Fiscalité

MFE : Une modernité fiscale avec des défis à relever

L’Office Burundais des Recettes (OBR) a introduit les Machines de Facturation Electronique (MFE) pour moderniser et améliorer la collecte des impôts et taxes. Ces machines permettent aux contribuables d’émettre des factures électroniques, qui sont directement transmises aux serveurs de l’OBR. Bien que les MFE représentent une avancée significative pour moderniser la fiscalité au Burundi, leur adoption et leur impact nécessitent des efforts constants pour surmonter les défis qui hantent ce secteur.

Le système de facturation électronique permet l’augmentation des recettes fiscales et donc le développement économique du pays.

 

Dans le cadre de la transparence fiscale, l’Office Burundais des Recettes (OBR) a introduit les Machines de Facturation Electronique (MFE). Une modernité arrivée au moment opportun, car elles contribuent à la lutte contre la fraude fiscale en réduisant les risques de facturation parallèle et de manipulation des chiffres d’affaires. Elles simplifient également le processus de facturation pour les entreprises et permettent un suivi en temps réel des transactions. Ce système favorise ainsi l’augmentation des recettes fiscales et, par conséquent, le développement économique du pays.

La MFE offre également de multiples options utiles aux contribuables, telles que faire leurs analyses financières, visualiser les historiques de transactions et le chiffre d’affaires, et garantir la traçabilité des ventes par article et par agent. Les MFE permettent de suivre les impôts et taxes et d’obtenir un accusé de réception chaque fois qu’une facture est transmise au serveur de l’OBR.

Pourquoi alors une adoption timide ?

Bien que les MFE constituent une avancée notable pour moderniser la fiscalité au Burundi, leur adoption reste limitée et nécessite des efforts supplémentaires pour surmonter les défis qui persistent. Le manque d’informations sur l’importance de ces MFE est l’une des causes principales de cette réticence. De nombreux contribuables ne connaissent pas le fonctionnement de ce système. S.U, un commerçant, a confié qu’il ne comprenait pas pourquoi il devait adopter la MFE. « Je n’ai jamais utilisé la MFE et je ne vois pas son utilité. Pour l’instant, je préfère garder le système de facturation physique », dit-il.

D’autres défis incluent le mauvais usage ou le refus d’utilisation par certains contribuables. Les descentes effectuées par les agents de l’OBR ont révélé que la majorité des utilisateurs n’exploitaient pas efficacement la MFE. Certains préfèrent conserver leurs anciens systèmes de facturation ou les utilisent parallèlement aux MFE, ce qui compromet les recettes destinées aux caisses de l’État.

Certains utilisateurs mentionnent les pannes et autres problèmes techniques qui peuvent entraîner des retards dans les transactions. Parmi les problèmes cités figurent la mauvaise qualité de l’internet, compliquant l’envoi des données en temps réel aux serveurs de l’OBR. Le coût initial de 1 206 345 Fbu (payable soit en totalité, soit en tranches sur une période de 12 mois) pour acquérir une MFE peut également constituer un obstacle pour les petites entreprises ou les commerçants modestes.

Une fraude fiscale sanctionnée par la loi

Le non-envoi des factures électroniques ou la facturation parallèle est considéré comme une fraude fiscale, passible de sanctions sévères. L’article 199 de la loi budgétaire révisée de 2024/2025 stipule que tout contribuable tenu d’utiliser la MFE et vendant des biens ou services sans délivrer une facture électronique est passible d’une amende administrative égale à 100 % du montant de la facture ou du montant non facturé.

Signalons que le 18 mars 2025, L’OBR a procédé au lancement de la 2è phase de distribution pour une nouvelle série de 5000 Machines de Facturation Electronique (MFE).

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A propos de l'auteur

Florence Inyabuntu.

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