Le Burundi est l’un des pays d’Afrique touchés par une malnutrition sévère. Or, le secteur public ne peut à lui seul la combattre. Pour ce, la deuxième vice-présidence et le PAM ont organisé un atelier y relatif vendredi le 21 janvier 2018. Cela afin de sensibiliser et de mobiliser le secteur privé sur la problématique de la malnutrition
« Pour lutter efficacement contre la malnutrition, nous voulons associer le secteur privé. Cela en mettant en place et en formalisant un réseau au sein de ce secteur », déclare Ernest Niyokindi, chef de cabinet-adjoint à la deuxième vice-présidence et point focal du mouvement SUN. Le mouvement Sun (Scaling Up Nutrition) est un mouvement international regroupant actuellement 60 pays dont le Burundi. Son objectif est d’éradiquer la malnutrition.

Ernest Niyokindi, chef de cabinet-adjoint à la deuxième vice-présidence et point focal du mouvement SUN : « Pour lutter efficacement contre la malnutrition, nous voulons associer le secteur privé »
La contribution du secteur privé à la lutte contre la malnutrition est expliquée par Virginia Villar, Directrice pays du Programme Alimentaire Mondial (PAM) au Burundi.
« L’avantage comparatif du secteur privé en matière de nutrition réside dans ses activités commerciales et les chaînes de valeur qui offrent une contribution financièrement autonome et déployable à grande échelle. Le secteur privé peut investir dans l’agriculture et l’alimentation, la fortification des aliments de base, l’innovation des approches, l’aménagement des espaces d’allaitement au sein des entreprises et le renforcement du système national de santé », fait remarquer Mme Virginia Villar.
Acquis pour le secteur privé
Selon les informations recueillies auprès du PAM, le secteur privé c’est du concret. S’il investit dans la nutrition, en retour l’Etat doit lui offrir une main d’œuvre qualifiée et productive.
Or un enfant malnutri a un faible coefficient intellectuel. En investissant dans la nutrition, le secteur privé aura une main d’œuvre qualifiée dans le futur. Il y aura donc la possibilité d’augmenter la production et le chiffre d’affaires.
Par ailleurs, il existe un marché pour leur production, surtout la farine fortifiée pour les enfants. D’après toujours ces informations, l’Etat peut consentir des facilitations fiscales et administratives.
La sensibilisation intervient au moment où la malnutrition est une réalité au niveau de la carence alimentaire ou de l’excès (en cas d’obésité). Dans l’ensemble, 56 % des enfants souffrent de malnutrition chronique au Burundi (31 % sous sa forme modérée et 25 % sous sa forme sévère), selon la troisième Enquête Démographique et de Santé au Burundi (EDSB-III 2016-2017).
Cependant l’OMS exige un seuil de 40%.




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