La filière thé est délaissée. Les théiculteurs et les cueilleurs sont démotivés suite aux maigres prix d’achat par kg de feuilles vertes et aux salaires qu’ils reçoivent. Les cueilleurs sont en train de remettre les tabliers. Certains théiculteurs jugent bon d’extirper les théiers pour les remplacer pour d’autres cultures jugées plus rentables. Tout cela affecte le rendement de la filière et le pays en pâtit. Les responsables de l’OTB affirment inverser la tendance à travers la hausse du salaire des cueilleurs.

La filière thé est en train d’être bouleversée au moment où elle fait partie des filières qui génèrent beaucoup de devises à l’Etat.
La filière thé est délaissée. Les théiculteurs et les cueilleurs sont démotivés. A la fin du mois d’août 2025, les responsables de l’usine de transformation du Thé de Rwegura ont alerté du fait que les cueilleurs sont en train de remettre les tabliers de façon époustouflante.
Au début de l’année 2025, ces cueilleurs étaient estimés à 980. Mais, pour le moment, ces responsables déplorent qu’il ne reste que 600 cueilleurs. La raison avancée est le salaire jugé dérisoire qu’ils perçoivent.
Les responsables de l’usine de Rwegura demandent à l’Etat de revoir à la hausse les salaires des cueilleurs pour inverser la tendance.
Le pire est que le personnel de ladite usine n’est pas suffisant. A cela s’ajoute l’extirpation des théiers sur une partie non négligeable du périmètre théicole de l’Office du The du Burundi (OTB) comme le précise les responsables des usines de l’OTB.
La production du thé en nette régression
Suite à ces griefs, les conséquences ont commencé à se faire sentir au niveau du trésor public. En 2022, lors du lancement du projet sur le renforcement des capacités pour l’intégration des PMEs du Burundi aux chaines de valeur régionales, un consultant du CNUCED a précisé que la filière thé a fait entrer dans le trésor public un montant de plus de 26 millions USD.
Pourtant, la même filière a généré un montant de plus de 11 millions USD en 2023, soit une régression de 15 millions USD sur une année.
Les statistiques produites par la Banque de la République du Burundi (BRB) abondent dans le même sens.
La production du thé sec a baissé de 16,9% au premier trimestre 2025 par rapport à la même période de l’année précédente (2.738,4 contre 3.296,0 tonnes) en liaison avec les problèmes de collecte des feuilles vertes et d’usinage, mais aussi de relâchement de la part de certains théiculteurs.
L’OTB promet de revoir à la hausse les salaires des cueilleurs
Les responsables de l’OTB demandent aux théiculteurs et aux cueilleurs de contribuer au développement de la filière Thé. Pour ceux qui s’adonnent à la mauvaise pratique d’extirpation des théiers, ils leur demandent de cesser cela pour ne pas le regretter par après.
Et d’affirmer que d’ici trois mois, ils vont voir comment revoir à la hausse les salaires des cueilleurs afin de les motiver.
Notons que la filière thé est en train d’être bouleversée au moment où elle fait partie des filières qui génèrent beaucoup de devises à l’Etat. Le thé est une culture d’exportation depuis belle lurette. Tout cela pour dire que l’Etat devrait prendre le taureau par les cornes pour le développer au lieu d’assister à sa chute comme un simple spectateur.




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