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PAGRIS : Grâce aux microprojets, des récoltes sans saison

Dans plusieurs localités appuyées par le projet PAGRIS, l’agriculture en saison sèche devient une réalité grâce à la mise en place des barrages d’irrigation, la construction des réservoirs d’eau et de micro-projets agricoles. Ces investissements facilitent l’accès à l’eau et aident les producteurs à mieux s’adapter aux effets du changement climatique. La production continue désormais toute l’année, générant revenus et emplois au sein des communautés. Cette nouvelle dynamique transforme des zones jadis peu productives en espaces de croissance agricole durable. Un signe encourageant réside dans le fait que les bénéficiaires, surtout les jeunes se sont pleinement approprié les acquis du projet, assurant ainsi leur continuité des actions même après son retrait

Vénérande Nsabimana, habitant la colline Mubimbi dans la commune Isale, province de Bujumbura : « Grâce à l’appui de PAGRIS, je cultive des cultures intercalaires sur toute l’année ».

 

« Après avoir adopté les pratiques agricoles enseignées par le projet PAGRIS, ma production a beaucoup augmenté », témoigne Vincent Bukuru, jeune agriculteur-chercheur sur la colline Mubimbi de la commune Isale dans la province de Bujumbura. Bénéficiaire du projet d’Appui à une Gestion Responsable et Intégrée des Sols (PAGRIS) de l’IFDC financé par le royaume des Pays-Bas, il explique qu’avec la construction des barrages d’irrigation, il a pu mettre en valeur cinq champs autrefois laissés à l’abandon.

Aujourd’hui, il y cultive successivement des choux, du maïs, des aubergines, des prunes des Japon… Dans chaque champ, il pratique l’association des cultures pour optimiser les rendements. Et de renchérir : « Je crée également des emplois, car je ne peux pas labourer, sarcler, récolter ni transporter seul le surplus au marché ».

Il témoigne également de la pratique du remblaiement avec des cultures fourragères associées à la culture de la canne à sucre. Cette technique offre non seulement une excellente alimentation pour les animaux grâce au fourrage, mais aussi une ressource en sucre pour les humains tout en constituant une source importante de revenus.

Une joie commune grâce au projet PAGRIS

Vénérande Nsabimana, quadragénaire et mère de cinq enfant habite la colline Mubimbi de la commune Isale dans la province de Bujumbura. Elle confirme qu’avant l’intervention du projet PAGRIS, elle ne cultivait que pendant les saisons pluvieuses, c’est-à-dire la saison A et la saison B.

Grâce à l’appui du projet, elle peut maintenant cultiver des cultures intercalaires sur toute l’année.

Eddylose Nshimirimana, quadragénaire et mère de sept enfants résidant à la colline Gatobo de la commune Rumonge dans la province de Burunga, n’oubliera jamais que sa production a été multipliée par plus de dix grâce au soutien du projet PAGRIS.

Les fruits savoureux de l’appui du projet PAGRIS

Jules Bikorimana, 32 ans, résidant sur la colline Rangi de la commune de Nyanza dans la province de Burunga affirme tirer pleinement profit de l’appui du projet PAGRIS. Rencontré alors qu’il récoltait son champ de tomates le 16 juillet 2025, il confie s’attendre à une production d’au moins 4 tonnes sur une superficie de seulement 0,5 hectare. Il estime la valeur de cette récolte à environ 10 millions de FBu.

Et de se souvenir : « Autrefois, je cultivais ici le manioc, une culture qui résiste à la sécheresse, mais dont la récolte se fait après une longue durée. Aujourd’hui, grâce à un barrage construit avec la participation de la population et l’appui du projet PAGRIS, j’ai accès à l’eau. Ce qui me permet de cultiver même pendant la saison sèche des tomates plus rentables. »

Olivia Niyokwizera, residant sur la colline Nyabigina de la commune  Nyanza dans la province de Burunga s’était rendue chez M. Bikorimana pour s’approvisionner en tomates. Commerçante détaillante, elle explique qu’auparavant, elle devait se rendre jusqu’à Muyange pour trouver ce produit. Ce qui lui imposait de payer un ticket de transport de 5 000 FBu.

