C’est vendredi le 2 octobre 2020 que la Mutualité d’Epargne et de Crédit (MUTEC SA) a officiellement lancé le nouveau produit digital appelé « N-icash »
« N-icash” étant un écosystème digital associant producteurs, financiers, ingénieurs et vulgarisateurs agronomes, il a été conçu pour répondre aux besoins des populations rurales en ce qui concerne la production agricole depuis les semences jusqu’au marché d’écoulement mais également en ce qui concerne les services financiers comme les micro crédits et les crédits campagnes agricoles.
Pionnier de la promotion de l’agriculture, la MUTEC SA met la barre très haut. Avec le service N-icash, les agriculteurs ont désormais accès aux nouvelles technologies. Adieu les files d’attente pour l’achat des semences ou d’autres intrants agricoles.
Conçu en partenariat avec Auxfin Burundi, l’application N-icash est disponible sur Google Play et facilement téléchargeable comme d’autres applications Androids. A côté de cette application, Mutec a mis à la disposition des bénéficiaires une carte électronique facile à utiliser pour toutes les transactions monétaires, une vraie banque électronique.

Alain Gahama, D.G de MUTEC SA : « La MUTEC SA a choisi de commencer par le secteur de l’agriculture pour lancer son produit N-icash de part la place qu’occupe l’agriculture dans l’économie burundaise ».
Selon Alain Gahama, Directeur Général de la Mutec, N-icash est plus qu’un outil de transfert monétaire, car il englobe tous les acteurs économiques. Il a plusieurs volets permettant à divers acteurs d’avoir des applications spécifiques à leurs activités en tenant compte des partenaires ou de chaque client qui désirent se connecter sur N-icash. Il permettra éventuellement à d’autres microfinances et aux commerçants de se connecter. N-icash donne une place prépondérante aux agriculteurs. C’est par vocation que la MUTEC SA est un tremplin de développement du monde rural depuis sa création.
La MUTEC SA a choisi de commencer par le secteur de l’agriculture pour lancer son produit N-icash de part la place qu’occupe l’agriculture dans l’économie burundaise.
Compte tenu de la place lui réservée dans les secteurs financiers, la MUTEC SA a pris le devant pour redorer l’image de l’agriculteur et lui donner la place qu’il mérite. C’est pourquoi nous avons donné la priorité et concentrons nos efforts sur le secteur agricole.
N-icash vient comme un complément pour les autres opérateurs, mais aussi utilise les réseaux de ces opérateurs. Nous recevons et transmettons des messages via ces opérateurs. Mais il est plus spécifique pour les finances et les secteurs économiques plus que pour un simple transfert monétaire.
Un plus pour les associations et coopératives qui vont bénéficier de N-icash
François Vyizigiro est le secrétaire exécutif du Forum des Organisations des Producteurs Agricoles du Burundi (FOPABU). Il affirme que N-icash vient à point nommé, car les agriculteurs avaient du mal à s’orienter dans les différentes activités. « Nous avions l’idée de recourir aux nouvelles technologies, mais voilà que MUTEC SA vient de nous faciliter la tâche. Avec le service N-icash, nous serons capables de faire l’inventaire des producteurs, d’acheter les semences via l’application, mais aussi d’avoir les prévisions météo. Ce service nous aidera aussi à être en contact avec les marchés d’écoulement », indique-t-il.
Même son de cloche pour Paul Manirakiza, président de la coopérative des théiculteurs. Pour lui, le partenariat avec la MUTEC SA ne fait que se renforcer avec N-icash. « Nous sommes des bénéficiaires des services de la MUTEC SA depuis plus d’une année et les membres de nos coopératives sont satisfaits des prestations de cette microfinance. Désormais, il sera facile de percevoir son argent facilement via N-icash. Ce qui va diminuer les risques de vol ou de perte », témoigne-t-il.
MUTEC SA, dans ses principales missions, s’est donnée comme objectifs d’offrir les services financiers aux personnes à faibles et moyens revenus, de créer de l’emploi, de participer à la relance de l’économie et à la reconstruction du pays, d’encadrer les bénéficiaires des crédits, mais aussi d’inciter les gens, surtout les jeunes à se regrouper en associations de production.




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