La journée internationale de la femme célébrée le 8 mars de chaque nous amène à réfléchir sur les droits de la femme dans divers secteurs de la vie du pays. Elle devrait être un moment d’examen de conscience pour évaluer les avancées enregistrées en matière de promotion des droits de la femme, de lutte pour l’égalité des genres, etc. Ce qui n’est malheureusement pas le cas.

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Dans différentes institutions, entreprises et organisations non gouvernementales, cette journée se limite à des festivités en grande pombe avec de bons discours qui ne sont pas parfois suivi par d’effets. Or, au-delà des cérémonies, le 8 mars devrait être une occasion pour les femmes de conjuguer les efforts pour promouvoir leurs droits, d’entreprendre des activités génératrices de revenus, de militer pour la liberté économique. Bref, cette journée permettrait de faire une analyse rétrospective du vécu quotidien de la femme Burundaise sous tous les plans.
Burundi Eco consacre une édition spéciale à cette journée pour élucider le rôle des femmes dans la société en dressant un portrait de certaines femmes qui font bouger la société. Des reportages ont été réalisées sur l’autonomisation financière de la femme. On ne peut également pas passer sous silence les cas de bafouement des droits de la femme tout en interpellant chacun à veiller au respect de ces derniers. Dans un contexte de transition entre la modernité et la tradition, nous revenons sur les sujets comme la dot où vous aurez un éclairage des experts sur ces sujets.
Chères femmes, la journée internationale dédiée à la femme n’est pas une journée pour porter de beaux pagnes (avec des slogans « irréalistes ») ou de recevoir des cadeaux de la part de vos collègues ou de vos époux. Elle est là pour vous rappeler que vous devez vous lever pour défendre vos droits, combattre l’injustice faite à l’égard des femmes et dire non aux violences faites aux femmes sous toutes leurs formes. Sinon, le fait d’organiser des cérémonies grandioses juste pour une seule journée ne veut rien dire. On devrait plutôt penser à l’avenir en initiant un dialogue franc et sincère dans les ménages pour discuter de tout ce qui peut nuire à l’épanouissement de la femme. Le rôle de la femme dans le développement du pays est indéniable. Dans un pays comme le Burundi où 40 % du Produit Intérieur Brut (PIB) provient de l’agriculture, activité réalisée presque exclusivement par les femmes et où une grande partie de la population est constituée de femmes, on comprend bien que la femme est le pilier de l’économie nationale.
Nous avons le devoir de protéger les femmes si nous aspirons à un développement durable. Le pays dispose d’un arsenal de textes qui répriment les auteurs des violences faites aux femmes. Il est grand temps que les violences que subissent les femmes en milieu de travail, dans les lieux publics et dans les ménages s’estompent. Pour y arriver, chacun doit apporter sa pierre à l’édifice. En tout cas, l’allégeance n’est pas synonyme de maltraitance, y compris dans une société patriarcale.



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