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PACSC, apôtre dans le développement de la filière café

Le Projet d’Appui à la Compétitivité du Secteur Café (PACSC) s’active dans le développement de la filière café. Depuis sa mise en œuvre au Burundi en 2017, plus de 16 millions de plants de caféiers ont été replantés pour remplacer les vieux caféiers. Plus de 18 millions de caféiers ont été recepés. Plus de 7 millions de plants de caféiers sont disponibles dans les pépinières. Les pistes d’accès aux stations de dépulpage et de lavage (SDL) estimées à 33 km de linéaire ont été réhabilitées dans les provinces de Gitega, Karusi, Muyinga et Kirundo. Les bénéficiaires, y compris les femmes, les jeunes et la communauté Batwa se réjouissent de ses appuis

Le Projet d’Appui à la Compétitivité du Secteur Café (PACSC) est à l’œuvre dans le développement de la filière café.  Dans une descente effectuée par ce projet du 4 au 5 novembre 2020 dans les provinces de Muyinga, Kirundo et Ngozi pour se rendre compte de la valeur ajoutée de ses réalisations, Evariste Ngayempore, coordonnateur national de ce projet indique que la zone d’intervention du projet est composée des provinces de Karusi, Gitega, Muyinga, Kirundo, Kayanza et Ngozi.

Evariste Ngayempore, coordonnateur national de PACSC : « La zone d’intervention du projet est composée des provinces de Karusi, Gitega, Muyinga, Kirundo, Kayanza et Ngozi ».

Néanmoins, il fait savoir qu’il y a des activités qui sont menées au niveau national dans l’optique de développer cette culture dont les statistiques montrent qu’elle est la première à contribuer beaucoup au PIB du pays par rapport aux autres cultures. Ce sont entre autres la fertilisation minérale des caféiers adultes, la lutte contre les maladies ravageuses des caféiers, la promotion des bonnes pratiques agricoles sans oublier les pratiques agricoles résilientes au changement climatique ainsi que la recherche sur le café. Pendant cette saison culturale A, Ngayempore indique qu’il y a des activités qui sont en train d’être réalisées.

400 tonnes de haricots certifiés à distribuer aux bénéficiaires du projet cette saison

Dans le cadre du programme de mise en place des cultures intercalaires dans les champs des caféiers recepés et/ou replantés, les semences des cultures intercalaires de haricot sont en train d’être distribuées aux bénéficiaires. Le semis a déjà commencé. Pour cette saison, Ngayempore fait savoir qu’on compte distribuer autour de 400 tonnes de haricots certifiés et une certaine quantité de Soja.

Engrais minéral : PACSC paie 80% du montant fixé par kg

Les caféiers adultes seront fertilisés à l’aide de la fumure minérale, le NPK+S. Ces engrais sont disponibles dans les stocks de toutes les provinces caféicoles du pays (sauf la Mairie). Pour en bénéficier, le caféiculteur paie 20% du montant fixé par kg d’engrais minéral, le NPK+S. PACSC s’occupe du paiement du montant qui reste. Il contribue à hauteur de 80% pour régler toute la facture.  De plus, pour permettre aux bénéficiaires de remplacer les vieux caféiers, beaucoup de pépinières de plants de caféiers ont été mises en place par les appuis du PACSC.

Ngayempore estime que 7 500 000 plants de caféiers sont déjà disponibles dans ces pépinières pour cette saison. Il demande que tous ces plants soient distribués pour procéder au renouvellement des vieux caféiers.  Jusqu’à maintenant, les vieux caféiers déjà remplacés sont estimés à 8. 700. 000. Une fois tous ces plants repiqués, on aura au total 16. 200.000 de plants repiqués sur 16. 500.000 plants prévus. Pour les caféiers recepés, 18 millions de caféiers ont été recepés jusqu’au mois d’août 2020.  Et de signaler que ces activités de rajeunissement par recepage et de renouvellement des vieux caféiers s’accompagnent de la mise en place des cultures intercalaires.

