Entrepreneuriat

Omer Ndacayisaba : Un jeune innovateur qui excelle dans la transformation et la commercialisation du piment

Agé de 29 ans et habitant la province de Buhumuza dans la commune Muyinga, Omer Ndacayisaba excelle dans la transformation et la commercialisation du piment. Il a commencé avec un capital de 200 000 FBu. Pour le moment, il est millionnaire et a créé de l’emploi pour 32 personnes. Pourtant, il est confronté à certains défis

Omer Ndacayisabaꓽ «je demande au gouvernement de s’impliquer activement dans la protection des jeunes entrepreneurs pour qu’ils puissent émerger et parviennent même à exporter leurs produits»

Dans un entretien avec ce jeune innovateur, il indique qu’il est détenteur d’un diplôme de baccalauréat en santé publique à l’université Martin Luther King. Puisqu’il a constaté que l’accès à l’emploi n’est pas chose facile au Burundi, Ndacayisaba fait savoir que c’est pour cela qu’il a pensé à se créer de l’emploi et à permettre aux autres jeunes de le bénéficier.

Il s’est alors lancé dans la production, la transformation et la commercialisation du piment en 2021. « J’ai commencé avec un capital de 200 000 FBu. Je n’avais même pas de bureau. Je produisais ce piment à la maison pendant la nuit pour éviter qu’il y ait quelqu’un qui voit ce que j’étais en train de tripoter », explique-t-il.

Petit à petit, Ndacayisaba se réjouit du fait qu’il a fini par produire du piment de qualité.  Il a ensuite payé une maison pour installer cette unité de transformation du piment. Même le Bureau Burundais de Normalisation et de contrôle de la qualité (BBN) et le Centre National de Technologie Alimentaire (CNTA) l’ont certifié, argue-t-il.

Ndacayisaba se réjouit du fait qu’il a fini par produire du piment de qualité.

Pour le moment, il vend une pièce dudit piment connu sous le nom «Omela Pilipili» à 3000 FBu. Il se réjouit que ce produit a été bien apprécié par la population. Elle en consomme beaucoup. Il dispose de points de vente à Muyinga, Bujumbura et Gitega.

Quid des défis rencontrés ?

Pourtant, Ndacayisaba déplore le fait qu’il est confronté à certains défis. Le plus costaud est relatif au manque d’emballages.  « Imaginez, je les importe du Kenya. Ils sont chers. Et cela fait que souvent ce pilipili n’est pas disponible. Il y a souvent une rupture de stock », argue-t-il.

De plus, Ndacayisaba indique que le climat entrepreneurial pour les jeunes n’est pas favorable malgré les efforts fournis par le Président de la République du Burundi. Il donne l’exemple de ses agents qui ne cessent d’être malmenés ici et là.

Il demande au gouvernement de s’impliquer activement dans la protection des jeunes entrepreneurs pour qu’ils puissent émerger et parviennent même à exporter leurs produits. Dans ce sens, ils vont contribuer au développement du pays, car ils vont amener des devises.

Un autre défi signalé est la concurrence déloyale qui s’observe dans l’entourage. Il fait remarquer qu’il y a certains entrepreneurs qui s’adonnent au copier-coller. Ils imitent des produits qui ont été conçus par d’autres entrepreneurs. « Moi-même j’ai subi le même sort. Certains m’ont imité et ont façonné mon produit. Il y a même un entrepreneur qui est emprisonné pour cela », s’inquiète-t-il.

Ndacayisaba est pour le moment devenu millionaire malgré les défis auxquels il fait face. Il procure même de l’emplois aux autres jeunes. Il a engagé 32 personnes dont 30 hommes et 2 femmes.

Les habitants de la commune Muyinga contactés saluent l’engagement de Ndacayisaba. Ils affirment que son piment est apprécié par les consommateurs. Ils demandent aux autres jeunes de lui emboîter le pas pour se créer de l’emploi et combattre le chômage.

 

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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