’en principe l’Etat devrait ajuster les salaires des fonctionnaires en fonction du niveau de l’inflation.
Pourtant, ils déplorent le fait que les salaires restent statiques au moment où la vie devient de plus en plus chère.
Ils informent qu’un enseignant digne de son nom qui preste comme il faut n’a pas de temps pour se débrouiller ici et là en vue d’améliorer ses conditions de vie, car son agenda est très chargé.
Il doit préparer les leçons, les dispenser, interroger les apprenants et corriger les copies.
Les enseignants demandent alors au gouvernement de penser à l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires pour prévenir la fuite des cerveaux.




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