De surcroît, à partir du mois de novembre 2020, PACSC va lancer le programme de lutte contre les maladies ravageuses des caféiers. Il s’agit entre autres de la punaise des caféiers qui attaque les drupes et par conséquent altère la qualité du café. La production du café n’est pas épargnée, car les études montrent qu’on peut enregistrer une chute de la production à hauteur de 30%. Une autre maladie qu’on envisage combattre avec énergie est l’anthracnose du caféier. Selon le coordonnateur national Ngayempore, elle détériore la qualité du café et provoque une diminution de la production à hauteur de 70%.   

Quand PACSC ne laisse personne de côté

Pour atteindre son objectif d’augmenter la productivité du café et d’améliorer sa qualité au bénéfice de petits producteurs, PACSC ne laisse personne de côté, indique Ngayempore. Le PACSC, à travers ces subventions, souhaite faciliter l’introduction de changements, d’innovations et de bonnes pratiques connues afin d’améliorer la productivité du secteur. Ces fonds seront octroyés par le biais des trois guichets de microprojets suivants dont le premier est relatif à l’augmentation de la participation des femmes et des jeunes dans la filière.

Les bénéficiaires sont à l’œuvre pour semer les cultures intercalaires dans les champs de caféiers recépés et renouvelés.

Le processus de mise en œuvre des sous-projets à travers l’octroi de subventions a été déclenché dans les provinces de la zone d’action du PACSC et des sous-projets ont été tirés au sort en sélection finale à Muyinga. Ces sous-projets portent sur la culture du café associée à l’élevage des bovins.

On a augmenté la participation des femmes, des jeunes et de la communauté Batwa. Pour bénéficier des subventions, ces catégories se regroupent en associations. Elles mettent en place des sous projets qui visent à développer la productivité du secteur café.  Parmi les sous projets qui méritent le financement, l’élevage des bovins est ciblé dans l’objectif de permettre aux bénéficiaires d’avoir facilement de la fumure organique.  PACSC les finance à hauteur de 70%. La province de Muyinga a été la première à bénéficier de ces subventions. Huit groupements de cette province ont été financés à hauteur de plus de 300 millions de FBu. La 2ème qui lui a emboîté le pas est la province de Kayanza. Huit groupements de cette province ont déjà bénéficié d’une subvention de 198 millions de FBu.  A Kayanza, Ngayempore précise que ces groupements ont déjà bénéficié de 68 vaches laitières et d’un taureau géniteur de race améliorée.   La province de Karusi vient en troisième position du fait qu’elle est en phase de finaliser ses sous projets. De même pour la province de Ngozi. Les lanternes rouges sont Gitega et Kirundo. Il profite de cette occasion pour les inviter à accélérer les procédures de sélection de leurs sous projets pour bénéficier des financements, car l’argent alloué aux sous projets est disponible. Si elles trainent les pieds, les provinces les plus actives vont les dépasser.

Un linéaire de 33 km de pistes d’accès aux sociétés de dépulpage et de lavage (SDL) déjà réhabilité

Parmi les programmes exécutés par PACSC en vue de développer la productivité du secteur café, Ngayempore fait remarquer qu’il y a aussi la réhabilitation des pistes d’accès pour permettre un accès facile aux stations de lavage et de dépulpage. La raison est qu’on voulait faciliter le transport du café cerise vers les SDL et du café parche en provenance de ces mêmes usines. A côté de ces stations, on y a installé des hangars de stockage.  Auparavant, les routes étaient dans un état de délabrement inouï. Pour y accéder, c’était un parcours de combattant pour les caféiculteurs.  PACSC a entendu leurs lamentations et a commencé les travaux de réhabilitation des pistes qui mènent vers ces stations. Jusqu’à maintenant, les pistes d’accès estimées à 33 km de linéaire ont été réhabilitées dans les provinces de Gitega, Karusi, Muyinga et Kirundo. On compte aussi réhabiliter les pistes d’accès dans les provinces de Ngozi et Kayanza sur un linéaire de 34 km.  Les études techniques sont terminées. Il ne reste que l’avis de non objection de la Banque Mondiale pour les études d’impact environnemental et social afin de lancer l’avis d’appel d’offre pour la réhabilitation de ces pistes.

