
Un nid-de-poule sur le boulevard du 3 Septembre en face du Lycée Reine de la Paix Ngagara
Certains boulevards, rues et avenues présentent des nids-de-poules. Ces derniers compliquent la circulation. Ils constituent un véritable problème de sécurité routière et un danger potentiel pour les automobilistes et les usagers de la route. Ces derniers se plaignent des maux qu’ils endurent
Les routes les plus menacées sont les boulevards du 3 Septembre, du 1er Novembre, du 28 Novembre, de l’Unité, les avenues comme celles de l’Enfant, de l’Hygiène, de la Jeunesse, du Saint Esprit et la route Rumonge…
Sur le boulevard du 3 Septembre, à partir du rond-point des Nations Unies en bas de la parcelle abritant la permanence nationale du parti CNDD-FDD, de gigantesques nids-de-poules compliquent la circulation. Les automobilistes sont obligés de redoubler de vigilance pour ne pas endommager leurs automobiles ou causer des accidents. Les choses deviennent graves à la jonction de ce boulevard avec l’avenue menant vers le bureau de la zone Ngagara. Les trous occupent toute la largeur de la route. Ils sont remplis d’eau. Les automobilistes cherchent à les éviter en essayant d’y circuler en sens unique. Les véhicules, les vélos, les tuk-tuks et les motos sont obligés de rouler sur l’étroite partie restante du boulevard jugée praticable .Cependant , ils craignent pour leur sécurité et celle de leurs véhicules. Ceux-ci se plaignent des retards qu’ils enregistrent à leurs lieux de travail. Devant les nids de poules, les automobilistes sont obligés de céder le passage. Et, pour passer, puisque la route est étroite, certains conducteurs sont contraints de stopper ou de ralentir pour que d’autres passent.
Même cas sur le boulevard de l’Unité situé en face du bâtiment abritant le bureau de l’agence Interbank de Kamenge et du lieu hébergeant l’Ong « Action de Lutte contre la Malaria » (ALUMA) implanté dans la même zone.
Sur le boulevard du 1er Novembre, la Brarudi a balayé devant sa propre porte, laissant l’autre partie dans l’agonie.
L’avenue de la Jeunesse connaît un affaissement continuel et dangereux. Elle sépare les quartiers Jabe et Bwiza. A sa gauche se trouve l’hôtel Albatros tandis qu’à sa droite se trouve l’église vivante de Jésus Christ de Jabe communément appelé « Chez David ». Près du magasin dénommé « Mutoyi » git un immense trou au milieu de cette avenue. Quand la pluie tombe, ce trou se remplit d’eau. Les automobilistes se lamentent de l’état de cette route. Ils indiquent que l’exiguïté des parties non endommagées obstrue la circulation car, pour passer, ils doivent ralentir ou s’arrêter pour céder le passage à d’autres usagers de la route. Ce trou béat à une profondeur d’à peu près 50 cm et une largeur d’à peu près 1 m. Les gens qui exercent les activités à proximité de cet obstacle font savoir que les accidents ne cessent de s’y produire. Des herbes commencent à pousser dans ce trou
D’autres endroits menacés par les nids-de-poules sont la route Rumonge en face du petit séminaire de Kanyosha, du campus de l’université Lumière de Bujumbura et de la station-service Kinindo City Oil
Les usagers se plaignent
Jean Paul Ndayizeye est propriétaire d’une voiture CARINA TI. Il emprunte souvent le boulevard du 3 Septembre. Il indique en outre que sa voiture rencontre beaucoup de problèmes. Il affirme qu’il prie le bon Dieu pour qu’il sorte de cette route sans accident. Il ajoute que les voitures qui passent dans ces nids-de-poules s’usent rapidement.
C’est très dangereux, confie un taxi-vélo rencontré devant le Lycée Reine de la Paix (LRP) en train de se frayer un passage dans un embouteillage. Celui-ci précise que les trous se trouvant dans les rues compliquent la circulation. Ce taxe-vélo craint pour sa sécurité et celle de ses clients. Il affirme qu’un jour, un client est tombé dans un nid de poule qu’il a essayé d’éviter sans succès.
Un boutiquier exploitant un kiosque sur ce boulevard témoigne que chaque jour, il ne se passe pas 2 heures sans qu’il y ait un accident sur cet axe. Les usagers de ces routes demandent que ces nids de poules soient bouchés.
Révérien Nibizi, un sexagénaire rencontré au rond-point des Nations-Unies essaie de boucher ces trous. Un sac à la main, il ramasse les pierres, les met dans ce sac pour enfin les utiliser dans le bouchage des trous. Il affirme avoir le souci de sauver cette infrastructure routière, mais aussi de gagner quelques sous « Je protège cette route, mais aussi je gagne quelques sous ». Il indique que ceux qui apprécient son action lui laissent quelque chose. Il informe qu’au premier jour, il a eu plus de 1000 FBu.
Nous avons contacté le Directeur Général de l’Office des Routes et nous a promis de s’exprimer ultérieurement.
Les conseils pour minimiser les dégâts lors d’un choc causé par un nid-de-poule
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