Un projet dont l’objectif est de répondre aux besoins urgents en matière de protection et de moyens de subsistance de 10 000 personnes déplacées par la crise en République démocratique du Congo et les inondations au Burundi vient d’être lancé par l’ONU Femmes au Burundi sous le financement du gouvernement Japonais à hauteur de près de 270 000 USD. Le gouvernement du Burundi s ’en réjouit. Pourtant, cet appui reste insuffisant au regard des besoins nécessaires, car le pays enregistre plus de 100 000 réfugiés et fait partie des 20 premiers pays exposés aux effets du changement climatique.

Clara Anyangwe, la représentante résidente de l’ONU Femmes au Burundi, ce projet va prioriser les femmes à 80% et les filles à 20%, car ce sont elles qui sont les plus exposées à la crise qui sévit en RDC et les inondations qui ont frappé le Burundi.
L’ONU Femmes au Burundi en collaboration avec le gouvernement du Burundi sous l’appui financier du gouvernement du Japon a procédé jeudi le 26 février 2026 au lancement du projet : “Répondre aux besoins urgents en matière de protection et de moyens de subsistance de 10 000 personnes déplacées par la crise en République démocratique du Congo et les inondations au Burundi.”
Selon Clara Anyangwe, la représentante résidente de l’ONU Femmes au Burundi, ce projet va prioriser les femmes à 80% et les filles à 20%, car ce sont elles qui sont les plus exposées à la crise qui sévit en RDC et les inondations qui ont frappé le Burundi.
Elle remercie sincèrement le gouvernement japonais car il s’agit d’une initiative essentielle en réponse à la situation d’urgence humanitaire provoquée par l’afflux massif des réfugiés congolais et les déplacements internes liés aux inondations. De plus, elle se réjouit du fait que cet appui vient à point nommé, car il constitue une réponse rapide à l’appel lancé par le Gouvernement du Burundi en décembre 2025. Elle salue également le leadership du gouvernement du Burundi qui a pu mobiliser les partenaires autour d’une réponse coordonnée et centrée sur la protection des plus vulnérables.
ONU Femmes prête à assurer la mise en œuvre de cette initiative de façon efficace
Selon elle, ONU Femmes s’engage à assurer une mise en œuvre rigoureuse, transparente et efficace de cette initiative et cela en étroite collaboration avec le Gouvernement du Burundi et les autres partenaires au profit de l’amélioration des conditions de vie de nos bénéficiaires.
Anyangwe demande à d’autres partenaires techniques et financiers de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des victimes de la crise qui s’observe en RDC et des inondations au Burundi, car les besoins sont énormes. On compte déjà plus de 100 000 réfugiés congolais au Burundi.
La Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies au Burundi, Mme Violet Kakyomya se réjouit du leadership constant et de l’engagement du gouvernement du Burundi dans la coordination de la réponse humanitaire.
Dans un contexte régional complexe, elle a fait savoir que le Burundi continue à faire preuve d’un esprit de solidarité et d’ouverture remarquable, tout en œuvrant à préserver la cohésion sociale et la stabilité nationale. Pour cela, elle a affirmé que le Système des Nations Unies demeure alors pleinement engagé à accompagner ces efforts.
ONU Femmes remercie le bailleur de fonds
Kakyomya remercie le Gouvernement Japonais pour son soutien rapide et significatif à cette initiative. Selon elle, cet appui traduit une vision claire : celle d’une sécurité humaine fondée sur la protection, la dignité et la résilience des populations les plus vulnérables.
Selon elle, le contexte humanitaire actuel s’inscrit dans une dynamique régionale marquée par des déplacements transfrontaliers combinés aux effets croissants des aléas climatiques. Et cette double pression met à l’épreuve les capacités d’accueil, les infrastructures sociales et les mécanismes de protection notamment dans les zones les plus affectées.
Les femmes et les filles plus exposées
Dans ce contexte, elle a indiqué que les femmes et les filles se trouvent souvent en première ligne. Elles sont exposées à des risques accrus de violences, d’exclusion économique et de vulnérabilité sociale. Mais, elles sont aussi et surtout des actrices essentielles de la résilience communautaire.
Selon elle, investir alors dans leur protection et leur autonomisation n’est pas seulement une réponse humanitaire. C’est un choix stratégique pour la stabilité durable.
Ce projet contribuera à renforcer la protection, la cohésion sociale et les moyens de subsistance dans les zones concernées, argue-t-elle. Il illustre l’importance d’une approche intégrée, reliant assistance d’urgence, autonomisation économique et consolidation de la paix.
Elle félicite ONU Femmes pour avoir concouru avec succès à ce processus de sélection. Cela démontre la qualité de son expertise et la pertinence de son approche humanitaire sensible au genre.

Photo de famille lors du lancement du projet : “Répondre aux besoins urgents en matière de protection et de moyens de subsistance de 10 000 personnes déplacées par la crise en République démocratique du Congo et les inondations au Burundi.”
Des besoins encore considérables
Malgré ces avancées, Kakyomya a fait remarquer que les besoins humanitaires demeurent considérables. Les plans de réponse restent insuffisamment financés et les pressions sur les communautés d’accueil persistent.
C’est pourquoi elle appelle à un engagement international renforcé, car soutenir la résilience des communautés, prévenir les tensions et protéger les femmes et les filles constitue un investissement stratégique pour la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs..
Le Système des Nations Unies poursuivra ses efforts de coordination, de plaidoyer et de mobilisation, en étroite collaboration avec le Gouvernement du Burundi et l’ensemble des partenaires.
L’ambassadeur du Japon au Burundi, S.E. Mr. Kazuya NAKAJO indique que le budget alloué à ce projet est estimé à 270 000 USD. Il promet de continuer à soutenir le Burundi dans sa vision d’un pays émergent en 2040 et développé en 2060.
Notons que le gouvernement du Burundi se réjouit de l’appui du gouvernement du Japon à l’amélioration des conditions de vie des réfugiés congolais. Il demande à l’ONU Femmes de bien le mettre en œuvre.




C’est une initiative louable de la part d’ONU Femmes et du Japon, mais comme le souligne l’article, 270 000 USD pour 10 000 victimes, cela semble dérisoire face à l’ampleur des besoins réels. En tant que citoyen préoccupé, je me demande si des volets d’assistance juridique sont prévus pour ces déplacés qui cherchent parfois à rejoindre de la famille à l’étranger ? Par exemple, pour ceux qui envisagent des démarches administratives complexes en Europe, existe-t-il des ressources fiables pour comprendre les procédures de résidence, comme ce que l’on voit pour le NIE en Espagne sur https://e-residence.com/nl/nie-spain-online/malaga/ ou d’autres services similaires ? Il est crucial que l’aide ne soit pas seulement matérielle, mais qu’elle ouvre aussi des perspectives de mobilité sécurisée.