
Mélance Maniragaba, rédacteur en chef
Le communiqué de presse de la réunion du conseil des ministres du mercredi 26 octobre 2016 publié sur le site du gouvernement est clair. Au cinquième point de ce communiqué est stipulé le projet de décret portant réorganisation du système de gestion des bourses d’études et de stages. Le nouveau projet vise à rationnaliser les moyens alloués aux bourses d’études et de stages en reconsidérant l’appui financier aux étudiants à tous les niveaux de la formation universitaire par l’introduction du système de prêt-bourse, lit-on dans le communiqué. Un des objectifs de cette réorganisation est l’adaptation aux pratiques régionales et internationales en matière d’enseignement supérieur Finalement la décision n’est pas d’aujourd’hui. 30 ans avant, le président Jean Baptiste Bagaza avait été limogé alors qu’il venait d’instaurer le système de prêt-bourse. Dire donc que la nouvelle réorganisation n’est là que pour l’harmonisation du système avec ceux de l’EAC n’est qu’un élément, car cette politique existait avant la création de cette communauté. Et d’ailleurs c’est pour cette raison qu’il y a des opinions qui considèrent plutôt cette décision comme un des moyens de supprimer définitivement la bourse ou un moyen tout simplement de privatiser l’université publique. Par ailleurs, le même projet de loi définit le nouveau système comme une solution pour réduire les grèves répétitives liées au retard de la bourse à l’Université du Burundi avec comme slogan « Pas de cours, pas de bourse ». Sera-t-il donc facile de disponibiliser le prêt-bourse que la bourse ? Ou la source du budget alloué au prêt-bourse ne sera plus la même que celle du budget alloué à la bourse ? Par contre son remboursement sera-t-il facile pour les lauréats des universités dont l’accès à l’emploi n’est pas chose facile aujourd’hui? Comme le Burundi est l’unique pays au monde à attribuer des bourses gratuites aux étudiants, cela serait vraiment louable s’il restait un modèle pour les autres pays au lieu de suivre les talonner. Cela car, si minime soit-elle, la bourse constitue un grand coup de main pour les étudiants de l’université publique dont la majorité proviennent des milieux défavorisés.



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