Les bénéficiaires ravis

Les bénéficiaires de PACSC s’en réjouissent. Consolate Minani rencontrée sur la colline Kibande, zone Kamaramagambo, commune Butihinda, province Muyinga indique que c’est grâce au PACSC qu’elle s’est lancée dans la filière café.  Grâce au PACSC, elle est membre de l’association «MUKENYEZI SHIGIKIRA IKAWA» depuis 2018. Cette association est composée de 30 membres. Selon elle, cette association a été créée pour bénéficier du financement de PACSC dans le cadre des sous-projets qui portent sur la culture du café associée à l’élevage des bovins.   On leur a offert 5 vaches laitières et un taureau géniteur. Ces femmes possèdent un champ de caféiers qu’elles partagent.  Elles ont déjà récolté deux fois. En 2019, elles ont récolté 1 tonne 504 kg de café cerise dans un champ de 2000 pieds de caféiers. Après, chaque femme a entretenu son propre champ de caféiers.  «J’ai un champ de 420 pieds de caféiers», précise Minani.

Sophie Ndururutse, habitant la colline Nyungu, commune Gasorwe, province Muyinga : «C’est grâce au PACSC qu’elle pratique l’élevage des bovins».

Selon toujours elle, PACSC appuie les bénéficiaires en tout ce qui concerne la fertilisation minérale. Elle affirme que les bénéficiaires paient 400 FBu et PACSC 1600 FBu par kg de NPK+S. De plus, on leur octroie des semences sélectionnées pour qu’ils puissent semer les semences des cultures intercalaires dans les champs de caféiers recépés et renouvelés en attendant la première récolte. Et d’ajouter les produits phytosanitaires, les pompes pour la pulvérisation des champs de caféiers, les gants, les salopettes, les bottines, les sécateurs, les houes, etc. Et Minani de faire remarquer que la production a augmenté.  Selon elle, PACSC lui a permis d’améliorer les conditions de vie de sa famille. Elle a acheté 6 chèvres grâce au PACSC.  De plus, elle s’achète des pagnes, des habits pour ses enfants, etc sans toutefois implorer son mari.

N’eût été PACSC, Bangirinama n’allait pas élever les bovins

Joselyne Bangirinama, habitant la colline Kibande de la commune Butihinda, province Muyinga abonde dans le même sens. N’eût été PACSC, elle n’allait pas élever les bovins. De surcroît, elle a appris les bonnes pratiques agricoles pour augmenter la production dans la filière café. En plus de cela, c’est grâce au PACSC que les caféiculteurs mettent les cultures intercalaires dans les champs de caféiers recépés et renouvelés.

La sécurité alimentaire améliorée

Gilbert Sengiyumva habitant la colline Ngara de la commune Butihinda, province Muyinga n’y va pas par quatre chemins. Grâce au PACSC, on a combattu l’insécurité alimentaire par l’intégration des cultures intercalaires dans les champs de caféiers recépés et renouvelés. Auparavant, cette pratique était interdite.

Selon Sophie Ndururutse, habitant la colline Nyungu, commune Gasorwe, province Muyinga, c’est grâce au PACSC qu’elle pratique l’élevage des bovins. Le problème d’obtention de la fumure organique a été résolu. Elle est membre de l’association «ABAKENYEZI TURASHOBOYE». PACSC leur a offert 5 vaches laitières et un taureau géniteur. On compte pratiquer la chaine de solidarité communautaire pour que tous les membres de l’association aient des bovins.

Les bénéficiaires du PACSC résidant dans la province Ngozi se réjouissent de ses réalisations. Laurent Hakizimana, habitant la colline Kavumu remercie le projet PACSC du fait qu’il lui a octroyé des semences sélectionnées à intercaler dans les champs de caféiers. De plus, grâce à ce projet, on procède au recepage des caféiers pour remplacer les vieux caféiers (GUKATATA AMANIMBA). Par conséquent, Hakizimana fait savoir que la production va crescendo. Auparavant, on laissait seulement un tire-sève (GUKATA SANKOKO) et la production n’était pas bonne.

Notons que PACSC est un projet du gouvernement burundais financé par la Banque Mondiale.

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Journal Burundi Eco.

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