Plus de 200 agents de la société de gardiennage Torres -Vigiles Burundais ( Torres- VB) qui assurent la sécurité de l’ambassade des Etats -Unis au Burundi et des infrastructures qui abritent le personnel de cette ambassade sont dans un mouvement de grève depuis le 1er décembre de cette année. Burundi Eco revient sur les causes de cette grève

Les agents de la société de gardiennage Torres-VB en grève devant le siège de cette société
Les agents de la société Torres- VB observent un mouvement de grève depuis le 1er décembre 2018. Ils dénoncent de mauvaises conditions de travail. Selon ces agents, leur employeur a augmenté le nombre d’heures de travail pour ceux qui assurent la garde de nuit, passant de 8 à 12h. De plus, il a réduit l’effectif des agents qui assurent la garde nocturne. Il est passé de deux agents à un. Cela se fait au moment où le contrat de travail précise qu’ils doivent travailler à deux pendant la nuit pour la bonne marche des activités. «Un seul agent ne peut pas travailler toute la nuit sans quelqu’un qui assure la relève pour qu’il puisse se reposer. Si nous acceptons cette condition, il s’agira d’un mensonge, car sa mise en application est impossible», indiquent-ils.
Ils font remarquer qu’il n’y a pas de tricherie dans le travail de gardiennage chez Torres- VB, car il est installé un système de pointage électronique toutes les 20 minutes pour rassurer l’employeur qu’on est à l’œuvre sans magouilles. Le pointage commence à 18 heures 15 minutes du soir et se clôture à 6 heures 20 minutes du matin. Il est strictement interdit de s’occuper utilement en écoutant par exemple la radio ou en lisant le journal. L’employeur les a remplacés automatiquement, au lieu de trouver une solution
D’autres défis
Ces agents font savoir qu’ils n’étaient pas en bons termes avec leur employeur pendant les 8 ans qu’ils ont travaillés à cette société. Ils indiquent qu’il ne leur donne pas la copie de leurs contrats de travail pour se rassurer qu’ils travaillent dans le strict respect de la loi. Ils ajoutent qu’ils n’ont jamais vu le règlement d’ordre intérieur. On les sanctionne en vrac et en désordre sans document de référence accessible à tous les employés. De plus, pour accorder les salaires aux agents, on ne tient pas compte du niveau d’études et de l’ancienneté. La société Torres a signé un contrat de 5 ans avec le département Américain en 2010 lorsque les agents ont signé un contrat à durée indéterminée avec Torres V.B. A ce moment, la durée du travail était de 60 heures par semaine, soit 5 jours. Chaque agent avait aussi 1 heure 45 minutes de repos. Après le renouvellement du contrat, les choses ont changé. Chaque agent travaille 72 heures par semaine, soit 6 jours. Le repos d’ 1 heure 45 minutes a été supprimée. Depuis le 1er décembre de cette année, l’employeur a mis l’huile sur le feu. Raison pour laquelle nous avons refusé ces conditions qui violent le code du travail.
L’employeur s’en occupe
Burundi Eco a contacté Sameja Zahir, administrateur de Torres-VB pour s’exprimer sur ces accusations. Il a fait savoir qu’il s’en occupe.
Cette situation se présente comme telle au moment où l’article 112 du code du travail stipule que la durée du travail est normalement de huit heures par jour, soit quarante heures par semaine. Les heures de travail sont les heures pendant lesquelles le travailleur est à la disposition de son employeur. A défaut de conventions collectives, une ordonnance du ministre ayant le travail dans ses attributions fixe le nombre d’heures supplémentaires qui peuvent être autorisées au-delà de la durée normale du travail ainsi que les modalités de leur rémunération.
La société TORRES est d’origine Américaine. Au Burundi, elle fonctionne sous le parrainage d’une autre société de gardiennage dénommée Vigiles Burundais (VB).




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