« Aujourd’hui, je m’approvisionne ici même sans avoir à payer de ticket de transport C’est un réel avantage pour moi », confie-t-elle, soulignant ainsi l’impact local de la production rendue possible grâce au projet PAGRIS.

Jules Bikorimana, habitant la colline Rangi dans la commune de Nyanza, province de Burunga : « Aujourd’hui, grâce à un barrage construit avec la participation de la population et le soutien du projet PAGRIS, qui m’aide à irriguer mon champ de tomates, je m’attends à une récolte équivalente à 10 millions de FBu ».

 

Une dynamique durable et prometteuse pour l’administration collinaire

Pierre Yamuremye, animateur relais sur la colline Gatobo située dans la commune Rumonge de la province de Burunga indique par exemple que, grâce au soutien de PAGRIS, les bénéficiaires ont pu capter l’eau en provenance des hauteurs et la stocker dans des réservoirs. Cette eau potable servira non seulement à la consommation domestique, mais également à la valorisation agricole à travers l’irrigation des champs.

M.Yamuremye se réjouit que ce soutien représente une étape essentielle dans la concrétisation de la vision de développement durable de la colline Gatobo.

Ce que reconnait Euphraim Ngendahayo, chef de la colline Gatobo. Pour lui, sa colline souffrait d’un cruel manque d’eau. Une doléance y afférant a été soumise au projet PAGRIS, qui y a répondu favorablement. Cette intervention, selon toujours lui, facilitera le développement de toute la colline.

Eric Ndihokubwayo, chef de la colline Rangi de la commune Rumonge dans la province de Burunga abonde dans le même sens. La colline qu’il dirige était gravement menacée par des glissements de terrain causés par l’érosion, a indiqué M.Ndihokubwayo avant d’ajouter que l’appui du projet PAGRIS a constitué une réponse concrète à la vision d’une stabilité du sol pour la colline. Aujourd’hui, grâce aux barrages construits avec l’appui de ce projet et aux méthodes apprises comme la protection des sols par les fossés antiérosifs, l’eau qui était auparavant une menace est désormais utilisée pour valoriser l’agriculture.

Albert Mafyiritano, conseiller technique chargé du développement de l’ex-commune de Mubimbi souligne que l’intervention des projets comme PAGRIS constitue une véritable plus-value pour les collectivités locales. Selon lui, l’augmentation de la production agricole a des effets bénéfiques à plusieurs niveaux.

« Lorsque les agriculteurs produisent davantage, le surplus est vendu. Ce qui permet le paiement des taxes communales et renforce l’assiette fiscale », explique-t-il. Il ajoute que la sécurité s’en trouve également améliorée et estime qu’un ventre rassasié ne rançonne pas autrui.  Pour lui, ces changements contribuent non seulement au développement économique local, mais aussi à la stabilité sociale.

Les jeunes au cœur de l’action jusqu’à la fin des temps

Yvette Iteriteka, 23 ans, rapatriée, réside sur la colline Rangi, de la commune Nyanza dans la province de Burunga. Elle informe qu’à son retour au pays, elle a constaté que le site de visibilité de Rangi connait un développement notable grâce au soutien du projet PAGRIS.

« Je me suis impliquée activement, en apportant ma force : j’ai transporté des pierres pour la construction d’un barrage, tracé des conduits d’eau et des courbes de niveau… Aujourd’hui, je suis déterminée à pérenniser les acquis du projet même après son retrait en protégeant les infrastructures déjà en place et en sensibilisant les autres agriculteurs aux bonnes pratiques apprises grâce à PAGRIS », affirme-t-elle.

