Société

Municipalité de Bujumbura : La hausse des frais de location se généralise

La ville de Bujumbura connait une population galopante depuis longtemps. Les politiques nationales de logement semblent avoir été le cadet des soucis des pouvoirs publics et n’avoir pas porté de gros fruits. Le problème lié à l’accès au logement est une réalité. Burundi Eco vous propose une série d’articles sur la politique de logement dans la capitale économique

Dans la ville de Bujumbura, le loyer augmente chaque année alors que chaque personne ou famille se bat pour trouver un logement moins coûteux. La revue à la hausse des frais de logement se généralise depuis l’année dernière. Quelques exemples suffisent pour décrire la situation.

Dans les quartiers les plus proches du centre-ville comme Nyakabiga ou Bwiza, les propriétaires des maisons ont revu à la hausse les loyers ces derniers mois. Selon les informations reçues d’une personne qui a exercé le métier de courtage dans le secteur informel, les loyers auraient été augmentés depuis l’année dernière. «Il est difficile de préciser le montant ajouté parce que cela dépend de la volonté du propriétaire, mais aussi de la nature de la maison», indique une de nos sources avant de donner des explications en long et en large. Un loyer qui s’élevait à 100 000 FBu est généralement porté à 120 000FBu alors que celui qui s’élevait à 150 000 FBu est souvent augmenté jusqu’à 200 000 FBu. De toutes les façons, le nouveau locataire est obligé de payer plus cher par rapport au sortant et la somme ajoutée se situe entre 20 000 et 50 000 FBu.

La fréquente revue à la hausse des loyers doublée de la rareté des logements constitue un véritable défi pour la population de la ville de Bujumbura.

Au quartier de Gasenyi situé dans la commune urbaine Ntahangwa, on danse sur le même rythme. « Le propriétaire attend juste notre départ pour fixer le loyer de cette maison à 250 000 FBu alors que nous n’en payions que 200 000 FBu», nous confie un des habitants de ce quartier qui affirme que les maisons à louer se font rares ces derniers jours. Dans la zone de Buterere autrefois convoité pour ses loyers plus ou moins bas, la situation ne diffère pas. Le loyer de 50 000 FBu a été porté à 80 000 FBu, tandis que celui qui était à 100 000 FBu est aujourd’hui revu à la hausse jusqu’à 120 000 FBu.       

Certaines personnes plus victimes que d’autres

Le problème de rebondissement des loyers pèse plus lourd sur ceux qui mènent une vie de misère. De nombreuses familles à faibles revenus obéissent à la loi de la nature et vont chercher un logement si modique soit-il à la périphérie de la ville. Ce sont notamment les étudiants, les femmes célibataires et ceux qui exercent de petits métiers qui se battent pour leur survie ou celles de leurs familles… Dans certains coins, la misère se fait remarquer même par la nature des constructions. C’est le cas de certains milieux où vont se réfugier les gens aux conditions modestes à la recherche d’un logement moins payant.

Parmi d’autres cas, la localité dite Mugoboka située à la périphérie du quartier Mutanga Sud qui a vu se développer à sa périphérie une sorte de squatt ferait un bon exemple. Là, des constructions modestes abritent une population constituée en grande partie des personnes défavorisées. Selon un des étudiants résidant à Mugoboka 2, cette localité attire les étudiants en raison du loyer relativement moins élevé par rapport à d’autres quartiers. «Chacun dépense selon ses moyens», commente cet étudiant colocataire avec ses trois camarades d’une même chambre.  Inscrit dans la faculté des Lettres à l’université du Burundi, ce jeune garçon originaire d’une famille modeste indique que certains étudiants sont obligés de parcourir de longues distances à pied pour arriver au campus. A part que les logements sont chers, les places restent très limitées dans les quartiers proches du campus. Ce problème n’est pas propre qu’aux étudiants de l’université du Burundi. Il s’agit d’un phénomène généralisé et tous les nouveaux étudiants ont des difficultés à se loger.

Dans notre édition ultérieure, nous reviendrons sur les causes de l’insuffisance et, partant, de la cherté des logements dans la capitale économique Bujumbura.

A propos de l'auteur

Jonathan Ndikumana.

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