Le Plan National de Développement du Burundi 2018-2027 s’inspire des autres documents de planification du développement tant au niveau national qu’international. Selon Dr Salomon Nsabimana, professeur à l’Université du Burundi dans la faculté des Sciences Economiques et de Gestion, malgré les nombreux défis qui assaillent le PND, le Burundi présente aussi pas mal d’opportunités qui peuvent favoriser sa mise en œuvre
Le Plan National de Développement (PND) est une stratégie de planification qu’il faut pour le Burundi Selon Dr Salomon Nsabimana. Ce plan s’inspire des autres documents de planification du développement au niveau national, régional, continental, et international. Il vise à répondre à trois enjeux, à savoir : une croissance soutenue et inclusive pour une résilience économique et un développement durable. Il aspire aussi à une gouvernance axée sur les principes démocratiques et la sauvegarde de la souveraineté nationale. Il vise également les mécanismes efficaces de mobilisation des ressources, la capitalisation de la coopération et la recherche du financement innovant.
Selon Dr Nsabimana, malgré pas mal de défis, on a les potentialités qui prouvent que la mise en œuvre du PND est possible. « Les taux de croissance importants c’est par rapport d’où on vient. Si on vient de loin, il y a moyen d’être très ambitieux », explique-t-il.

Dr Salomon Nsabimana, professeur d’universités : « Les taux de croissance importants c’est par rapport d’où on vient. Si on vient de loin, il y a moyen d’être très ambitieux ».
La mise en œuvre du PND suppose différentes opportunités
La mise en œuvre du Plan National de Développement du Burundi 2018-2027 suppose différentes opportunités. Parmi ceux-ci figurent la volonté politique et les initiatives du gouvernement. « Le discours politique aujourd’hui parle de l’économie et du développement. C’est une opportunité qu’il faut exploiter », fait savoir Dr Nsabimana.
L’alignement des stratégies sectorielles et des documents de planification locale constitue une autre opportunité pour la mise en œuvre du PND 2018-2027. « Même si c’est une volonté de l’Etat, cette activité découle aussi des appuis et de la volonté des partenaires qui peuvent donner des moyens. C’est une opportunité parce qu’il y a des facteurs exogènes qui peuvent influencer la réalisation ou non de cet alignement », fait-il savoir.
La convergence des orientations du PND avec les documents de stratégie des organisations internationales partenaires au développement du Burundi constitue une autre opportunité à saisir pour la mise en œuvre du PND du Burundi 2018-2027.
Il a cité à titre d’exemple le programme pays du PNUD qui est axé sur trois grandes priorités qui cadrent pleinement avec la mise en œuvre du PND et qui sont orientées vers la réalisation des ODD. Ces priorités sont : le développement des moyens de subsistance ruraux non agricoles, le renforcement de la résilience des communautés face au changement climatique et aux risques de catastrophes naturelles ainsi que le renforcement du système de protection sociale.
Les priorités du programme de l’UNICEF 2019-2023 au Burundi sont cohérentes avec les activités prévues dans le PND. Il s’agit de la réduction du taux de malnutrition chronique chez les enfants en bas âge ainsi que l’investissement dans les jeunes de moins de 18 ans.
Les défis de la mise en œuvre du PND Burundi 2018-2027
Comme l’a fait savoir Dr Nsabimana, l’opérationnalisation du PND se fait par sa traduction en des politiques sectorielles fondées sur des problématiques de développement plus pertinentes avec un réel potentiel d’effets catalyseurs. Cela implique que les défis de la mise en œuvre du PND sont liées à la fois au mécanisme de coordination des politiques sectorielles, mais également à la mobilisation des financements.
Pour que la mise en œuvre du PND réussisse, Dr Nsabimana suggère la coordination des politiques sectorielles. Il propose aussi la mise en place d’une structure de suivi-évaluation des financements mobilisés et mobilisables auprès des partenaires de développement. La finalisation de l’élaboration des stratégies sectorielles et du processus de localisation des ODD dans toutes les communes du Burundi aiderait énormément, selon lui. Il suggère aussi le développement de l’esprit de plan dynamique et flexible et l’évaluation dynamique du PND vers des changements de stratégies axées sur l’évidence.
Le PND Burundi 2018-2027 est constitué de cinq grands chantiers. Il s’agit de la dynamisation des secteurs porteurs de croissance, du développement du capital humain, de la protection de l’environnement, de l’adaptation aux changements climatiques et de l’amélioration de l’aménagement du territoire. Il s’intéresse aussi au renforcement de la démocratie, de la gouvernance, l’Etat de droit et de la sauvegarde de la souveraineté nationale. Il vise également à renforcer les mécanismes de mobilisation des ressources et à développer la coopération et le partenariat.




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