Joséphat Nizigiyimana, 35 ans, père de trois enfants et résidant sur la colline Gatobo dans la commune Rumonge de la province de Burunga indique que les bénéficiaires du projet PAGRIS ont contribué à hauteur d’environ 2 millions de FBu pour la construction d’un réservoir d’eau sur leur colline. Il affirme qu’en plus des ressources financières et de la main-d’œuvre apportées, il est prêt à s’investir pleinement, corps et âme, pour protéger les infrastructures ainsi mises en place.

Noëlla Mpawenayo, 23 ans, habite la colline Gatobo dans la commune Rumonge de la province de Burunga. Elle reconnait qu’avec les appuis du projet PAGRIS, sa colline dispose désormais de l ’eau potable utilisée à la fois pour la consommation domestique et l’irrigation des champs.

« Cela permet de prévenir les maladies liées au manque d’hygiène et contribue à l’augmentation de la production agricole », affirme-t-elle.

Elle ajoute qu’avec cette eau disponible, les habitants de la colline Gatobo peuvent désormais cultiver dans leurs jardins potagers, des légumes tels que les lengalengas, les aubergines…

Mpawenayo se dit satisfaite de cette transformation, car la corvée de puiser l’eau a été grandement réduite. « Avant, il fallait parcourir jusqu’à 5 km pour aller puiser l’eau avec tous les risques de violence ou de chute, surtout pendant la saison des pluies. A cause des glissements de terrain, on pourrait aussi casser les récipients chemin faisant. Ce qui compliquait encore plus la tâche », se rappelle-t-elle avant d’insister sur le fait que son apport a été considérable, notamment en fournissant sa force de travail dans la construction de ce réservoir. Elle précise également qu’elle veille elle-même à sa protection pour ne pas perdre cet acquis.

Ylove Manirakiza, 22 ans, originaire de la colline Gatobo, affirme ne pas revenir sur les acquis du projet ni sur sa contribution à la construction du réservoir d’eau de la colline tout en manifestant sa détermination à pérenniser les acquis du projet PAGRIS.

Jean Marie Ndayisaba, animateur relais sur la colline Mubimbi, commune Isale dans la province de Bujumbura reconnait qu’en s’inspirant des bénéficiaires du projet PAGRIS et des sensibilisations menées par les comités, la communauté de la colline Mubimbi et plus particulièrement la jeunesse a mis en place un barrage alimenté par la source située au site Nyampura. Cette initiative contribuera à pérenniser les acquis du projet.

Dans cette même dynamique, il indique que les bénéficiaires du projet PAGRIS se sont déjà regroupés en association et s’accordent mutuellement des crédits agricoles.

M. Ndayisaba signale par ailleurs que certains bénéficiaires ont créé une coopérative dédiée à la culture de la prune du Japon, dénommée « Mubimbi Kazozakeza » qui a ouvert un compte à la Coopérative d’Epargne et de Crédit (COOPEC). Cette coopérative compte 37 membres dont 6 femmes. Elle exploite un terrain de 2,5 hectares, loué pour un montant de 550 000 FBu pour une durée de sept ans.

Donatien Ndayishimiye, président du site de Rangi informe sur de la mise en place des comités vision collinaire chargés de gérer les acquis du projet, de les transmettre au voisinage par le biais des sensibilisations et de pérenniser les résultats obtenus.

Le projet PAGRIS assure l’appui aux agriculteurs divers matériaux essentiels tels que des gabions, des fils à ligaturer, des tuyaux, du ciment, du fer à béton ainsi qu’une prise en charge des maçons, dans le but de faciliter l’irrigation des champs. La contribution du projet est estimée à 60 % tandis que celle des bénéficiaires s’élève à 40 %. Cette approche partenariale vise à concrétiser un slogan désormais bien ancré dans la communauté : « Protégeons la terre, améliorons sa fertilité et augmentons la production. »

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