Café, sucre, thé, terres rares, or…sont des matières premières exportées depuis le Burundi. Ils font rentrer beaucoup de devises dans le pays. Certains des producteurs ne savent pas comment se passent les transactions sur les marchés. Elles dépendent des milliers de facteurs
Selon Stratégie-Bourse, le marché des matières premières regroupe deux types d’acteurs majeurs, à savoir : les producteurs et les institutions financières, sociétés d’investissement et particuliers.
Ooreka signale que le marché des matières premières est un marché de gros et de détail où s’échangent les ressources naturelles exploitées par l’industrie. Cela afin d’être transformées en produits finis ou semi-finis.
Acheteurs (institutions financières, sociétés d’investissement, particuliers) et vendeurs (producteurs) négocient ces matières premières, essentiellement par le biais des produits dérivés : forwards, futures, options, warrants, swaps, etc
Les transactions sont effectuées soit sur des marchés organisés, soit sur le marché Over The Counter (OTC) également appelé « marché de gré à gré ».
Les marchés organisés sont les marchés boursiers et les marchés à terme. Les transactions y sont standardisées. Cela sur différents critères comme la quantité, la qualité ou l’échéance pour les produits dérivés. Une chambre de compensation chargée de vérifier la solvabilité des acheteurs et des vendeurs avec des appels de marge, empêche le risque de défaut de contrepartie sur ces marchés.

Sur le marché des matières premières, les prix évoluent en fonction de l’offre et de la demande.
Quant au marché de gré à gré, c’est un marché sur lequel les transactions sont conclues directement entre les acheteurs et les vendeurs. Cela sans intervention extérieure. On n’y trouve pas de standardisation des opérations. C’est un marché qui offre plus de flexibilité aux différents acteurs.
Où s’échangent les matières premières ?
Ooreka indique que physiquement, le marché des matières premières est entièrement dématérialisé. « Il se divise en trois grandes catégories qui sont les métaux précieux, les énergies fossiles et les matières premières agricoles », signale le site web.
Le prix de ces produits se négocie sur différentes places financières. Les plus importantes citées sont le Chicago Board Of Trade (CBOT). Sur cette place se négocie le prix du blé, du maïs, du riz brut, de l’avoine, du soja, de l’huile, de la farine, du lait, du bois …
Le prix du cacao, du café arabica, du sucre, du jus d’orange, du coton…se discute sur le New-York Mercantile Exchange (NYME) tandis que le prix des métaux précieux, de l’or, de l’argent… est discuté sur le New-York Commodity Exchange (COMEX).
London Metal Exchange (LME) s’occupe du prix de l’alliage d’aluminium, de l’aluminium, du cuivre, de l’étain, du nickel, du plomb, du zinc, de l’acier, des métaux stratégiques et précieux…
London Bullion Market Association (LBMA) est concerné par le prix de l’or, de l’argent, du pétrole…
Intercontinental Exchange (ICE) est spécialisé dans les prix de l’énergie, de l’émission de CO2, du gaz, du cacao, du café, du sucre, du coton, du jus d’orange, des céréales…
Le marché des matières premières programmé
Durant ces horaires, nombreux investisseurs sont connectés et prennent des positions. Ainsi, le marché des matières premières énergétiques comme le gaz ou le pétrole ouvre de 00h05 à 22h55.Celui des métaux précieux comme l’or, l’argent, le cuivre ou encore le palladium, ouvre également de 00h05 à 22h55 tandis que celui des autres métaux côtés en bourse comme le zinc, l’aluminium ou le nickel ouvre, quant à lui, de 02h05 à 18h55.
Tenant compte de ces horaires, ces marchés s’ouvrent du lundi au vendredi. Ils sont fermés le dimanche. Cependant, ces horaires sont communiqués à titre informatif. On peut trader en continu, c’est-à-dire 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 sur ces matières premières.
Traders et courtiers au service des vendeurs et acheteurs
Pour Admiral Markets, un trader échange des contrats de livraison future d’une marchandise. Le trader paie le contrat au début de l’achat. Si les prix ont augmenté entre la date d’achat et la date d’expiration, le trader en profitera. Si les prix ont chuté, le trader perdra de l’argent.
Cependant, même ce type de trading peut devenir extrêmement compliqué. Les différents marchés à terme ont des dates de livraison différentes et la taille des achats varie également.
« C’est pourquoi de nombreuses personnes impliquées dans le trading des matières premières se sont tournées vers le trading de CFD via un courtier », informe Admiral Markets.
Un CFD (ou contrat de différence) permet donc à un trader de spéculer sur la montée et la baisse d’un marché, sans jamais posséder le produit. Ils ont été développés au début des années 90 à Londres par deux banquiers d’affaires chez UBS Warburg.
Un CFD est essentiellement un contrat entre deux parties, notamment le trader et le courtier. A la fin du contrat, les deux parties échangent la différence entre le prix de la marchandise au moment de la conclusion du contrat et le prix de la marchandise à la fin du contrat.
Chaque matière première a des facteurs uniques qui affectent son prix. La plus grande influence sur toutes les matières premières se résume à des modifications de l’offre et de la demande. La production et la consommation des matières premières dépendent d’une multitude de facteurs (climat, saison, habitudes de consommation, facteurs économiques). Elles sont négociées en grande quantité et leurs cours sont sujets à d’importantes fluctuations (volatilité) que ce soit sur les marchés au comptant ou sur les marchés à terme.




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